TROISIÈME PARTIE. 68t
cur«'>teur , et même dW témoin. L'omission de paraphe de la part du notaire est indifférente , c'est h lui à signer et parapher ses minutes quand il les a chez lui , sans quil puisse donner atteinte aux droits des parties, en négligeant de signer ou parapher.
De même au foL 8 , il y a un article entier rayé, et à côte un renvoi à k place; mais au has de la page on a approuvé la rature entière de l'article, et les paraphes qui sont au bas de toutes les pages commencent sous le renvoi pour l'approuver, et continuent sous l'approbation de la rature.
n est vrai qu'au verso du même feuillet il y a un petit renvoi contenant tme quittance de 4^0 hv- ^^ n'est point paraphé ; mais de quelle conséquence cela est-41? Cette pièce diminué-t-elle en quelque chose les droits des entans? Au contraire, elle diminue les dettes de la succession. Ainsi de quoi peuvent-ils se plaindre? L'omission d'un paraphe au bas d'un renvoi qui ne fait pas le moindre préjudice aux enfans, peut -elle être seulement proposabie ?
Enfin pour les renvois qui sont au fol. 1 3 , car il n^ en a point au fol. 1 2 , il n'y en a pas un qui soit à la ligne , mais tous ont été mis au bas de la page, et audessous sont les paraphés et signatures des parties, du notaire et des témoins. Ainsi toute cette critique, oui ne consiste qu'en minuties, ne mérite pas la moindre attention.
^ la quatrième nuUité, — La quatrième niJlité que Von oppose consiste à dire que l'on a fait des omissions consiaérables dans l'inventaire, qui dégénèrent dans tm recelé frauduleux , dont la peine doit être la continuation de communauté. Mais rien n'est plus singulier que la preuve que l'on prétend rapporter de ces prétendus recelés.
1° Dit-on , il n'a été fait aucun inventaire ni prisée des gerbes de blé et d'avoine qui devaient être dans les granges des fermes de la Commanderie et de Chantemerle.
Pour établir une pareille omission, il faudrait prouver qu'il y avait effectivemfsnt dles gerbes ; mais où est
la preuve qu'il y en avait? On soutient au contraire qu il n'y en avait aucune , et ainsi on n'a pas pu en inventorier. -
Mais il devait, dit-on, y en avoir. Et sur quoi est fondée cette nécessité ? D'ailleurs on inventorie ce qui est , et non pas ce qui doit être.
Au surplus , il n'est pas même -vrai qu'il dût y en avoir. Deux raisons t'orl simples vont l'établir.
)° Cet inventaire a été commencé le 16 juillet 1691, c'est-à-dire , à la veille de la récolte ; il n'est donc pas extraordinaire que les grains de l'année précédente fussent consumés, il fallait même que les lieux fussent vides pour faire place à la nouvelle récolte.
2* Christophe Blanchard , qui venait de mourir , avait été malade pendant un très-long temps. Pour être en état de le soulager, on avait été obligé de vendre les grains de la ferme plus tôt que l'on aurait fait dans une autre situation ; c'est ce qui a fait qu'elle s'est trouvée épuisée à sa mort : ainsi non -seulement il n'y en avait pas , mais il ne devait pas y en avoir. Ces réponses vont servir à réfuter de même les prétendues omissions qui suivent.
3" On n'a trouvé, disent les demandeurs, m foins, ni vesces , ni dragées, ni pois, si ce n'est i^5oo de foin dans la ferme de Chantemerle.
Il est vrai , mais c'est parce qu'il n'y en avait point qu'on n'en a point inventorié; il était fort naturel quil n'y en eût plus à la veille de la récolle, et après une maladie cruelle qui avait obligé de tout vendre.
4* On n'a point estimé les labours et façons des terres qui devaient être ensemencées au mois d'octobre su^ vaut , il est vrai ; mais 1 ^ ces sortes, de façons ne peuvent bien s'estimer qu'après qu'elles sont entièrement finies, et il en restait encore à faire; a^ ce n'est pas )â une omission que l'on puisse objecter» comme un recelé, parce que c'est une chose qui est évidente, et que l'on ne peut cacher. On sait qu il y a des terres façonnées , on en sait la quantité, on sait le prix des &çons, ainsi nulle nécessité den faire mention dans l'inventaire,