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JLj'arcbCvAqub de Narbonne, La Rocfae-Aimon, mattre des élats par les prérogatives de sa place , s'avise , pour faire sa cour y d'offrir un vaisseau. ... Le prélat ^ un des plus bornés de son ordre. .... ( Page 1 3. } •
IfOTE.
On a réimprima, «a bout de cloquante ana, la liste de aa Uoence en Sorlionne y pour «aontrer qo^ilaTait eu le dernier rang. Il n'en est pas moina arrive' à tout , en rampant. On fit une csUmpe où on le reprëtentait poignardant la province de Languedoc , et rimgiiMint sa calotte dans le sang de la nuilheureuae proviuce. Je n*ai point connu dlionuno.plns ignorant; mais il faut tont dire : il avait do talent pour gouverner ; ses diocèMs étaient bien condniu. Il a eu, comme uu autre, son oraison funèbre ^ elle n'est m^me pas mauvaise, et le plaisant est qu'elle fut faite par un pauvre évéque in pariibus , k qui il n'jivait rien fait domier.
L'affaire en resta là ; mais les soupçons ont subsisté long*
(i) M. Tabbc* de Vaux eUet n^a fait des notes que sur le premier volume des Mémoires secrets.
4ô4 NOTES.
temps, un ne voulait pas faire attention que Fagon et Boudin
étaient intéressés à justifier l'insuffisance de leur art. (Page i8.)
Toat ceci est pris det M^oires de Stînl-Sîmon , pleins de la plus époa- ▼anuble haine contre le dac da Blaine et madame de Maintenon. Dacloe éiMt plein tout k la fois de probifë et de malice ; il ëtait porté à croire qa'im récit malin éttàt vrai , et qu'on récit vrai dcTait être malin.
Le duché de Bracciano ayant été rendu pour payer les dettes de la maison des Ursins ( Page 34- )
11 faut lire la maison Orsioi. Le dnchë de Bracciano fut acheta par lea Odescalchi, maison originaire de G6me, qui dnt sa fortune à la iNmqney et sa grandeur k la papauté d'Innocent XI.
Le père de La Chaise occupa long-temps ce poste (de confesseur), et procura beaucoup de considération à sa société. Souple, poli , adroit , il avait l'esprit orné, des mœurs douces , un caractère égal. (Page 54* )
Il n'éuit pas bai , même des èectes. Pai cherche' inutilement dans ma mémoire quel protestant lui dédia un ouvrage ^ mais j'ai lu cette dédicace qui n'avait {>as l'air d'une flatterie, mais d'un honmiage sincère.
L'évéque d'Orléans d'aujourd'hui est celui qui a eu et qui aura toujours le moins d'autorité dans sa place , qu'il ne doit qu'à son peu de consistance. On y voulait quelqu'un qu'on pût déplacer sans choquer le public, et c'était, à cet égard, le meilleur choix qu'on pût faire : il y en a eu de plus haïs que lui , aucun de si méprisé. (Page 57 , en note. )
J'ai combattu un jonr Duclos sur cet article , et il m'avait paru dispoaé à le retoucher , d'auUnt plus que j'avais fourni nn prétexte k sa malignité , eo lui racontant quelques mots de l'évéque d'Orléans. Ce prélat , forcé à se retirer en 177a, alla scandaliser Marseille; puis il vint faire dans son diocèse naa espèce de conversion à laquelle il avait grande confiance. U disait nn jour: J'espère de la miséricorde de Dieu ; j'ai toujours été heureux : vous verrez que je finirai par aller en paradis. Il fut* remplacé par son neveu , qui a tourné comme on le sait. U est resté de l'oncle un souvenir qui n'est assuré* ment pas celui de l'estime ; mais qui n'est pas non plus celui de la haine. Il avait de la gaieté et de la franchise, l'imagination d'un Provençal , l'ignorance et le libertinage d'an moine de Lerins. C'éuit lui qui avait fait sécolanier ce monastère , oii il avait fait profession.
Le successeur de ce moine fut l'ambitieux La Roche- Aimon , non moins ignorant, mais exercé dans l'enfance, par une mère intrigante, à prétendre aux grands honneurs. La mère vivait d'affaires ; le fils fut nn abbé de qualité , qui prit carrosse dès sa licence. U voyagea k Rome , accompagné de l'abbé d'Aydie qui l'éclipsait dans la société j mais qui resu bien en arrière pour la fortune. L'abbé de La Rocbe-Aimon fut fait évéque de Sarepta , dans la Terre-Sainte , et coadjutenr de l'évéque de Limoges , qui demanda sî iustaininciit d'en être délivré, qu'on mit La Roche-Aimon à Tarbes, d'où il Qionu à Toulouse, puis à Narbonne, puis k Reims, d'où il parvint à la grande aiimûnenc 01 au cardinalat. Quand Loui» XV mourut , il aspiraii k mettre
NOTES. 4o5
<l«u sa ISunifle on titra de dne. On le chassa en 1777, et M. de Marbenf le remplaça jnsqa'en 1769. Il m'a trop fait de bien, etc. , etc.
