TROISIÈME PARTIE
>f je lui substitue celui de setirères ç]ui sera l'ainé eu la îamiUe ,. ou à son défaut Tainé des enfaus mâles dudit frère , selon Tordre deprimogénilure , et gardant toujours la prérogative-d'aincsse. fit en cas que ledit frère ou ses enfan^ mules décèdent sans enfaus mâles * et que la ligne masculine Tienne à manquer , je lui substitue celuî de ses frères ou de ses ne» Teux-^ui sera Tainé des mfiles en la famille « et drainé en aine, gardant toujours Tordne de primogénitured^aînesse, tant que la Bgoe masculuie de François de Wtgnerot, sieur du Pont* . de-CcHulay, durera.
Je déclare que ye yeux. et entends que celui des enfans mâleft de mon nereo du Kpnt-de-Courfaj , ou ()e ses desceudans, ^QÎ sera ecdéeiastique, s*il est insacns^ ne iQil.compris en rîastîtution et substitution ci-dessus faite, pq|ir jouir d'icelle, encqfe.qu^ii fôt plus âgé;,mai9 je veMx et ordonne qu'en tous les degrés d!instltution et substitution ^ celui qui se tjronteni le plus âgé et alaé de la faihille^ après eelui qui sera eccUsia^tiqtte et in sacns lors de. rouvorture de la substitiitiqp, jouisse en son lieu des droits d*instîtutioo et de substitution y seloiv Tordre de primogéoiture.
£t en cas qa*ii n*y eû| plu« aucun descendant mftle de ipoodit neyen du Font-de<^Courlaj , et que ta ligne masculine ye- D^tnt de lui Tînt à manquer en la famille , j^appelle à U<b'te. . ^ul|stitBlion Arwind de Hailli, mon neveu, ou celui de ses descendons mâles pir les* mâles, qui sera duc de Fronsac 9 par augmei^tion des biens institués et sub^^titués, et pour sortir même nature, et aux mêmçsçondllioosy institutions et substitutions queies autres biens que je lui ai légués , le tout kh, cbarge que mondit neveu Armand de Muillé et ses descendans qui viendront à ladite substitution^ piren4ront le seul nom de au Plesitis de Richelieu, ateo les armes pleines de ladite magison de da JNessis de RifibeKeu , sans adjonctions d'autres.
Item* Je substitue audit Armand de Maillé en tous les biens qu&je luiti ci^essus légués, le fils aîné qui Tiendra de lui en loyal mariage, et audit fib aîné je substitue Tainé des mâles issus de lui« et d*ainé en aîné , à l'exclusion de ceux qui seront ecclésiastiques in saçris , ainsi que j*ai dit cidessus.
Et en cas que mandit nereo Armand de l|aillé vint ii décéder sans enfans mâles , ou qu'il n*j eût aucuns descendons Ulules de lui , et que la ligne masculine Tenant de lui Tint à« manqiv^r en sa famille; j'appelle à ladite substitution Armand de WljKnefot, mon petit*neveuv ou cetui de ses descendans mâles aui sera lorMuc 4® Richelieu \, et à faute d'hoirs mâit^s deso^raans par les mâlei dudit Armand de llVignerot, j'appelle à ladite substitution l'ainé des mâles de la famille de mondit oeTeu^du Poot-de-Gourlay, descendans de lui par les mâles/ fteion Tordre de prlmogénitorey par augmentation de bieus
4^6 OKUVRKS DE COCflllf.
inslitués et' substitués, et pour sortir mOine nature, et attx mêmes conditions, instituttous et substitutions que les aatres biens que \é l«ur ai légués.
Et eu Ciks que là ligne mascoHne de mondtt neyen do Pont-* Je-Couriay et d'Armand de Maillé, mon iveren, rieime à manquer, en sorte qu*en toutes les deux familles II ridait plus aucuns eafans mâles descendans ée$ enfans milles en lé^time mariage, pour Tenir à ma succession, selon Kordre cf-dessos prescrit, j'appelle & la substitution ^5 bien< auxquels î*ai institué Armand de Wignerot, mon petit-nereu, le fifs atné de la fille idnée TeDant de l'aîné , ou celui qui le représentera, et puis Caioée des filles Tenant des pilinés, selon Fordrede primogéoiture de mâies k Teiclusion de ceitt qui serofH in sactis.
