TROISIEME PARTIE
M. Amélot y seul adjudicataire , seul propriétaire delà maison ; en un mot , des litres assez puissans pour détruire Vefkt de ceux qui sMlevaient en sa faveur : encore ' à la vue dé* ces titres méniés,' ne |>ersuaderait-on pas aisément qu'ime femme eût eu le pouvoir de faire d un propre' ancien qui lui appartenait , un conquét de la coramunautë de son man. Les principes de droit rësisteraient ^ à un pareil changemeiH. Néanmoins ils fourniraient dans le imt une preuve de la volonté de madame Amelot ; et sur ceâ preuves de volonté lés héritiers paternels pouvaient se livrer à toutes les conséqtienôes qu'ils ôpoir aient propres à favoriseir leur pré^ëntio^. ' Mais ^ loin dé rapporter des actes de cette qualité , ils n^en produisent aucuns dans lesquels on puisse même présumer que madame Amelot ait Voulu se ' dépouiller de sa propriété-, ni en reconnaître aucune dans la personne de M* Amelott Tout ce qu'on nous prés^te n'a aucim rapport direct , ni au traité de 1 664 , ni à l'adjudication de 1 665 ; il n'y est point question de la maison rue Dauphine ; ces actes roulent sur des' objets absolmnent étrangers , en sôrt&qué quand on les a passés, , on avait absolument perdu de vue tout ce qui concernait cette maison. Gomment donc veut -on y trouver la preuve que M. Amelot' en était devenu propriétaire ?
Aussi ^ tout ce que débitent les héritiers paternels ne roule-t-il que sur des raisonnemens nécessairement équivoques par eux-mêmes. Madafme Amelot , dit-on, a demandé le pafement de ses reprises en entier , et elle aurait dû déduire la récompense qu'elle devait à la communauté pour Te prix de^ deux tiers de la maison àe h rue Dauphine. Elle ne l'a pas fait : donc elle ne prétendait pas devoir ce prix , iii , par conséauent, ^ propriétaire de la maison. Mais une pareille induction et les autres qui sont toutes de même nature, peuvent-elles faire la plus légère impression ? Indépendamment dés réponses' particulières que l'on va laire dans un moment , ne suffirait - il pas de dire en général que , si madame Amelot n'a pas parlé de cette déduction , c'est qu'elle n'y a pas pensé. Et cela n'arnvé^-il pas tous les jours dans' les demandes qui, se '
•'fi.
^aa MUV&BS DE CO€I|IN.
formeM eu \vMieé ? A-t-on toujours toutes tes idées présentes? Combien de ki& Certains objets ^ehaMent- Us à Fatt^ntion la pki» exacte? Cel» est possible, au moinsiil &m e» ceavenic; et s^il ^y a <|a'ua oubb lie la >part de o^dame^ Ametoi ^ cpie dewnneat tous les raiso&nemeifts des héritiers pattmels^
On lui ptéie*, no» pas sut ee cpVlie adk, nuis sur ee qu'elle n a pas tut , .des réflexions , des yfues , de^^qienticm»; et prenaBl pbur des réatisÉs toutes les chimèriQs dont ob se repaît^ on fbi'me tut système dont on ^re arbitraifement tBUtes les consé* Îuenoes qui flattent les héritiers paternels Mus est-ce onc 2linsi qu'cm vs^onne en justice esottfe rsnioriié des principes et eontre la forée des titres anscpek seids ii est permis de s'attacher? «Tant c|uW ne nous présentera pas des titres Ibrmels , pa^ lesquels madame Anieloi ait reconnu M. Amelot propfiétaîre des deux tiers dé la maiscM» , il n'y aura pas mémo de prétexte pour supposer quJelle a ve&sé ée profiler d^ titres qui concouraient à établir son droîl.