S. Paul et S. Augustin , disait le fougueux jésuite (Tellier) , étaient des têtes chaudes , qu'on mettrait aujourd'hui à la Bas* tille. A l'égard de S. Thomas , vous pouvez penser quel cas je fais d'un jacobin , quand je m'embarrasse peu d'un apôtre. (Page 58.)
Les historiens accabkot la mëmoire do P. Tellîer, et je ne la défends pas ; maïs il est impossible qn*il ait tenu le propos que Dndos raconte ici : il était aTÎdc d'anecdotes ; mais il ne les examinait pas avec asset d'attention. C'est ponr cela qu'il a calomnié le vertueux Lamoignon , au sujet de l'acquisition de la terre de Gonrson ; c'est pour cela aussi qu'il a raconte une ùJale sur la prétendoe Yeuve de PetrawiU , fils dn caar.
Quelque rapide qu'en fût la lecture (de la bulle Unigenitus) , le S. Père crut entendre un manifeste contre l'Écriture et les Përes ; il en fut effirayé , mais Fabroni. . . . (Page 5g.)
M. Dnclos, je tous atteste que tous avec cm ces petiu contes sur la foi dn janséniste Ozanue et de pareils gazetiers. Qt'meot XI était très-sayant, grand théologien , bon littérateur , poé'te m^me distingué parmi les modernes qui se sont avisés de (aire des vers latins. Vous en faites ici un imbécile.
Cette bulle , présentée au roi le 3 octobre, reçut d'abord en France le même accueil qu'à Rome : Bissy même en parut indigné ; Tellier lui ferma la bouche. (Page 60.)
Fariboles inventées par les jansénistes , et que Dudos n'était pas fait pour croire ; mais il avait dn faible pour ces conlenrs-là , parce qu'ils éuient éinecdotiers et frondeurs , e Itû anche. De là aussi son goût pour les Mémoires de Sain ^ Simon, quoiqu'il ne les approuvât pas en tout. M. de Voltaire en faisait moins de cas.
Il n'j aVait à cet égard personne à préférer au cardinal de Rohan , prélat d'une naissance illustre , formé par les Grâces pour l'esprit et la figure. (Page 60.)
n avait fait ses études théologiques avec la plus haute distinction , et ses camarades de licence disaient qu'il était le plus noble , le plus beau et le plus sauant à^eux tous.
Croyex-vous , répondit de Langle , que le pape soit incorrigible? (Page 63.)
Pierre de Langle , Breton , homme peu réservé , disait un jour devant miladj Sbrewsbnry : Pierre de Rome cfmdamne Quesnel; Pierre de Bou^ logne Vabseut. L'Anglaise , toute protestaute qu'elle était , trouva ce propos déplacé. La différence des deux Pierre est grande, lui dit-elle ^ Pierre de Boulogne n'est qu'un Pierrot,
Beaucoup de personnes prétendirent que cet ambassadeur (de Perse) n'était qu'un aventurier. (Page 64.) Les Mémoires m«au;K3:iU de firetenil 1 introdocteor des ambassadeurs ,
4o6 NOTES.
raconuat âêB ècéoti ^l«|)iMiiéide ISmokMe» et éeê tttiptinemeni de cet ambassadeur. BrcCenil Aii obligé de prendre k ton menaçant.
Le tenà^mahi , des qoatre heures du matm , elle monta ea chaise de po?te , et se ûX précéder à l'archevêché par uu homme d^t^onfiance un ptea plus qtre son ami. (Page 66. )
J'aî souvent entenda raconter ces mêmes faits k Doclos j il nommait cet ami intime , qui est mort pins de quarante ans après , et que )'ai \u dana une
des premières plaoes dn dîipariemeBt des aflhirea étrangières , M.^ Boa
Mademoiselle Cbaosseraié a souTent dit aa même boltime les détails d« l\efflpoisO0ticmèn« de Madame , en i^t.
Bolduc, premier apothicaire y m'a aMtnré qu'elle (madame de Maintenon) avait dit en sortant : Yoyei le rendes-rous qu'il me donne ! cet homme-là n'a jamais «^îifné que lui. ( Page 70. )
M. DmIos, IVipotbteaire Boldoc , qxà éuAt homme de mérite , et dont f ai eonnn les enflio^.^ n'a point eptendq les t>«rQlea qa\m attribue à madame de Mainttfnon. U lés a crues sur la foi de quelqu'un , comme Tons sur la sienne. Je crois que cela est imagine par quelque plaisant de Vœil de hœuf, oh par fois on s'avisait d'imaginer des contes à petit bruit.
Je ne réveille point les hruits sur madame de Soubise (P. 86.)
QnehfiMs ans assaraient que le cardinal de Rolnti , gnnd aam6nicr è la lin dn règne , était le fruit da cet amour.
Louvois , qui frémissait de devenir tnntile s^il n'entretenait , comme un feu sacré , celui de la guerre , espérait enflammer tout le protestantisme de l'Europe. (Page 88.)
