‹ Œuvres complètes de Cochin (volume 5)Chapitre 8 sur 226 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

voulut aussi faire .^aloir les droits de sou aïeule contre Laurence de y ayrac; sa prëiention avait bien moins de couleur que ^ celle de Jeanne de Lastour, parce que la transmission introduite aii parlement de Toulouse, n^a lieu qu'en faveur des entans au premier degré^ et non au profit des pelits-enfans. Ce serait admettre transmission de la transmission qui a toujoursétë rejetëe par les arrêts de ce u-ibunal ; aussi Laurence de Vayrac ayant soutenu Iç procès contre le baron d'JËmdoutiel , futelle maintenue dans la possession des bi^n^ d^Henri Deguerspar sentence conu:adictoirçdesr.equctes du Palais, du 19 décembre 1637^ qui fut confirmée par arrêt du i5 mai i658, . • . • • ^

Laurence de Vayrap ,«qui.joignait a sa qualité d'héritière légitime d'Henri Deguers ^ des titres «i solennels ^ n'aplus été troublée depuis dans la possession des biens qu elle av^t recueillis. Si le prétendu codicille Vlont ou invoque aujourd'hui Fautorité vivait existé alors , si on l'avait regardé comme une. pièce sérieuse et capable de. déterminer les suffrages de la justice , on n'aurait pas' manqué d'eniaire usage. Aux termes du prétendu cq-; dicille 9 après l'extinction des mâles de la maison De-

Siers , c'était Sébastien de 'Murviel , fils de Fiiançoise eguers , -qui était appelé ; Sébastien de iVIurviel était mort avant Henri Deguers ; mais il avait laissé im fils , Gaspard de Murviel y qui pouvait agir. Pourquoi n'a-t-il point paru ? Témoin de tant de contestations formas contre Laurence de Vayrac j d'abord par Jeanne de Lastour, ensuite par le baron d'Emdoufiel, pourquoi n'a-t-il pas dit à ces différentes parties : Vous contestez inutilement entre vous à qui aura les biens d^Hcnri^Deguers; vous plaidez sans objet sur le testament de 1073; il est un titre postérieur , il est un cojdicille de 1S74 qui décide en ma laveur ? Loin de parait jce armé de ce titre , Gaspard de Murviel est demeuré dans un profond si-, knce ; il est donc évident que le prétendu codicille , ou n'existait pas alors , ou était regardé coniBie une pièce dont il n'était pas permis de se faire un titre. en justice. Quoi qu'il en soit , Laurence de Vayrac a joui tranquillement des biens d'Henri Deguers son frère , tant

ao œuvRES de cochin.

comme son héritière, que comme Gestionnaire des droits de Jeanne de Lastour. Après la mort de Laurence de Vayrac , le marquis de Vins son fils a continue cette jouissance paisible jusqu'à sa mort ; il a institue son héritier M. le comte au Luc , qui est entre en possession des mêmes biens sans aucun obstacle.

Ce n'est qu'en iySS , que le marqius de Nisas a entrepris de l'évincer des biens acquis par tant de titres et par une possession si ancienne. Mais sur quel titre l'at-il attaqué ? Ceci mérite une extrême attention ; il l'a fait assigner devant le sénéchal de Béziers , pour voir dire , que la si^stitution contenue au testament de Pierre Deguers ^ du ^i^JuiUet 1573 , serait déclarée ouverte à son profit ; et en conséquence , que M. le comte du Luc serait condamné à lui délaisser la terre de Castelnau et autres biens ayant appartenir à Pierre Deguers.

Cette demande a été portée au^ requêtes du Palais ; le marquis de Nisas y a été déclaré non recevable et mal fondé par sentence contradictoire du 7 février 1 737, Le sieur marquis de Nisas anticipé sur l'appel qu'il en avait interjeté , a laissé rendre un arrêt par défaut faute de comparoir , qui a confirmé la sentence , et depuis il a payé les dépens sans aucune réserve ni protestation.

Tout était donc consommé lorsqu'il a donné sa requête en la cour le 17 avril 1738, par laquelle il a conclu a ce qu'en infirmant la sentence dont est appel , la substitution portée au testament et au codicille de Pierre Deguers, des 27 juillet 1673 et i4 mars i574> fût déclarée ouverte au profit de la marquise de Nisas , comme étant aux droits de François-Emmanuel de Murviel , qui a rempli le quatrième degré de la substitution.

M. le comte du Luc a soutenu , au contraire , que le marquis de Nisas abandonnaui la demande qu il avait formée aux requêtes du Palais , il fallait d'abord confirmer purement et simplement la semence du 7 février 1 707, et qu'à l'égard de la nouvelle demande Ibudée stir le préienrlu cofliciile, le marquis de Nisas y devait être déclaré non recevable et mal iondé.

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