TROISIÈMES CONJECTURES
La matière électrique répand, dans les lieux où l'on électrise, une odeur sulfureuse sensible ; sur cette qualité, les chimistes n'étaient-ils pas autorisés à s'en emparer? Pourquoi n'ont-ils pas essayé, par tous les moyens qu'ils ont en main, des fluides chai'gés de la plus grande quantité possible de matière électrique? On ne sait seulement pas encore si l'eau électrisée dissout plus ou moins promptement le sucre que Teau simple. Le feu de nos fourneaux augmente considérablement le poids de certaines matières, telles que le plomb calciné ; si le feu de l'électricité, constamment appliqué sur ce métal en calcination»
augmentait encore cet effet, n'en résulterait-il pas une nouvelle analogie entre le feu électrique et le feu commun ? On a essayé si ce feu extraordinaire ne porterait point quelque vertu dans les remèdes, et ne rendrait point une substance plus efficace, un topique plus actif; mais n'a-t-on pas abandonné trop tôt ces essais? Pourquoi l'électricité ne modifierait-elle pas la formation des cristaux et leurs propriétés? Combien de conjectures à former d'imagination, et à confirmer ou détruire par l'expérience M Voyez Varticle suivant.