A LA CRITIQUE DE L'AMI DES HOMMES
JtVieir n'intéresse moins le public , et n*est pins propre à TeDiiuyer , que les querefles des gens de lettres ; tuais le public est trop juste pour confondre une défense légitime , avec de vaine» disputes. Il approuve qu'un auteur , dont on a sans raison at* taqué la personne et les sentimens , se justifie avec décence , et soutienne ses opinions contre l'erreur , pour le triomphe de la vérité. Les injures ifie j'ai reçues de Y ami des kemmes m 'a autorisent k réclamer ce droit naturel. Personne n'ignore arec quelle indiscrétion il a parlé , dans son premier ouvrage ^ contre l'administration des ponts et chaussées ; et ceux qui ont daigné s'occuper un moment de la lecture des essais que je publiai eif i75gf, savent avec combien de ménagement , pour l'aatenr du Traité de la Population , je combattis les faux préjugés dont il est imbu sur la matière des chemins. Qu'il me soit permis d'en instruire les personnes qui ne m'ont pas lu. Je le qualifiai ^i^ne citoyen, dont je reconnaissais sincèrement le mérite, et qui avait publié éC excellentes réflexions^ Sage auêeur, écrivain /mdicieux , homme d'esprit et d'érudition. Je n'avançai pas , dans tout le cours de mon traité, un seul mot dont il pût raisonnablement s'offenser.
Je ne respectai pas moins la prévention , malheurensem^f trop fondée , oii je savais que le public persistait depuis ha^ temps contre les corvées. Loin de dissimuler les abus d<m\\e ieÈotdre et l'intérêt avaient souHlé la manutention de ce tr»* vail , je crus ne pouvoir en décrire trop vivement les turpitudes ; mais plus j'en avais appris par une longue expérience , plus je sentais la nécessité d'y apporter un prompt remède. G>nvaiiicn, d'ailleurs, que l'unique moyen de parvenir k la réparation générale des chemins , est de joindre le secours du travail gratuit des communautés , à celui de l'imposition des fonds destinés à cet objet , je souffrais impatiemment l'injustice qu'on faisait à l'iiistitution , en la chargeant , dans son essence , des vices dont la seule corruption l'avait infectée. Le désir de détruire ce faux préjugé fut un des premiers mobiles de mon travail ; et, après ravoir témoigné plusieurs fois , je tâchai de l'exprimer en termes si clairs , que personne ne pût s'y méprendre. Je Tais les rapporter mot à mot.
Extrait de V Essai sur la hoirie, part. III , chap. Vf.
n J'ai assez fait entendre sur la fin du chapitre précédent ,
» et dans tout le cours de cet ouvrage , que la recherche de» » moyens qui peuvent tendre au soulagement des peuples dans » la partie que je vais examiner , avait été le plus grand mobile » de mes spéculations pour que personne n'en puisse douter. Je M suis pénétré de douleur à la vue continuelle de Tesclavaga » auquel on réduit ces malheureux , par l'ignorance , le caprice f « la hauteur, la basse ambition de se faire des amis ou des pro- » tecteurs , au prix du sang des pauvres. Je frémis , à rheure » même 011 j'écris ces justes invectives contre leurs persécuteurs, » de voir , dis-je , un champ dépouillé de sa récolte avant sa » maturité , et des paysans commandés au mois de juin , pour
» tracer un chemin de pure faveur Je serais trop long si
» j'ajoutais au récit de cette tyrannie , celui de tous les autres » abus que je connais en ce genre : il vaut mieux ne m'occuper » que des moyens d'y remédier. »
Je demande À tout lecteur équitable , si un écrivain dont les veilles n'ont d'autre but ni d'autre intérêt que le bien public , si, dis-je , un citoyen qui s'explique avec tant de franchise et de liberté patriotique, mérite d'être traité comme fauteur et comme propagateur des crimes de la corvée.
