‹ Œuvres complètes de DiderotChapitre 142 sur 210 · CHAPITRE VU · texte numérisé non relu

CHAPITRE VU

Page 97. — Je dirai à Toccasion d'un peuple gouverné par des représentants et par un monarque, tel que TAngleteiTe, l'idée qui me vient, peut-être vraie, peut-être fausse. On imaginait que la loi qui défendrait de corrompre les peuples, le serment de s'être conformé strictement à cette loi, et par conséquent toute liberté conservée dans la nomination des représentants, rendraient la nation anglaise la mieux gouvernée et la plus redoutable qu'il y eût au monde. Là-dessus je pensai que la représentation ne coûtant plus rien à celui qui représentait, la représentation en serait à d'autant meilleur marché pour la cour. On répondit qu'alors il n'y aurait plus que les gens de bien qui pussent arriver à la représentation ; à quoi je répliquai que Walpole avait le tarif de toutes les probités du royaume, et que le seul effet de la loi projetée, ce serait de faire baisser ce tarif.

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