Et CD cas, ainsi qu'H est dit ci-dessus, que la ligne Tienne à manquer ^ tant en la famHle d'Armand de Maifléy mon neTeu, qu'on Celle de monditneTca du Pont*^-Coin-tay, j'appelle à la substitution des biens auxquels j'ai inrstitné ledit Annaod de Maillé, mon ncTCu, le fils âîué de sa fitle aînée ^ pu» des puînés, ou celui des mftles qui les représentera, et de mâle en mâle, à l'exclusion de ceux qui seront cimstitiié^âi satiii, gardant toujours de degré en degréln pnmogénîture des mâles, et aux mêmes charges, conditions, tnstittrttons , strbstîtotions, ainsi qu'il* est dit ci^dessus.
Et s'il amvait que tous- les mâles déift^cndihs des fitles de mondit fleTCB du PontHle-Gouflay décédassent sans en/an* mâles , je leur substitue celuf de mes successeurs qui sera duc (le Fronsa<$ , eu Tertu de mon testament , par augmentation d'iostitation' et snbstitfition : et en caét que Ions* les mâles dMcendatfs dès filles, TeiMnt d'Armand de MafYlé moa ncTe», décédassent sans* enfens mâles, je leur substitue cehit tlsmes successeurs qui posséder*! lors, en Vertu de mon testament , le duché de Atehelieu, par augin'entation d'institution 00 de substilntioi^.
Je prie cecrx des familles de Wignerot et de' Maillé , auxquels les biens que je substitue écherront, de vouloir renouveler, en tant que besoin serait, lesdites Institutions et substitutions, selon mon intention ci-dessus ; ce que je crois qu'ils feront volontairement, tant en i^ensidération des grands biens'qalls «oront reçus de mol, que pour ybcnnew de leur fomilte.
Et comme chon intention estqne les terres des duchés et pairies de lllcheli!6a , de Fronsac et Caumont, leurs appartenanees et dépendances^ soient conservées entières en ma lîimille sans ëttt dÎTisées; pour cette considération, fÊftohiïit autant que je puis ,4 monditpétiC-neTeu Armand de wf^nerot , et Armund de Maillé mon ncTcu', et leurs 'descendans; et k tous autres qui Tiendront à la succession desdites terres, tant par institution que substitution , en vertu du présenttestiiinent» toute distraction de quarttfP) légF^ifue, douufare ou autrement^
TKOISIÈME PARTIE. 4^7
en quelque koanière que cie soit, Mr lesdites terres , (duchés et pairies y Toulant que lesdltes terres et seigneuries demeurent entières à celui qm se trouvera substitué en son ordre, sans qnVRes paissent étrjef] démembrées ni divisées pour quelque cause qoe ce soH.
Je yeux et entends que moh neveu du Pônt-de^Courlnj se contenue , pour tous droits- qu'il pourrait prétendre en uin suceessiOQ^ dé la somme de deux cent' mille livres que je lui ai ci-dessus léguées 4 et des trente mille livres que )e lui ai aussi léguéésr, à prendre^pdr chacun an sur tous les biens que j'ai lègaés {fcir ce mien tcfstament, à Aniitfhd de Wignerot mon petiMiéTeu, son fils, ensemble de la joui^anoe des sofnmes de denier^ qti-ii me-ddit, aînd que j'en aî'dïSiposé ci-dessus. Item. Je déclare qu'en cas que mondfr neveu François de Wignerot, Heur ûé Potit-de^CouHa;", conteste cette mienne dis^sition , et que le ducfié de Richelieu lui fût adjugé pour la p«Yt CI portion dont je n^urais pu di.^poser f en ce cas » je révoque ladite 'doiAtioft de 200V000' li v: faite en sa faveur ; et enontre^ fe révoque toutes les institutions que j'ai faites dudit duéhé de^ltichelieu en tisiveur d'Armand de Wignerot son fils, et de'€|iR*ide la famille de *Wîpiei*ot, et veux et entends qu'AfUiind de Maillé j mfon nevéu, soit appelé à la substitution dudit dtiefié après le décès dudit François de Wignerot, sieur dtf*Pont-êe-€obrtaj, mon neveu, à l'exclusion de tous lesdeàcendaus de mondit neveu du Pont-de-Courla j , et qu'il ioeisse 9 lors de l'ouverture de ma succession , des parts et portions dudit duché , dont je puis disposer : et en tant que besoin est,*en eas que ledit François de Vigôerot, mon neveu, contestece vAcn testament, )e donne à Armand de Maillé lésdîtes parts et portions dont je puil dHj»oser, avec l'hôtel de Richelieu, qM j'ai ordonné être llâti joignant le Palaîs-€ardinal ; ensetnble toÀles meobleÂ'qnl se trouveront lors de mon décès, tant en la maison de mon duché de Richelieu, qu'au Paltfis-Cardinal et andft hôtel de RicheReu , et ce par augmentation d'institution, substitution , et pour sortir même nature, et aux mêmes conditions , institutions et substitutions^ que les autaes biens à lirf ci-dessus légués, et à la charge qu'il prendra le seul noJDQ et )es seules arines delà maison du ne^sis de Richeitea , ainsi qu'il est dit ci^ssus.
