‹ Œuvres complètes de Eugène Scribe (volume 3)Chapitre 9 sur 176 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

LÉOPOLD. DESROSOIRS, DULISTEL, ALRERTINE

CCËLIE, sortaat de la porte à droite.

COELIE.

Le thé est prêt ; je viens de le faire.

DULISTEL.

C'est bien heureux!... Desrosoirs, déjeunes-tu?

DESROSOIRS.

Toujours ! je suis venu pour cela ; car, moi qui ne suis pas comme toi dans les affaires, j'ai le bonheur de mourir de faim, [a Aibertine.) Je vcnaîs aussi vous rendre compte des commissions dont vous m'avez chargé. Mais, dans ce moment, impossible! avec un mari qui est pressé, avec mon estomac qui est pressé aussi!... Mais si je savais l'instant où madame sera visible?...

ALBERTIXE.

Tantôt, à une heure 1... Je n'y serai que pour vous!

LA PASSION SECRÈTE 2â

GOELIE, à Dalistel, et regardant LéopoM qui fait un geste d'impatience.

Et M. Léopold, que vous n'invitez pas.

Je vous rends grâce !... j'ai déjeuné !

DESROSOIRS, à demi-voîx.

Très-bien! pour rester en tête à tète.

LÉOPOLD; de même.

Monsieur I...

DESROSOIRS, de même.

11 n'y a pas de mal !

DULISTEL.

Eh bien, Desrosoirs... quand lu voudras?... Je te préviens d'abord que je déjeune toujours en dix minutes.

(U entre le premier dans la saUe à manger, à droite.) DESROSOIRS, le suivant.

Comme Napoléon!... Vous autres grands hommes, vous êtes expéditifs... Moi, c'est différent; il me faut le temps.

(il fait passer devant lui CœUe, qu'il salue, et revient à Albertine.}

Adieu, madame, k une heure : je serai exact.

(il sort par la porte à droite, après que Cœlie a passé devant lui.)

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