‹ Œuvres complètes de Eugène Scribe (volume 3)Chapitre 44 sur 176 · MARGUERITE , HENRI , NEUBOROUG , UN DOMESTIQUE · texte numérisé non relu

MARGUERITE , HENRI , NEUBOROUG , UN DOMESTIQUE

LE DOMESTIQUE

On demande à parler à monsieur...

NEUBOROUG, avec impatience.

C'est bien le moment ! Et qui cela ?

LE DOMESTIQUE

Un homme qui est venu à pied... un étranger que je n'ai pas encore vu ici, et qui est là dans Tantichambre.

NEUBOROUG.

A-t-il dit son nom ?

LE DOMESTIQUE

n vient de l'écrire.

(Lui donnant un papier.) NEUBOROUG, regardant le papier.

Sir Robert! ciel!... cette signature, c'est la sienne!

(Passant près de Marguerite.) C'est lui... c'est Walpole...

MARGUERITE

Que dites -vous?

NEUBOROUG.

Il est là...

MARGUERITE

Le ministre?...

HENRI, froidemenl.

Non pas le ministre... mais Robert votre ami... U n'a pas pris d'autre litre, vous le voyez.

Et venir ainsi, à l'improviste... sans qu'on ait le temps de se préparer et de se mettre en colère !...

122 GOlféDIBS — DRAMES

MARGUERITE

Mais il est là, qui attend !

NEUBOROUG, areo impatience.

Je le sais bien, ma fille... Lord Henri... Voyons, mes amis, qu'est-ce que vous me conseillez? qu'est-ce qu'il faut faire?

HENRI

Je n'en sais rien... mais je sais que Walpole, si vous étiez chez lui, ne vous ferait pas faire antichambre.

NEUBOROUG.

Eh bien, qu'il entre donc!... Qu'il entre, ce traître, cet

ingrat... (Apercerant Walpole, qui entre en loi tendant les bras.]

Robert I

WALPOLE

Williams I

(ils se précipitent dans les bras l'un de Tautre.]

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