TOUS
Il n'y a pas de doute !
CÉCILE, qui s'est contenae jusqu'alors, s'adressent à Herminie et à
M™^ de SarenajT.
Et VOUS pouvez écouter de sang-froid de telles calomnies!
M"^'' DE S.VVENAY, à voix basse.
Que faites-vous, Cécile? vous, sa pupille...
HERMINIE, de même.
Son enfant...
CÉCILE, se levant.
Et c'est justement pour cela que je prends sa défense... il ne m'appartient pas à moi, jeune fille, de juger les talents ou les opinions de l'homme d'État... mais je sais que mon tuteur est un honnête homme, je sais que la modique fortune de l'orpheline a prospéré entre ses mains, et que lui n'a rien, ne possède rien... Oui, messieurs, cet homme si
avide et si gorgé d'or a contracté des dettes pour doter sa sœur...
HERMINIE
Cécile. . . Cécile. . . plus bas !
CECILE
Et pourquoi donc, quand on Fattaque tout haut?
HÉRMINIE, à part.
Comme si on disait ces choses-là !
COQUENET.
Pardon... mademoiselle... pardon, nous ne savions pas!... sans cela... je me serais bien gardé !... ce que vous nous racontez, d'ailleurs, me parait si positif... moi, d*abord, dès qu'on me dit quelque chose... je le redis fidèlement sans aucune espèce d'intention.
RERMINIE.
Comme un écho !...
COQUENET.
C'est vrai... je n'ai jamais inventé une syllabe.
HERMINIE, bas à M™* de SaTonay.
Monsieur les répète...
M»® DE SAVENAT, de même.
Et pour les pensées...
HERMINIE, de même.
Cela ne le regarde pas... ça dépend de celui qui précède.
BELLEAU, entrant.
Le bateau à vapeur qui arrive î...
(To'js se lèvent et prennent leurs chapeaux.) COQUENET.
Le bateau de Brighton I... je cours sur la jetée... c'est notre seule occupation de jour... à nous autres bourgeois de Dieppe I... Mesdames...
(il les salue et sort.)