2^ Les raisoimeiaena qtie l'on &it sur la eon^uîte de madame Amelot , sont d'aiMsht plus firi^kis^ m^ils soot ^ combattus par d'autres inducûcHi^ encore pW pnis^ santés. Si le mari s'était rendu adjudicataiire coarof un étranger , il aurait été c^Hg4 de payer les kds et ventes, au mom» pour les deux tiers ; il aurait écé obligé de fidre ensaiwieK son adjiidicalion. Cepeadam il n^a ri^i iiût de tout cek.; les héritiers paternels n'ea peurem rapporter .aucune preuve ; ils n'ont ni qiùitance de dr<Mts, ni preuve d easaisinement ; l'inventaire fait après la mort de M. Amelot ne contient, auctme mention ^i en just^e ; ce- que l'on n'aurait pas oublié ^ si la grosse de 1 ac^udtcation en avait été cbargife. Ob ne supposera jamais , pour l'intérêt des héritiers {|stemels , que les fermiers de l'abbaye de Saint^Germaiades-Prés aient ignoré une adjudication préeédée d'affiches et de publication , ni qu'ils aient négligéde percevoir on droit aussi considérable que eetui qui kar était acquis. D'un autre côté, on trouve plusieurs haut passés par madame Amelot d'un petit corps-de*ls(jfis dé*
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pendsfm de la inai&OB ; elle aâerme oosune ff&priéîmte^ iaji& la pasficipaiic»! île ses «nfans ^ saatts se faire fort d'eux ; e^ alferme e^ue* pottiofi: cotùme dépe^hnite de s(iH ti^e) , fie fhôtàl de iadite éatm éaiUeuse; on ne pem fks doufei* «fa'dte n^ait yeen de ttiéitie le» loyers. £lke ^ donc joiik; elle a jeni seide de la mai^ soa ; eHe en af )cm> comirte dé son Men < car en louant Celle portioii, elle ocûopait leMrphis par eSe^Méme, sans avo^ jaiteais'feîcattcttn tTaïkë, ancime cônt^ltlic»! à eei ^ord» a?vée aes* eniâtta, dan» leur avoir jaFinais tenu coaypte d^anM«m# portion de loyers qtri leur a«raîent app«M^a fofMXm deu^fe. tiers chins^ le sysfème de nos adf^saires. CfA prefives ne Fei»{>orteiKt-etles ^as sht les iihductîoBs cpi'iis nous opposent i^
5^ A quoi se réduisent ces inducticms ? On dit ^e dans là qnifl Aee donnée par madame de BandeviUe , il esl dît que Fad^ieation ayak éié faite à M. Amelot ; mah Ce que iota a dk sur la dëelaratkm de Garnot , l'rffMid à VénodcSation de la qnittanee qui a ëtë doimée dépsAs : ee qui. achève métne de faire tomber celte inàmàotB^ est que la quâtiànc^ est donnée, tam à M. Ame^ ^ loi qb'à imstàtaiit Amelot. Lar pcëaence de madame Ame-
* loi étaii absotument iMiiile , si M. Amelot ëtsôt adfudS-^ cataire en son noin et comme tm ëtrangei*. Quand le uMBri aebèie seul, il ^n'a pas besoin de sa femme pottr payer ; la présence de la fen^me po»rait être n^ssdire dûs («eqoisftioh d\in conqnel, piHrce qu'elle s'dUiy gcraîl selv^irement atec soi\ mari pour le paiement , «isis^ eMeifest jamais nécessaire daos k paiement, et F^^pdement qtisceid «c'est le mari qui a ^acbetë seul. H est.danc évident que m^R^krme Amelot n'a piaru dans ^^ quînttce dettnée par mndanRe de Bandeville , que pwee ^ cette quittance n'étaii qiJfe F^écntio» d»
• traité qoe les ^denx sœtfrs avaiem fait ensemble , quoÎH ^'eîte nftpàt rdatfrre à Tad jfodication.
^ oettiaffdes qne. madame Amelof A formées lors de ^ 9é^ration de biexts , ne contiemient rien encore dont tios adversaires puissent se prévaloir. M. Amelot était ^^ , la séparatiott se poursuivait de concert, le mari ^ fat fiemfae avalent intérêt d'anigmemer plutôt que de
çUaÛDUer les droiis de madan^e Amelot. Au surplus , on ne. voit pas que madame Amelot , en. demendani la jomssancQ des immeubles qui lui ëiaient propres, se soit réduU^ au tiers de la maison j elle demande en gën^ral la jouissance 4es immeubles qui lui sont ëcbus par les successions de son père, de sa mère «t de son frère. La maison en entier en faismt partie , puis€|ue la licitation fait des propres de succession , que .c^esi un vérinible partage qui a un effet rétroactif, et qui iâît regarder Fimmeùble licite comme ëcbu, en entier a J'ad- )udicâtaire dans la succession de celui qui avait laissé cet immeuble. U est yrai que madame Amelot |>arak demander en entier ses reprises en deniers > sans qffhr la déduction des t^a^ooo livres , prix des deux tiers r maÎ6 tout créancier qui forme sa aemande, la pr^nte toujours dans toute son étendue , et suppose toujours les déductions , telles que de droit , qup le diâ>iteur ne manque jamais de relever. D'ailleurs , M. Amelot n^ataic pas pav)^ les 4^,000 liv. ; la maison icn demeurait tou* purs chargée par privilège: pourquoi donc aurait-on dî«* minué cette somme sur les créatnces de madan^ Amdoit? . Qge lors de l'invenuir^e de M. Amelot on ait remis à la. veuve les anciens titres de propriété de la maison, et aux enfans l'adjudication de i665 , avec la qmttance de madame de Bandev^Ue, c'est le fait le plus indi^rent que l'on pût relever. Peut-être cela s'esi-il feit sans beaucoup de réflexion ^ mais si l'on veut donner des motifs à une pareille distribution , ils sont tous en ia-> veur de -madame Amelot. Car enfin . si elle n'avait eu qu'un tiers dans la maison, poHrquoi bû donner tous les anciens titres de propriété? Il était plus juste, il était plus r^ulier de les remettre à ceux qui étaient pro* priétaires de$ deux tiers j et si on leur a remis radjumcation et la quittance, c'est que M. Amelot ^tant oblige ^ envers les créanciers , il était juste que ses enfans eos^ sent les titres par lesquels ils devaient connaître ce aui était dû , sauf l'indemnité qu'ils avaient à préte^are contre leur mère.
Enfin on se récrie beaucoup au sujet de ce qui s.esC passé dans la distribution dn prix de la charge de pre*