TROISIÈME PARTIE
3 libelles se trouvent dans le testament d'Honorë I** , où ue veut point reconnaître de substitution. 11 prétend donc que sans la poemière, Cujas se serait détermine contre les enians mâles ; mais cette circonstance si décisive ne se trouve point dans le testament d'Hercule; on y voit au contraire la circonstance opposée, puis^ qu'il appelle ses filles par préférence aux collatéraux ae son nom ; il faut donc , dans le système de la princesse d' Ysenghien , reconnaître que ce testament ne contient point de substitution en faveur des enfans mâles mis dans la condition.
Cinquième , et dernière circonstance. — Herculç dit à la fin de son testament , que si la li^ne masculine vient à manquer dans sa maison , et que ses filles ou sœurs succèdent dans ses biens et états en la manière dite ci-dessus, le mari de celle qui succédera et ses descendans, prendront les nom et armes de Grimaldi.
On prétend que par-là toute là ligne masculine est grevée envers les filles ou sœurs, et que par conséquent toute la ligne masculine est appelée.
Mais, en premier lieu, cette clause ne s'étend point aux filles de l'institué, qui ne sont point obligées de Ëdre porter les nom et armes de Grimaldi à leurs maris.
£n second lieu , ces termes , la ligne masculine , ne doivent pas être séparés des termes qui suivent, et que mes filles ou sœurs succèdent dans mes biens et états en la manière dite ci-^dessus. >
U résulte de cette liaison, que par la ligne masculine, le testateur n'a entendu que les mâles qu'il avait appelés, et dans l'ordre qu'il les avait appelés. Je viens d'appeler plusieurs mâles de ma maison , )'ai appelé aussi plusieurs filles : si ces mâles viennent à manquer , et que par-là mes filles ou sœurs succèdent en la manière ci-dessus dite,ye veux, etc. La clause ne se réfère donc qu'aux mâles appelés, et non à tous les mâles indirectement; enefiet, cette clause n'est pas dispositive , elle ne contient point de vocation ^ elle se réfère seulement aux vocations précédentes ; il faut donc remonta aux autres dispositions du testament pour voir quels sont les mâles appelés.
264 OliUVKES DE COCHIN.
En troisième lieu, si on entendait cette clause comme la princesse d'Ysenghien, il faudrait renverser toutes les dispositions du testament; car toute la ligne masculine serait appelée avant les filles ou sœurs du testateur; c^ pendant, il est certain qu^il y a des filles appelées avant des mâles de la maison. Donc toute la ligne masculine n'est point grevée envers les filles : donc par ces mots de ligne masculine, il ne faut entendre que les mâles appelés chacun dans leur rang , ce qui fait absolument tomber le moyen que l'on veut faire valoir.
Ainsi dans les circonstances auxquelles seules la princesse d'Ysen^bien veut s'attacber, il n'y a rien qui puisse convertir la condition en disposition; cette métanorpbose ne peut même s'accorder avec plusieurs circonstances qui accompagent le testament d Hercule. D'un côté, sa substitution n'est point masculine, puisu'il y a plusieurs filles appelées, même avant des mâles : e Tautre , elle n'est point graduelle, puisque le second fils du testateur, ses petites-filles, les entàns de sa fille doivent posséder librement.
Enfin on ne peut même concevoir qu'Hercule ait prétendu grenier son fits^ envers ses entans mâles par la condition , si sine liberis masculis, puisque lui-même ne se reconnaissait pas grevé par le testament de son père , qni contenait la même clause.
Ainsi, soit que l'on consulte les principes géniaux des testamens , soit qu'on s'attache aux principes particuliers de la condition apposée dans les substitutions, soit qu'enfin on suive la princesse d' Ysenghien dans les circonstances qu'elle veut iaire valoir , on ne trouve rien dans le testament d'Hercule qui ait pu grever Honoré II son fils envers ses enfans mâles.
Seconde proposition. — Si on Jugeait au contraire qu'Hercule a substitué à Honoré U son fils les enians mâles qull aurait, ce ne pourrait être que sur un principe contraire à ceux que l'on vient d'établir.
Il faudrait pour cela supposer que la condition qui ne dispose pas par elle-même, se convertit en substitution , lorsqu'il y a des circonstances et des conjectures qui favorisent cette idée; il faudrait pour cela se ranger