C'est , néanmoins, ce qu'a fait Vomi des hommes dans un écrit pétri de fiel et d'absynthe , qu'il a publié l'année dernière , sous le titre de répotise à la voirie : libelle digne d'armer la sévérité des lois, si la fureur d'imprimer n'avait trouvé le secret de les éluder ou de les enfreindre. Nul homme de bien, j'en suis sur , n'aura lu cet écrit scandaleux , qui n'en ait porté ce jugement, et qui, peut-être, n'ait admiré la longanimité de ma patience : mais rien n'aura dû égaler Tétonnement de ceux qui se seront rappelé certaines maximes pompeusement débitées dans le traité de la population , quand ils auront vu que le critique semble avoir pris k tache de les démentir par le fait.
» Le mépris (i) , dit-il , n'est fait que pour le vice. Nous nous >» devons tous une estime réciproque , et relative à l'utilité res- » pective. Je dis plus^^quoi encore ? du respect.
» Je tâche d'écrire (a) comme je voudrais l'avoir fait le jour » qu'il me faudra rendre compte à Dieu , persuadé que les M plaies en écrit demeurent. »
£t c'est de la plume d'un tel moraliste qu'ont découlé contre moi des outrages sanglans , assaisonnés par la raillerie et par le mépris! Sans doute, la pudeur violée et mon amour-propre blessé ont crié vengeance au premier mouvement ; mais la réflexion m'a réduit à plaindre un bon homme , un sélé patriote,
(I) T. delà Pop. P. I, p. 197, wi-n.
(a) Ibid. p. 270.
un philosophe , à qui le cœur et la mémoire dictent , de concert, les meilleures maximes de morale , quand il est de sang -froid , et qui les feule aux pieds quand sa bile est trop exaltée , ou que la fermentation de ses idëes est si aigre , qu'elle altère la pureté de son jugement. Ce que je dis là de son caractère , sans le connaître, est tellement fondé en vraisemblance , par la dûsonance des tons qui régnent dans ses écrits , que, si j'étais Tartafe, et t{ue, pour tirer une vengeance raffinée de ses offenses, j'affectasse, d'un air bénin , de les rassembler ici sous nn point de vue , je suis persuadé qu'il en pâlirait : mais , grâces au del , la méchanceté m'est inconnue, si ce n'est pour la détester , et je tremble, pour lui , que les insultes dont il m'a gratuitement couvert , ne soient encore trop présentes à ses lecteurs , quoique semées, de loin en loin , dans le champ de sa violente satire , et noyées dans un déluge de digressions. J'ai craint , moi-même , les ayant mieux vues, et mieux senties que tout autre , qu'elles n'inAuassent trop sur ma réplique si je me hâtais d'y travailler , et c'est la raison de retardement dont j'avais à rendre compte au public, pour me garantir du reproche de pusillanimité.
