‹ Œuvres complètes de Cochin (volume 5)Chapitre 190 sur 226 · TROISIÈME PARTIE. Bog · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE. Bog

CAUSE A LA GRAND'CHAMBRE

ï*OUR dame Makib VABTJiGiuvTrB , épouse /de !kL du Plaa cooseiller au parlement de Navarre, appelante et demanl

éieresse*

CONTRE Jkait-Baptiste-Maatik d'A&tacvibttb , écuyer, teccFeur général des finances d'Auch , intimé tl dtfendeun

«iﻫo.. -- Sî une dol duc ■««tpa. payable «d monnaie cotvanCe p!«tôt qu'en papier décrié 4let le temps de la promewe.

Depuis plus de dix ans , madame du Plaa est mariée, sans avoir ri^n touché <ie la dot i|ue son frère lui a constituée, ni en principal, ni en intérêts. Il est temps de fixer enfin soçi état , et de régler ce que. son firère lui peut devoir. '

Elle a un tiire certain , un titre qui lui assure une dot de 100,000 livres; elle en demande le paiement: ^ peut*on se flatter d^éteindre une dette si légitime avec de ^simples idées que le frère prétend avoir^^conciies et qull suppose avoir lait approuver par le mari ? Une dot peut -elle ainsi s'éclipser , sans la jpariicipaiion de la femme, sans son consentement, sans un emploi qu'elle ait accepté? Cest ce qui résiste aux principes les plus connus , et ce qui serait d'une trop dangereuse conséquence , pour croire que la cour puisse autoriser une pareiUe défense.

Fait.— La tamille du sieur d'Artaguictle proposa en 1720 le mariage de la damesa sœur avec M. ou Plaa, Comme il avait feit espérer qu'il lui doniîerait une dot considérable , on crut que la nroposition pourrait être agréée ; on l'engagea donc de donner sa procuration au sieur Dirumbery , son beau -frère; il prétend qu'il la passa à Paris le lo août 1720. Ce qui est certain est

*-Cctte citoie e»r la XLVI* de l'ancienne édition.

CocniiT. Toaic iv. 3q

6lO OEUVRES DE COCHl^.

que M. du Plaa était alors aux eaux de Baréges , et qu'il n'entendit parler des vues que Ton avait sur lui quaa commencement de septembre.

La procuration qu on lui fi| voir contenait Une promesse pure et simple de la somme de 1 00,000 liv. sans SLi^il fût question ni de bU\eis de iianque, ni d'actions, pria le sieur Diruq)bery de la garder soigneusement, ce qu'il promit. On verra cependant qu'il l'a renvovée depuis au sieur d'Ârtaguiette , qui refuse aujourd'hui de la représenter.

M. du Ptaa ayant accepté la proposition , écrivit au sieur d'Artaguiette le 26 septembre 1720, une \euxe de compliment j comme il convenait dans Içs circonstances où il se trouvait. Il y parle de b do( dans de> termes qid font bien connaître qu'il ne la regardait pas xomme une dot en papier : Je suif si pénétré c{^|vcormaissance , dit-il , de to^s le^ biens que vqi^s jme Jbites , que Je n'ai pas d'expressipn assez vi^e pour w)us le témoigner ; je ne prétends p<is parl^^ dfe ii dot aue vous donnez à mademoiselle vott^ sœur , quoique considérable pour mpi, , mais d*elle et. de sa personne. On ne pensera jamais qu^e M. du Pla> cnt été si sensible à une dot en p^piçi^ qui auirait pu valoir au plus 2,000 écus , en I4 çéqiiisapt en afgçnt : ausM ne fut-il jamais question d'une dot en qfiets si cao^cs.

Ce qui le confirme , est la lettre éçritç à la damQ du Plaa elle-même , par son frèr,ç ^ le 1 1 çctobre \ ^ao. Quoiqu'elle sût que les recli^i^ches d^ j\f . d|i Plaa.^Wut agréées {)ar son irère, elle ciîut. cçpei)4«^nt quUl ctW de son devoir de lui écrire syv çc stJijet Qt de lui d^iW^* der à lui-même son agrément. Le sieu;; d'AlCt^guietU lui répond : Je ne poussais pas^ , y6 crw j^ mieux prous^er^ ma chère sœwr ^ qu^ H^pprofjy^ les f^auirohes de M. le baron. d%^ JPlmy, q¥'^n. te dQWP^ 100,000 &V. en mariage^.

Cette lettve, conforiQi^ à la. pr<^cyiratiop.^ ^t qui-çoutenait une promesse pufe qv suwpl^ dg. 1^ siQimiW ^ lOOjOQo Kv., ne permit^ pas d^ doiilLer qi^Q req^ageoicAt ne fût parfait de la part du siem* d'Artaguiette. On n'était point en état de passer le OQfiXs^{,^ri^iSfyi^p pfpce

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