Bl auant aux * autres bîeAs, tant meubles qn'immeubles^ dont ) ai îK0posé'ti*diessaa en flireur d^Armand'de "Wignerot^ mon petH'-neveu , je reex et entends qu'il en jouisse , ainsi que j*ai loîéoteé ci-^dessué, aux*cond{Hons d'institutions etsubstîti^ont apposées- eiodessos , dla charge ntanmôins que cette demlète disposition i^'aurtf liéu^qu'en cas que mondit neveu François de Wignerot, sieur du P6nt-de-Courhy, conteste Diofi testament.
£t d'aetant qne dans lè» Inena^Mont jlai ci-dessus disposé.
42S OEtJVRE<( DE COCBIN.
il y en aura peut être du domaine du roi , et d*autoes biens et rentes qui pourraient être rachetés» je veux et entends. qu>D cas de rachat de tout ou de partie des hiens de cette nature , soit ceux institués ou substitués, le prix en provenani soil remplacé par celui auquel le rachat Aéra fait en acquisition d^héritages, pour tenir lieu el pkcc deadits hjens rachetés, aux mêmes conditions, institutions et substitutions auxquelles je les ai donnés et légués ci-dessus, et ce dans six mois da jour du remboursement qui en sera fait , si Ton peut tronrer à faire ledit remploi : au défaut de quoi les deniers proTenans desdits rachats et remboursemens seront mis es mains de personnes solvables , jusqu^à ce que le remploi en soit fait, arec le consentement de celui qui sera le plus proche appelé à la substitution desdites choses.
Je ne fais aucune mention en ce roien teatament de ma nièce la duchesse d*Enghien , d'autant que par son contrat de mariage elle a renoncé à ma succession 9 moyennant ce que je tui ai donné en dot, dont je veux el ordonne qu'elle se contente.
Mon intention est que les exécuteurs de mon testament et madîte nièce la duchesse d'Aiguillon aient le maniepaeot durant trois ans, à compter du jour qu'il aura plu à Dieu de disposer de moi , des deux tiers dit rex^enu de tout mon bien , l'autre tiers demeurant à mesdits héritiers^ chacun en ce qui kur concerne 9 pour être lesdits deux tiers emplofvés aupait^ ment de ce qui pourrait rester à acquitter de mes dettes , de mes legSf et à la dépense des bdûmens que j'ai ordonné étrejaits et achevés; sa\foir de l'église de la Sorùonne de Paris, orne" mens et ameuèkniens aicelle, de ma sépulture que je veux être faite en ladite église y sui%^arU le dessein qui en sera arrêté par ma nièce la duchesse d'Àiguiilon et M. de Npyers; du eollége de Sorbonne , suivant le dessein que j'en ai arrêté avec M, de Noyers et le sieur. Mercier arc/utecte , . à l'achat des places nécessaires , tant pour l'édification diidit collège qu^ pour le jardin de la Sorbonne, suivçnt les prisées et estimations qui en ont été faites s comme encçre à la dépente de rkotel de Richelieu, que foi ordonné é4re fait joignant le Palais^Cardinal et la bibÙoiSèèque dudit hôtel, dont les /bndatians smtt jetées , laquelle je prie M, de Noyers défaire soiffieuêemeni achever, suivant le dernier dessein et devis arrêté avec Hnoi, maître maçon, et de faii^ acheter Unts les livres qiU y hhmqueront : je le prie, aussi de faire réparer, acoomuieder et orner la maison des pères de la Mission, q«e j'ai fondée ai Richelieu , et de leur faire acheter un jardii^ dans rencloa de la Tille de Richelieu , le plus proche de leur mabou qne faire se pourra, de la grandeur que j'ai donnée; oomms aussi de faire ache? er les fontaines et autres accoromodeaiiens coflu^
menoés et nécessaires pour la perfection de mes bâtimens et
TROISIÈME PARTIB. 4^^)
|tfdi0s de lUcbelicu ; le tout sur ksdits deux tiers du revenu ée mondit Bien^ comme dit fst, jtkins que de toutes les dépenses ci-dessus, rDaÂe nièce, ni M. de pioyers, soient tenus de rendre compte à qui que ce puisse être. Et bien qne f'alQ déjà suffisamment fondé audit Richelieu . lesdits prêtres de la Missioû, pour eiitrete'ftirlHlbgt prêtres ^ afin de s^ieniplojrer aux misslone dans le Poitou , f uirant leur institut : je leur donne encore la somme de soîzàfnte mille 1. , afin qu'ils aient d'autant plus de 'moyen déTaquer auzdites missions 9 et qu'ils soient ebBgés i prier Dieu pour le repos de mon âme, à la charge d'emplojer ladite somme de soixante mille Ht. en achat d'héritages, pour être de même nature que les autres bieos de leur Ibodafiôn.
