TROISIÈME PARTIE. Jâ
ce secmd fils du testateur n'est point grève envers ses eaiaos, ni expressément , ni tacitement, ni par une condition , ni par une disposition ; tout tomoe dès qu'il recueille, et par conséquent l'idée d'une substitution graduelle et perpétuelle s'évanouit à la première vocation.
Seconde clause : Et au cas que je n'aie point de second fils y et que ledit don Honoré mourant , laisse des filles légiiimeSy sans laisser d'enfans mâles y je substitue mon héritière universelle , comme don no^ naré lui-même y sa fille ainée; et celle-ci venant à mourir sans laisser d'enfans légitimes mâles oujè^ meUes , sa sœur puinée , seconde fille de cton-Honoréy en gardant toujours l'ordre de V aînesse. Dans cette clause, les filles de don Honoré sont appelées, mais elles ne sont point grevées envers leurs eni'ans : ainsi l'idée dune substitution graduelle et perpétuelle tombe encore si elles parviennent à la substitution. Etrange système que celui de madaiïie d' Ysenghien , qui trouve sa condaouiatîon à chaque pas que 1 on fait pour l'approfoiidir !
Troisième clause : Et au cas que je n'aie point de second fils , et que don Honore vienne à mourir sans enfans mâles nifomelies , en ce cas je substitue à don Honoré , dona Jeanne ma fille , et sa première fille naturelle y si elle n'a point d'enfant mâle. La 611e de dona Jeanne n'est encore grevée envers personne; la loi dti testament y est précise.
QuATRiÈiiiftE CLAUSE : Donu Jeanne venant à man'^ (fuer sans postérité légitime , je substitue ma seconde fiUe qui sera née au temps de ma mort q^ qui naîtra après ; et si dona Jeanne meurt sans postérité /egUime y et que ma seconde fille ne vi\>e plus y nmis qu'il vive un enfant mâle ou femelle de ma seconde fiOCf en ce cas y l'aîné mâle, s'iljr en a, ou si non la fille ainée de ma seconde fille succédera à dona Jeanne. Par cette clause dona Jeanne est grevée envers sa sœur ou les enfans de sa sœur ; mais si la soeur re-* cueille^ elle n'est point grevée ^-envers ses enfans; «onune ses eofans , si ce sont eux qiii recueillent, ne
U,2L^ OEUVRES DE COCtllN.
sont grevés , et ne sont chargés de rendre à persoline.
CiJîQUiÈME CLAUSE .: DoFi Houoré mourant sans postérité légitime , et sans frères ou sœurs légitimes , en ce ca^y don Horacio mon frère succédera entièrement, et après lui son jus ainé^ s'il en a, ou s'U n'a point a enfant mâle, sa fille aînée y au cas qu'il en ait. Ici Horace est appelé, et après lui son fils ou sa fille ; mais les entans d Horace possèdent librement, puisqu'ils ne sont chargés ni expressément ni tacitement de rendre à d'autres.
Sixième et dernière clause : Et ledit seigneur Horacio n'ayant point d'enjans mâles légitimes, et Gênant à mourir sans laisser de postérité légitime , dona Claude ma sœur, si elle est en vie alors , succédera dans mesdits états et biens pendant sa we , à laauelle la demoiselle Aurélia ma sœur sujccédera pendant sa vie, et après elle son/ils aîné^ et oui s l'aîné dudit aîné y en gardant toujours l'ordre de l'aînesse dans toutes lesdites substitutions. Les sœurs d'Horace recueillent l'une après l'autre, et ce n'est que dans la descendance d'Aurélie que l'on appelle l'aîné, et Tainé de l'ainé.
Dans toutes les autreè substitutions on ne trouve aucun vestige de gradualité et de perpétuité , tous ceux que le testateur a voulu appeler, le sont nommément , sans qu'aucun soit chargé de rendre à ses enfans. W est donc bien singulier que l'on prétende trouver dans ce testament une substitution graduelle et perpétuelle dans chaque ligne.
Aussi le conseil de la princesse d'Ysenghien a-i-il recours aux dispositions qui suivent; mais elles sont absolument étrangères à son objet.
Le testateur prévoyant que sa fille dona Jeanne pourrait recueillir ses biens, veut qu'elle -soit mariée à un fils de don Horace, si cela se peut, sinon à quelque seigneur qui réponde à la naissance de sa fille, et qui soit capable de aélèndre ses états, et il ajoute : Qu'à la dfime mon épouse reste la pensée de bien marier ladite dona Jeanne, ma fille, ou autre fille qu'elle aura au temps de ma mort y gui succédera par la