J'étais dans cette disposition , lorsque j'appris que mon adversaire venait d'éprouver un de ces tristes revers dont Valteiote frappe d'autant plus une âme haute , que 2'innocence de se intentions lui a défendu de s*y préparer. Jusque-là , je n'aTjf» pris le parti de me taire, que par respect pour moi-méoie, <!»« la crainte d'en trop dire ; alors j'eus une raison encorf pfas pressante de garder le silence , et de me féliciter de ce <foe ma réponse n'avait pas devancé son malheur, par l'idée qu'on aurùt pu Concevoir que mes plaintes y eussent contribué malgré moi. ou par l'injustice qu'on aurait pu me faire en m'accusant M m'en réjouir. Enfin l'heureux temps est arrivé , oii )a justice rendue à mon critique me laisse la liberté toute entière de redresser ses erreurs , et d'abandonner sans effort toute idée àt ressentiment. Son adversité m* a rendu sa personne sacrée , etjc ne comprends pas qu'il se soit trouvé quelqu'un d'assez lack pour l'attaquer dans cet asile. Je conviens qu'il s'est oublié àmcfi égard ; qu'il devait être plus mesuré , moins méprisant , et moi» avantageux dans ses expressions; qu'il s'est imprudemment éien contre mes idées , dont il n'a point aperçu l'étendue ni la 60 : mais , toutes ces choses , il les a écrites de bonne foi , telles qv'i* les a vues ; et le tort qui en résulte est plutôt né du vice de soa tempérament que de son cœur. S'il eût été maître de se retenir, n'aurail-il pas senti que le langage qu'il a pris, contrastait a^e< le rang qu'il se donne? Et quand au bout de sa course trop précipitée , il a repris ses sens , n'a-t-il pas reconnu la droiture àt
tiies intentions ? Ce ne aurait pa& connaitre l'homme , tpie de le croire capable de brider cette colère de lion qu'il porte dans son sein , et qui est si prompte à s'enflammer quand c'est un zèle indiscret qui l'allbme. Nous en avons un exemple mémorable dans cette cruelle satire (i) qui fut publiée, il y a dix ans, contre l'auteur plutdt que contre le livre de l'Esprit des Lois. Ce magis* trat , si respectable à tous égards , y est traité avec une efifron«terie punissable , d'athée , de matérialiste , d'écrivain dangereux, qui se )0ue de la raison , des mœurs et de la religion; d'homme imaginaire dont la tête est entièrement renversée. Son ouvrage n'y est pas plus ménagé : ce ne sont , dit le censeur pédant, que des chimères réduites en système ; des pensées fausses et louches, doublement ineptes ; des rébus, des absurdités , un roman bigarré ; partout du vide et du ridicule. Si un savant, si un génie du premier ordre , a pu être ainsi piqué jusqu'au sang par une guêpe de collège ; dois-je, moi , ignorant et inconnu , être surpris qu'un seigneur, dont la plume tend à la célébrité , m'ait relégué dans une loge d'écrivain des charniers, comme un pauvre diable, qui n'aurait noirci du papier quepour gagner ma vie? Je trouve donc Xanù des hommes moins blâmable d'avoir si légèrement sacrifié à son humeur le respect qu'il se devait , que son examinateur ne me parait répréhensible de lui avoir laissé violer les lois de la bienséance, et d'avoir trangres^, lui-mcme, celle que les réglemens de la librairie impo9.aient à son état. Si j'ai personnellement à me plaindre de cette. licence , je n'en suis pas moins blessé pour des auteurs célèbres, et tout récemment pour l'ami des hommes lui-même qu'elle vient d'oflenser avec la plus kaute indignité. Pourquoi la police a-t-elle établi des censeurs , s'il est permis aux écrivains de mettre sur la scène , et d'aificher publiquement des citoyens respectables? S'il ne tient qu'au premier rapsodiste de maltraiter impunément la mémoire des morts illustres , et la réputation des illustres vivans ? si Ton ose avec l'impudence d'un ba« vale^ , sous le masque d'un araour hyp^rite pour la paix , insulter au malheur d'un zèle trop libre, etprovo^er contre lui la colère du magistrat? Que je souhaite, pour la punition de ces plats Zoïles , de voir le gouvernement faire grâce à la forme , en faveur du fond , et décerner à rami ^es hommes des honneurs dus à son ardeur pour le bien public, à rélévation de ses sentimens , et à l'utilité du plus grand nombre de ses maximes ! Ces vœux ne m'empêcheront pas de combattre aussi franchement que )e le dois, les erreqrs doi?it l*illusion a trop séduit sa vanité : j'entre en matière.
