SCENE XIL
EDGARD, ËSTHER, EMILIE, entrant par la portç à droite, et M. DE ROUVRAY, entrant par la porte du fond.
ED6ARD, Toyant entrer Émllfe et M. de Rourray.
Oui ! devant voire sœur, devant mon oncle, je jure d'être à vous!... toujours à vous!...
M. DE ROUVRAT, étonné.
Quedit-ii?
EDGARD, virement.
Vous allez me blâmer... m 'accuser de folie... vous, mon oncle, qui connaissez ma position... mais, que voulez- vous?... je n^ai pas d'ambition... on n'en a plus quand on aime; et le peu de bien que nous possédons nous suiiira.
M. DE ROUVRAT.
Je le crois parbleu bien ! et lu n'es pas difficile !... quarante-cinq à cinquante mille livres de...
ESTHER, courant à lui, et lui mettant la main derant la bouche.
Taisez- VOUS !... taisez- vous !...
EDGARD, se retournant et TaperceTant.
Ah!... Ton m'a trompé !...
ESTHER, rirement.
J'ai votre parole!... A moi! toujours à moi!... quelque malheur qui m'arrive... et si la fortune, en est un à vos yeux...
EDGARD, roulant l'intierrompre.
Permettez!...
ESTHER, de même.
Si c'est là le seul obstacle, il ne sera pas de longue durée... bientôt je serai digne de vous ! bientôt je n'aurai plus rien... dès demain, je fais comme mon beau-frère ; je prends des chemins de fer, des canaux !
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EMILIE, TÛrement.
Qu'est-ce que c'est?
ESTHER, se reprenant.
Dieu! qu'ai- je dit?...