SCÈNE XII
Lés MiilMES; BËAUVOISIS, entrant par le fond une traite à la main.
BEAtIVOISIS, les apercerant.
Qu'est-ce que c'est que ça?
MATHILDE, poussant un cri.
Ah!
(Elle se saure dans son appartement.) BËAUVOISIS, rianu
Admirable ! et voilà qui est du dernier pathétique. Heureusement que la scène n'avait pas d'autre témoin que moi.
FRÉDÉRIC
Monsieur...
BEAUVOISIS
H suffit; je
veux bien ne pas en parler d ma tante, qui,
sans doute, v
us retirerait ses derniers bienfoits. (Lui ftt—a-
ignl une latlrB d
cb.ng*.) Les voici ; prenez et partez. Preaez,
VOUS dis-je.
FBÉDÉHIC.
Jamais; la
nain qui me les offie sufQrait pour me les-
faire refuser.
BEAUVOISIS
Qu'est-ce à direî
FBÉDÉBIC.
Que je dois respect à ma bienfaitrice ; mais à vous, monsieur, je ne vous dois rien, et je vous demanderai de quel droit vous vous êtes permis
DEAUVOISiS, rianl.
De VOUS surprendre aux pieds de ma cousine?
FRÉDÉRIC
Non, rnoDsieur, mais de vous emparer d'une lettre qui n'était pas pour vous ; c'est une action... une action indigne d'un galant homme. Je ne sais pas si je me fais entendre.
BEAUVOISIS
Ah! permellei, ce n'est pas bien, monsieur Frédéric; parce que vous êtes sans importance, sans état dans le monde, vous abusez de vos avantages pour m'insuller. Ce n'est pas généreux.
Accepter un pareil rival.
FBÉDÊnic.
Rendraient le combat inégal,
BEAUVOISIS
6iO COMÉDIES-VAUDEVILLES
Parler ici de rang et de distaoce M'est plus de mode, et n'est pas mon dessein ; Car, maintenant^ avec ou sans naissance, Tous sont égaux les armes à, la main.
Je voulais seulement vous parler de votre position dans cette maison.
FREDERIC
Je n'y suis plus, on m'en bannit.
BEAUVOISIS
Vous devez du moins vous la rappeler.
FRÉDÉRIC
Vous me Tavez fait oublier. J*ai reçu les bienfaits de la lante et les outrages du neveu ; nous sommes quittes, et si vous n'êtes point un lâche...]
BEAUVOISIS, étonné.
Monsieur...
AIR : Le regret, la douleur. {LéoeatUe.)
Ensemble»
BEAUVOISIS
C'en est trop, mon honneur Doit punir cet outrage :
Le dépit, la fureur, S'emparent de mon cœur.
11 vous faut, je le gage.
Donner une leçon; Et d'un pareil outrage Je veux avoir raison.
FRÉDÉRIC
Je l'ai dit, mon honneur Punira cet outrage.
Le dépit, la fureur, S'emparent de mon cœur.
Vous avez, je le gage*.
Besoin d'une leçon ;
PHILLPPE
Et d'un pareil outrage Je veux avoir raison.
BEAUVOISIS
Votre attente, monsieur, ne sera point trompée. Votre arme?
C'est égal.
FREDERIC
BEAUVOISIS
L'épée ?
FREDERIC
Oui^ soit, répée.
•Votre témoin?
FRÉDÉRIC
Je n'en ai pas besoin.
BEAUVOISIS
Le lieu ?
Le Bois.
FREDERIC
BEAUVOISIS
Et l'heure?
FRÉDÉRIC
BEÂirVOlSIS.
Sur-I«-champ.
Soit, j'y consens.
FRÉDÉRIC
Je vous suis à l'instant.
Ensemble*
C'est assez, mon honneur Doit punir cet outrage, etc.
COMâDlKS-VAlJDBVlLLItS
ntKDBHIC.
C'tal assez, mon honDear hinira cet oatrsge, elc.