Mon crilique , dans son Traité de la Population , a mi:» partout
(0 L^Euprit des Low quînlcsscQcic, ne.
en principe , que Tactivité du commerce dépend de Ia facîlrf^ des communications. Parle-t-tl de la grandeur des Romains ? il j fait entrer ces fameuses voies militaires pour un de$ principaux sujets de nos considérations. Veut-il nous fafre sentir la diÉ^ rence de Tétat des Francs-* G>mtoiSy exempts de tout impôt sons la monarchie espagnole , au temps oii , cônqnis par Loais XIV, ils furent assnjétis an tribut ? « Ils voyaient plus d'argent en un » an , depuis qu'ils étaient k la France , qu*en trente , tandis » qu'ils étaient Espagnols. » Il donne à Tindustrie française l'honneur de ce merveilleux changement , ce qui est tacitement Tattribuer aux chemins , parce qu'ils ont ouvert, dans cette province, le commerce qu'elle ne connaissait pas auparavant ; et toutefois , quel commerce en comparaison de celui qui s^y est introduit de nos jours , à la faveur des chaussées qu'on y a construites ! L'auteur propose-t-*il le défrichement des Landes de Gascogne? il commence par y ouvrir deux grandes routes. Yeut-il donner au Berri une activité qu'il n'a pas ? il a recours au même moyen. Contemple-t-il , enfin , les avantages qn'a la France sur les autres États ? il annonce un royaume « ou les * chemins sont plus battus que les promenades ailleîirs. « H persiste ici dans la même doctrine, jusqu'à convenir (p. 2a), « que les chemins sont au physique , pour l'extension de la s»- » cîété , ce que les lois y sont au moral. » Et dans ce discom qu'une émulation bien digne d'un ioni des hommes \uî a hit adresser à la louable académie de Berne , il lui apprenci ft) foe « le second encouragement nécessaire au progrès de Va{;riiculr » ture , est de faciliter le débit de ses productions, en leur ouvrait » des débouchés et des voies au commerce , qui ne vii qae ai n gain qu^ il fait sur ses voitures, » Comment , en e£Pet , aarailHl omis dans cette pièce d'éloquence géorgique , un article essentiel à la matière qu'il traitait , en faveur d'une nation si économe, mais dont les soins n'ont pu se porter encore sur cet objet intéressant ? Si néanmoins , pour le remplir, il venait en idée au sage corps helvétique d'y employer les corvées à l'exemple de lean voisins les Francs-Comtois , qui s'en trouvent si bien , alors ils encourraient le blâme de l'ami des hommes , qui leur recommande de n'avoir jamais recours à ce funeste expédient.
Il ne dissimule point dans la critique de mon essai , • qu'il j » a de la tyrannie à exiger un double tribut , l'un en pécule , w l'autre en services. »
Une seconde raison détermine sa contrariété à ce genre d'imposition , c'est qu'il la regarde comme destructive de l'agriculture , en ce qu'on ne peut , sems vouloir Vané^miir ^ prendre un
(f) M«m<4rc »ur l'Agricdtarc, p. i6»-^i.
êevl jour dans Vannée, au fermier ni au manouvrier, dont les occupations n'ont point de vide , et dont le temps est inap^ préciable.
« De là un moyen unique , selon lui , de faire des travaux « publics au profit de l'État : c'est de les payer , soit à des en- » trepreneurs , soit à des troupes régle'es, qui les feraient à meil- M leur marché ; mais que ce soit par les uns ou par les autres , • il faut rendre les ouvrages si solides qu'ils puissent braver « l'injure des siècles, sans être assujétis à aucun entretien , à » Fexemple de ceux des Romains. Que les fonds destinés à cette •• dépense doivent être pris uniquement sur les propriétaires » des terres, sans que le mercenaire y contribue en rien , et que » si les fonds de la société n'y suffisent pas , il vaut mieux se » passer de chemins que d'imposer aux campagnes un travail » forcé , d'autant qu'à tout prendre , le rqxaume ne renferme » iotcun pays inaccessible^ et qu'on fera comme du temps de » Charlemagne, ou comme du temps de Colbert, qui avait rendu » tous les lieux pénétrables au commerce , sans recourir à tous . » ces moyens odieux de corvées , de travail des criminels y et de » pauvres valides. » Mab ce que l'auteur réprouve sur toutes «Im^s , « c'est l'idée d'une loi , qui consacrerait l'oppression » et K violence» sous prétexte de réformer les abus. »
Toutes les propositions subsidiaires que je vais parcourir en «xaminabt celles-là, s'y rapportent directement ou indirectement : en sorte que cet extrait contient , en essence , les plut forts raisonnemens de ma partie adverse , dans le jour le plus favorable que j'aie pu leur donner , et que pour ne point en affaiblir l'énergie , il ne me restera qu'à rendre littéralement ceux qu'il pourrait me reprocher d'avoir énervés en les exprimant moi-même.
