‹ Œuvres complètes de Eugène Scribe (volume 5)Chapitre 4 sur 115 · SCÈNE lï · texte numérisé non relu

SCÈNE lï

Les MÊMES ; FRITZ.

FRITZ

Pardon, madame, si j'entue comme cela, ~ fifai c-eôt Frit^, voire ^rde^okatsse.

8 COMKDIES-VAUDEVILLES

FRITZ

Salut, monsieur Salsbach ; vous vous portez bien tout de même ?

SALSBACH.

Ah ! tu me reconnais.

FRITZ

Parbleu 1 c'est vous qui avez fait mon mariage ; et mieux que cela, c'est vous qui avez fait mon divorce. Ce sont des choses qui ne s'oublient pas... Ce bon monsieur Salsbach!

SALSBACH.

Tu me parais engraissé.

FRITZ

Dame! le calme et la tranquillité... c'est-à-dire, pour le moment, je viens d'avoir une révolution, vu que le futur, pour qui j'avais une commission de madame, m'a reçu la cravache à la main.

SALSBACH.

Heinl

M"^^ BARNECK.

Est-ce qu'il t'a frappé?

FRITZ

Je ne crois pas, mais c'en était bien près. Il gesticulait en-marchant dans la cour de Malzen.

SALSBACH.

De Malzen ! Comment ! ce serait ce jeune baron de Malzen, dont le père, ancien ministre du prince, se croit le premier gentilhomme de T Allemagne?

Lui-même.

FRITZ. '

J'allais donc le prévenir, de la part de madame, que la cérémonie était pour quatre heures, et qu'il eût à se trou-

ver ici, au château d'Ober-Farhen, pour y recevoir la bénédiction nuptiale, comme le jugement Vy condamne.

SALSBACH.

Le jugement 1

FRITZ

Ah! dame, il avait Tair vexé.

M™« BARNECK.

Vraiment?

FRITZ

Ça faisait plaisir à voir ; il se mordait les lèvres en disant : « Je le sais, j'ai reçu l'assignation ; mais ta maltresse est bien pressée. — Oh! que je lui ai dit d'un petit air en dessous, elle ne s'en soucie pas plus que Votre Seigneurie; mais quand il y a jugement, faut obéir à la loi. »

U^^ BARNECK.

Très-bieo.

SALSBACH, à part.

Si j*y comprends un mot. ..

FRITZ

Ça Fa piqué ; il s'est avancé, je crois, pour me payer ma commission; et comme madame m'avait défendu de rien recevoir, j'y ai tourné le dos, au galop.

M™® BARNECK.

Et tu as bien fait, va, mon garçon ; je suis contente. Va voir si tout est disposé dans la chapelle ; et fais dresser la table pour le souper.

FRITZ

Oui, madame, et je souperai aussi.

(Fritz sort par le fond, SaUbach le reconduit, et en descendant le th4i tt« il se trouTO à la droite de madame Barneck.)

10 GOMlÈDlBS-YAUDIBVtLrLSS

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