‹ Œuvres complètes de Eugène Scribe (volume 2)Chapitre 42 sur 54 · MM^^I ■ ^^^ ■-■■ ^ I M ■ I ■ !■ I 1- - I · texte numérisé non relu

MM^^I ■ ^^^ ■-■■ ^ I M ■ I ■ !■ I 1- - I

y serait retombé, si Thérèse ne lui eût offert son bras qu'il saisit avec empressement et sur lequel il s'appuya avec un délice inexprimable ; il n'y avait plus de doute : son bonheur n'était plus une ombre, mais une réalité.

— Mon mari, continua la jeune femme, pense que la fatigue a causé votre faiblesse; peut-être, aussi, est-ce le besoin. Acceptez d'abord quelque nourriture.

Et comme il ne répondait pas :

— Essavez, du moins.

£lle se mit alors à lui verser du lait chaud que l'on venait de traire, puis coupa du pain qu'elle émielta dans sa tasse, le traitant comme un malade, comme un enfant.

Il la laissait faire et ne la quittait pas des yeux.

— Merci, lui dit-il enfm, merci de tant de bontés, je vous reconnais là.

— Moi! fit-elle en souriant, c'est la première fois que vous me vovez.

— C'est égal ! je vous ai reconnue.

— Et comment cela?

Oswald rougit, mais il s'était remis, et il répondit :

— Par tout le bien qu'on m'a déjà dit de vous.

Page 1