Je défends à mes héritiers de prendre alliance en des maisons qui ne soient pns Trâiment nobles, les laissant assez à leur aise pour aroir plus d'égard à la naissance et à la terto qu'aux commodités et aux biens.
Et d'autant que l'expérience nous fiiit eonnaltre que les héritier ne suivent pas toujours la trace de ceux dont ils sont successeurs , désirant avoir plus de sofn de la conserratlon de rhofineur que fe llrisse aux mfens, que de ceBe de leurs biens, je recommande absolument auxdits Arinand dé "Wignerot , et Armand de Maillé, et à tous ceux qui jouiront après eux desdits duchés ef pairies , et biens que je leur ai ci-dessus substitués, de* ne se âéj>artir jamai^d^ l'obéissance qu'ils doivent au Tjî et à ses successeurs, quelque prétexte dé mécontentement qu^ls puiss3^nt prendre po^r un si mauvais sujet; et déclare, enf ma conscience, que si je prévoyais qu'aucun d'eux dût tomber en telle faute , )e ne lui laisserais aucune paît en ma succession.
Je donne et lègue au sie^r du Plessis de'CIvrav , mon cousin , la sonAe de soixauteinîlle livrés qui m'est due par M. le comte de Charost, capitaine des gnrdes-du-K^rps du roi^ au* quel j'etilends que ledit sieur du Pléssis de Civray , ni aucun de m'es héritiers ne puissent demahder aucune chose pour les intérêts de ladite somme de Soixante mille livres, mais seulemenf que ledit sieur de Civray se puisse faire payei* du principal d'iceUe dans Tan de mon d Jcès.
Fotnr marque de la satisfaction que j'ai des services qui m'odf été rendus par mes domestiques et serviteurs , je doiine au
SiMr Didier, mon aumônier, quinze cents livres. An fHèài de ftar, dix mille livres.
knûê» déVanli', six mille livres.
Au'dN^ dé Belesbar, parce qijè jeue lui ei encore rien donnée
dftmffle livres.
A Beaugency, trois Inllle livres.' A Éstoublon, trois mille lifres.
4^0 ŒUVRES DB COGHIM.
Au sienr de Marsol* trois mille ijvres.
Au sieur de PalToisio y |>arce que je oe lui ai jusqu'ici rien donné , doui€^ mille livres^ - «
\ Genille • deus^ i^aille liTres.
Au sieur Gjtois, sîk mille livres.
\u sieur Benaudot , deux mille livrçs.
A Bertereau , six mille lirr^s.
A Blouyn , six mille livres.
À DesbouriVHS, mon valet de chambra, «ix mille livres » et je désire qu*il demeure concierge, sous mon petit-oevéu du Poot-de-Courlay f dans le Paluis-Cardlnal.
4u Qousin> six mille livres.
A TEspoIette et A Prevosi, chacun trois Itoille livres.
Au sieur Évienat, mon argentier, qvatre.mille livres.
A mon maître d'hôtel « si^ mille livfes^
A Picot p six mille livres.
A Bobert , trois mille livres.