Pour remplir cette tâche., avec tout l'ordre qu'il me sera pos^ •ibie de garder , j'ai,
1*. A prouver contre l'écrit auquel je réponds, non l'utilité des chemins, puisque nul auteur, après Bergier, ne l'a tant prônée que mon critique , mais l'injustice de la contradiction dans laquelle il est tombé en soutenant que, de quelque nécessité que soient les chemins pour un État commerçant , il vaut mieux s'«n passer , que de les procurer au public par le travail gratuit des communautés.
2*. J*ai à faire voir l'impossibilité morale oii nous serions de parvenir à la réparation des chemins, si l'on voulait n'en faire qu'à prix d'argent ; et de là une nécessité indispensable d'en charger le peuple , quand le tribut pécuniaire ne sera pas si fort qu'il lui 6te le pouvoir de fournir ce service personnel :
car c>st dâm ce cas d'ane misëre accablante , répandue sur U nation, soît par la guerre, .soit par d'autres accidens de force majeure , qu'il faut suspendre l'imposition d'un travail incom* patible avec la surcharge du tribut en argent ; maïs comme , d'autre part , c'est dans ces temp? de calamité publique, que k Tol et la mendicité deviennent plus audacieux , c'est ^dors, aussi, que le devoir de les réprimer devenant plus pressant , fe croirais infiniment convenable de condamner à la peine des travaux utiles à la société, ceux qui Tiufestent par leurs brigandages, ou qui la rongent par leur oisiveté.
3». J'ai à montrer que la corvée n'est odieuse qu'en tant qu'elle attente à la liberté publique, comme dans notre droit féodal , oii l'on peut la nomUier une tjrrtmnie légale ; mais qu'à regard de l'État auquel tous les genres de services sont dus , elle ne peut être considérée que comme un tribut qui n'a tien de choquant.
4"*. Qu'il est non-seulement possible, mais tre&-facile d'j mettre une telle règle que les peuples n'en soient jamais finilés; et qu'il y a , au surplus , d'excellens moyens pour rendre surabondamment à l'agriculture le temps dont on la prive, en sup posant qu'il lui fût absolument nécessaire; ce qui n'est pas
5**. Que l'entretien des chemins est inséparable de len* construction , et que les Romains n'en ont pas été dispensés ma^pt la solidité de leurs ouvrages; mais qile cet entretien , s'il aVuft jamais négligé , ne serait qu'une charge Ugëre , de Isqaeile même les communautés s'acquitteraient avec plaisir, si la répartition leur en était faite équitablement.
6"^. Que Tunique moyen déporter, sur tous ces objets. Tordre qui n'a pu encore s'affermir dans la manutention des corrée». quoiqu'on y ait établi une espèce de discipline, c'est de promalguer une loi telle, ou meilleure, que celle dont le plan a été proposé dans l'essai sur la voirie.
Cette distribution de mon sujet m'oblige à faire six chapitres, dans le dernier desquels je dirai un mot des intendans, f> de leurs subdélégués ; des trésoriers de France et des ingênienn des ponts et chaussées : tous coopérateurs indispensables de h construction et de la police , et desquels , sans que je veuille , i beaucoup près, les disculper tous, mon critique a conçu , en général y une idée trop désavantageuse.