TROISIÈME PARTIE
prétendaiit avoir lirëe de sa comniiinaïuë. Le trieur delà dame de Saadricourt est convenu da principe de M. de Gourgues, et les parties sur cela étaient pleinemeot d'accord^ la seule difficulté roulait sur la réalité du paiement, et subsidiairement sur la réduction de la somme, attendu que !VL de Gourgues avait profité personnellement de Textinction du douaire.
Dans la diflicuUé de faire régler cetire question, et
3uelques autres qui s'étaient élevées , avant le mariage ont on était convenu , on prit le parti d'arrêter le compte tel qu'il avait été présenté par M. de Gourgue^, mais sans préjudice des débats qui furent réservés ; en sorie que dans le calcul du compte on alloua en dépenîie Icv^ 1 6,666 iiv.
L*e corilrai de mariage fut passé le 20 octobre 1717. Entre les bieu^i de la dame de Sandricourt on comprit la somme de 54j2di liv. que M. de Gourgues son père lui devait par la clôture du compte ^ mais toujours à la charge des débats subsistans. Par-là le dcoit de répéter les sommes contenues dans les articles qui avaient donné lieu aux débats, se trouvait réservé; mais M. de Gourgues avait pris une précaution secrèle , qui a été très -long -temps inconnue à la dame de Sandricourt ; il avait tait passer un acte au marquis de , Sandricourt seul , la veille du contrat de mariage , par lequel il lui avait fait reconnaître que ces débats n'étaient pas fondés, l'avait fait obliger , en son pr(^re et privé nom , d'en apporter acquit et déchai*ge , et de les iaire juger; et en cas qu'il y en eût quelques-uils jugés en faveur de la dame de Sandricourt , d'en ac-* quitter, garantir et indemniser M. de Gourgues et les . enfans de son second mariage , même de faire ratifier cette décharge par la dame de Sandricourt , un mois après sa majorité.
Cette précaution injuste, dictée sansdoute par l'intérêt d nne seconde lemme, et de plusieurs entans nés du second mariage , ne sert qu'à faire connaître combien M. de Gourgues était alarmé de ces débats , dont il sentait toute la justice ; mais au fond elle ne peut produira aucun effet , parce que c'est une véritable contrc-
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lettre contre le contrat de mariage, que la dame de Sandricoart n'a jamais ratifié cette décharge, ei qne ses droits sont entiers.
Le respect qu'elle avait pour son père Fa empéctiëe de les faire valoir pendant sa vie ; elle n'a pas dû avoir les mêmes ménageraens après sa morr, a autant que M. son frère, outre les biens immenses qu'il recueille par la force des substitutions, a encore été nommé lë^ gataire universel , par le testament de M. de Gourgu^, père commun ; au moyen de quoi , la dame de Saodricourt se trouve r^uite à sa légitime , qui ne consiste que dans la dixième partie des biens librçs.
Dans cet état, il est juste au moins qu'elle retrouve en plein les droits de madame sa mère ; il a donc ikllii faire régler les débats réservés , et entre autres l'article du douaire ; c'est ce qui a donné lieu à plusieurs demandes formées de part et d'autre au Châtelet.
La dame de Sandricourt a soutenu que la somme de 16,666 liv. , employée par M. son père, dans l'article 8 du troisième chapitre de dépense, ne pouvait jamais être allouée , quand même M. de Gourgues aurait payé cette somme à madame de Morangis, parce que M. de Gourgues ayant été déchargé du paiement des arrérages du douaire, tant pendant la communauté , que pendant la garde-noble , il n'aurait pas moins profité que sa fille du remboursement ; en sorte qu'il serait juste d'en venir entre eux à ime contribution ; mais que la portion même qui tomberait sur elle personnellement , éunt une dette de la succession de sa mère, M. son père aurait été tenu de l'en acquitter comme gardien-noble ; en sorte qu'elle a conclu à la restitution entière des 1 6,666 liv. , avec les intérêts depuis l'année 1709.
M. de GourgUes son frère , frappé de l'évidence de ces propositions , n'a trouvé d'autre ressource , pour les éluder , que de changer totalement l'opération dn compte présenté par feu M. de Gourgues son père. Il a prétendu que l'on n'avait pas dû , dans le compte de tutelle, employer en dépense les 1 6,666 livres , parce que M. son père , ^n remboursant le douaire à madanc