M. de llulbière a développé ces iaiu avec infiniment de sagacité ; il rend LouTois Tériublement exéerahU. jj^clos n'a pas assea poussé ses recherches.
Jl est fôcheuiL pour l'honneur de Bossuet dont le nom était d'un si-grand poids dans les affaires de religion. . . . (Page 89. )
fiossoet, ami du chancelier Le Tuilier, a'en rapporuit & lui sm> cette grande affaire , dopt peot-étre LooTois leur dérobait les secrets et horribles ressoru. Gela est vraisemblable. L'ambitieux intendant de Poitou , qne Louvois mit en œuvre , en savait plus long que le père de Louvois lui-même sur rbistoire secrète de la révocation de Tédit de IVantes. Il faut lire Rnlhière pour sVn former une idée , «ans pourtant adopter avec trop de con6aoce set idées. // auait aussi son sjrstème.
Au dé&ut du litre de reine, la duchesse de Berri cherchant à s'en attribuer les honneurs et même à les outre-passer, traversa depuis le Luxembourg , oii elle logeait , jusqu'aux Tuileries » entourée de ses gardes. (Page 104. )
Le caractère de la duchetae de Beéri n'allait pas jusqu'à l'ambition : ce vice était plus haut qu'elle; mats elle avait toutes les prétentions et toute rétourderie de la vanité. Duclos me disait un jour : Eilc ne doutait de rien non ptus qiitume intendéinie.
NOTÏ3. • 4o7
La marquise je Mouchy , dame d'alowr db la» ptiacesae , en était h digne confidente; elle TÎvaât en seeret avec Hiom, cent me la dachessë y Tirait jmbHqueorent. (Pstge iiô.)
Dudos m*a raconté qae U duchesse de B«rH anit «oUkRé miMbiae de Moucb^ de liii ee^er le comu de liioin» La Maodij etaH aae leimae svelte : madame de fierri avait la uiJle épaisse. Quoiqu'on ne pût guère les prendre Tune pour Taotre, i| fut conTenu qne madame de Berri serait substituée k la dame d^aioar. Celle-ci donna un rendec-Toas k Riom : la princesse en profiu. Riom, étonné de cet embonpoint , disait le lendemain à un de ses amis : F'oyez cette madame de Mouchy, qui a tair grosie comme une maw/iette, cela tient une place énorme dans un lit. Tel fut le commencement de ce scandaleux amour.
Rouillé du Coudrai persuada aussi de rappeler les comédiens italiens , qui avaient été chassi^^par le feu roi. (Pag. 1 18.)
Cette famille de Rouillé n'est pas la même qne celle qui s'est élevée de nos jours au ministère et alliée avec MM. d^Harconrt. Les Rouillé du Coudrai sont ou se disent plus anciens. Le poète Ronssean fut d'abord précepteur du fils de ce du Coudrai.
Au parterre d^ l'Opéra, un jeune homme, que Tabbé Servien
pressait vivement , lui dit : Que me veut donc ce b de
prêtre? Monsieur,. répondit Tabbé avec le ton doux de ses pareils , je n'ai pas l'honneur d'être prêtre. (Page 129.)
n est honteux de prostituer l'histoire à répéter des bons mots de libertin. L'éditeur aurait servi Duclos , en supprimant cette anecdote infime. Il ne m'a pas lu cet endroit , je l'en anrais fait rongir.
Le régent aurait bien voulu se le persuader ; mais les conseils de Saint-Simon , passionné pour les prérogatives des ducs , lui étaient suspects. (Page 164. )
Il faut lire dans les Mémoires de Saint-Simon le ton d'élévation et de mysticité avec lequel il parle de la dignité de duo et pair : ce sont des mé« dilations métaphysiques plus abstruses qu'un traité de attrihutit.
n y avait alors à Paris une femme nommée la Pillon , célèbre appareilleuse , par conséquent très*connue de l'abbé Dubois. (Page 179.)
Le régent fat obligé dans la suite de paraître sacrifier cette femme : elle disparut. Elle eut ordre de passer pour morte ; on loi donna donae mille livres de rente , et trente mille francs d'argent : elle devint madame la comtesse de ***■, qui alla vivre décemment dans nne petite ville d'Auvergqe , oh CasUnies se trouva quelques années après elle sans la reconnaître^ elle le prit à part et lui révéla son secret.
Pendant que ces choses se passaient à Paris , le duc de Saint- Aignan , notre ambassadeur k Madrid , j était trèt-désagréable^ ment. (Page i8i. } *^
4o8 • NOTES.
Noot aTODi tn ce doc mourir plu* de eîaqiiaiiie ans «pttt. Son pire était ne en 1610 : en. torte qnele père et le fib oal paroouni entre eus les trois longs règnes de Loois XIII i Louis XIV et Louis XV, qui forment une pâiode de cent soiiante-quâtre sus. Il épousa sur la fin mademoiselle Targot , qui se trouTa ainsi la bru d'un homme ne en 1610 , ei la belle-sœnr du dnc de BeauTÎUiers , goBTemcur du doc de Bourgogne , père de Louis XV.