CHAPITRE XI
Ici l'auteur, sorti du paradoxe que les désirs et les aversions se réduisent en dernière analyse à la poursuite des plaisirs sensibles et à la fuite des peines physiques, revient au paradoxe de l'inégalité des talents.
Page i31. — Les mémoires extraordinaires font les éruditSy et la méditation les hommes de génie.
Le second est faux. Il y a des hommes à qui l'on peut dire : Médite, médite tant que tu voudras, tu ne trouveras rien. Frappe là jusqu'à demain, on ne te répondra pas, il n'y a personne... Et le premier est un résultat d'organisation particulier. Appliquez celui-ci à l'érudition, celui-là à la méditation, et vous aurez un pauvre penseur et un érudit du commun : l'un n'inventera rien, l'autre perdra le don naturel)
Page 133. — Qu*un Français passe quelques années à Londres ou à Florence y il saura bientôt l'anglais et F italien.
Cela est contraire à l'expérience, quelles qu'en soient les raisons. De toutes les nations européennes la française est celle qui montre le moins d'aptitude aux langues vivantes étrangères.
La nature donne donc plus de mémoire que n'en exige la découverte des plus grandes vérités.
Je l'ignore.
// rCest qu'une différence réelle et remarquable entre les mémoireSy c'est rétendue...
Et la ténacité donc? Il me semble que ceux qui apprennent facilement oublient de même, et que ceux à qui il en coûte pour apprendre retiennent longtemps.