Aux sieurs de 6 rave et d® Saint-Léger, mes éouyers, chacun troi^ mille livres , et en outre mes deux carrosses avec lei deux attelages de chevaux, ina litière et les trois mulete qui y servent^ pour être partagés également eatce mesdits deux
\ écuycrs.
A Ciiamarante et du PJessîs, chacun trois mille livres.
A Yilandry, quinze cents livres.
A de Roques^ dix-huit chevaqx d'école , après que les doou meilleurs de mon écurie aiiJt^Dt été choisis pour mes par rens.
Au sieur de Fort, écuyer, six mille livres.
À Crqnd-Prjè, c^itaine de Richelieu , .trois mille livres. .
A la Jeunesse , concierge de Richelieu , trois mille livres.
A9 petit Mulot, qui écrit sous le sieur Ghai|penti«r mon secrétaire, quinze cents livres^
A la garde , trois mille livras.
A mon premier cuisinier « deux mille livres.
A mon premier crédenciçr, deux mille livres.
A mon premier, cocher , quinxe cents livres.
A mon premier muletier , douze cents livres* .
A chacun de mes valets-de-piad t six cents livres* £t j^éaéralemenl à Iqus les autres officiers 4e i|^. mfaoa .
savoir, de la cuisine^ sommellerie et éciBi;ies » chaiiiin ut «b-
nées de leurs gages « outre 4?e qui leur sera di Jusqu'au )0«rd«
mon décès.
Je ne donne rien au sieur Cbarpenlier, mon seofifi^i
parce que j'ai eu soin de lt|t faire du hien^^dam v/if^,Wi
tuai» }e veux rendre ce témoignage de iyi, que^ilnialU
long temps qu'il m*a servi , je n'ai point connu d^ plitsIlDtHns
de bien ni de plus loyal et plus sincère serviteur. Jl^ ne donne
rien anssi au sieur Ckeré, mon autre secrétaire» parce quei^* l«
TEOISIÈUE PARTIE. 4^1
hisse assèx acconuDOdé , étant néamnoiiis sutiâiait des serrices qu*il m'a rendus. ,.
Je donoe au baron de Broyé 9 héritier du feo fievi^ Jtarbin , que j'ai su être en nécessité^ la soQunie de irenle ipiUe livres. - .-•
Je prie mon frère lu cafflinal de hjon de do^iMir 9m .«fieur de Saçîlly Iç prieuré de Coussaj ^ que fe poaaède pfféfMite>meat 9 et lequel est à sa nominalion.
Et pour çnécMter le préBeni.lestaaeieot ^ e< totil ce qiit en dépend , |*ai nomaié et élu M. le chanceler al meadieur» Bauthilier sturintendant y t\. de Nojrera secrétaire d'état, «ou eeus d*euxquî les surviTront, voulant qu'ils aient «m soii^ particalîer, que rien ne seit omis de touV ce que dessus 9 qui est mon têstaroeolet QidQiinanoe de ma dernière volonté, laquelle j'ai faite ( ainsi qu'il est dit ci-dessus-) après y avoir mûrement pensé plusieurs fois; parce que la plus grande part de mon bien étant venue des gratifications quej'ai reçues de leurs majestés « en les 'servaal fidèlement, et mon épargne ; il m'est Hbre d'en user comme bon me'.semble. Joint qiie je laisse ù ' chacun d^ mes hériiiersJégiliBPi^s be^coisp plus de bien qu'il ne l^r appartiendrait de jse qui .m'est arrivé de^la succession de ma maison» El afin qu'il n'y ait point de différends entre eux, qne ctette micjjfine volonlé et ordonnance dernière soit pleinement exéci^tée, je vei^ et ordonne qu'ait cas-que quelqu'un îde m^sdits. héritiers pq légataii:cs prétenikt qu'il y'eû^ de l'ambiguité ou obscurité en ce mien prasiMittestanïent, que rooi\ frère le cardinal, de Lyon et mes exécuteurs testfAtien*taires tout «ensemble, ou ceux d'eux qui seront lors vivons, expliquent mon intention» et jugent définitivement du différend qui pourrait naître si^r lesufet du présent testament, et que mes^its .hérit^ars ou légataires soient tenus d'acquiescer 'Ik leur jiigenynt , s^r jpe\^% d'être pîivés de Iff purt que |é leur dpnoe.et Ijetisse , laquelle sera en ce.cas pour «eux^ui obél#ont au ju'gem|Dt. donué parJef aus4îts.' -
Je supplie, très-biimblemtnt ie^^i de • von loilr traiter mes pareps, qui auront Thooneur de le servit aux occasions qui sei\ pr^nteroni».a^on U grandeur de son ccaur vraiment '^y^f ^ de ^mpigqer en celaJl!estime qu'il fera de la méuu>ir^^d'qneçréftjf|j60 qui n'f jamais rien eu en ti singulière feco^f|^|4firion 9ie,^«n serviee. Et je-nn puia finir que fs ne «be^^nr la s^i4<^ioi| dema conaoienoa,*) qu'après avoirVécu ^«ivlNK a^Dté languissante, servi. asaes keureusement dans ^^JWni 'difficiles et des afi^îres très-épineuses, et expéri-
'^^.M.^^i'^^^i^»''^**^'^*^ (oitune en diverses oeoa«lofis ^ en reo£^9up^.r(M.c|téquol sa bo«té et ran'Usiseanee m'ont obligé ptlHlMg^reipent ; je n'ai jamais manqué à ce quef^al dA A' ^ T^ntij^ tifiliiii g,i{uAq\im é^lomnh^ que l'on m'ait touIu fèfi^ pl^er^ur c« sujet. ', *
432 OEUVKBS DE COCHIN.
j'ai Toulo 9 pour plos grande sûreté de ce mien testament, déelarer que je révoque tons autres que je pourrais arotr hits cî-deraot, et ne rotiloir aussi , en cas qull s*en. trouTa cfaprès quelque autre de date postérieure , oui réroque celuici , que l'on n'y ait aucun égard s'il n^est tout écrit de ma main et reeduïiu de notaires, et que les mots suirans. Sadahorcum opparuerii gloria tua , ne soient insérés à la fio et immédiatement ayant mon seing.
* Et d'autant qu'à cause de madlte maladie et des abcès survenus sur mon bras droit, je ne puis écrire ni signer, j'il fiait écrire et signer mon présent testament contenant seize feuillets «t la présente page, par ledit Pierre Falconis ,' notaire rojâi , après qi'en être fait faire lecture distinctement et intelligiblement. Fait audit hôtel de la riepmié, le ringt- troisième jour du mois de mai , l'an mil six cent quarante--dettz, après midi.
Signé, tàHCOMiSf ftrec paraphe.
L'an mif six Cent quarante-deux, et le Tingt-froisîème jour de mai , après midi, dans l'hôtel de Ih Ticomté de Naibonoe , régnant très-chrétien p^nce Louis XIII, roi de France et d« fiavarre : derant moi notaire , fîit présent en sa persoBoe , monseigneur Armand-Jean du Plessis, cardinal de -la sainte église, romaine^ duc de Richelieu et de Fronsac, pair de France, commandeur' de l'ordre dn Saint-Esprit, gnud* maître, chef et surintendant général delà narigatiou et commerce de ce royaume,, gourérileur et lieutenant-gétéral pour sa majesté^ en Bretagne; leqnel, détenu de maladie, et sain d'entendement > a dit et déclaré arolr fait écrire dans les seixe feuillets et demi de papier écrits, fermés et cachetés du cachet de ses armesi arec ciae d'Espagne , par moi notalfie, son testament et aote de dernière Tolonté ; lequel moi notaire tr signé , mondit seigneur le cardinal n'ajnnt pu écrire ni signer sondit testament de sa main , à cause de sa maladie et de^ i^cès survenus sur son bras droit : tout le contenu daq»d testament, son éminence reut yal^ir par droit dé testament, clos et solennel, codidlle, donation à cause de niort^ ti par toute et telle autre forme que de droit pourra mieux f alotr , noiiobstant tontes observations de droit écrit, ausquilleâ le lieu où se troure présentement son émMoce poiirnî)t l'sstreindre , et toutes autres lois et coutumes A ce oontndta; et a prié les témoins bas nommés d'attester sondit prés«4hèstament, et moi notaire lui en donner le présent acte , tticèdc en prés«nce de monssilgoeur l'éminentihisimê cardfnéljhn- .rini , messieurs l'Escot, nommé par sa majesté à TéfliN de Chartres ; d'Aumont ; l'abbé d'Userehes ; de Péréfiie , «taîire* de-chambre de mondit seigneur le cardinal duc; iè la Barde.