SCÈNE vn
Les mêmes; SIDLëR et les jeunes gens.
SIDLER.
A merveille, voici que vous vous entendez I
MALZEN.
Joliment !
SIDLER.
Est-ce qu'elle tient toujours à ses idées matrimoniales ?
MALZEN.
Plus que jamais.
SIDLER.
Allons, mon cher, il faut se résigner. Je sors du salon, où la mariée vient d'arriver; vrai, elle n'est pas mal, et, si tu n'y étais pas obligé, je t'en ferais mon compliment.
MALZEN.
Je n'y tiens pas.
Mais console-toi, nous sommes là, nous ne sonmies pas tes amis pour rien.
MALZEN.
Vous en êtes bien les maîtres. Le ciel m'est témoin que je ne vous empêche pas de m'enlever ma femme.
M"»« BARNECK.
Quelle indignité !
MALZEN.
Mais je ne vous le conseille pas, car madame vous ferait un procès en dommages et intérêts.
SIDLER, riant.
Pas possible !
MALZEN.
Et comme aujourd'hui même nous sommes séparés, elle peut vous faire condamner dès demain à épouser en secondes noces.
M'»^ BARNEGK, prête à s'emporter.
Monsieur! (se retenant.) Mais, VOUS avez beau faire, vous ne me mettrez pas en colère. Je suis trop heureuse, car vous nous épouserez; oui, vous nous épouserez...
Voilà bien la femme la plus entêtée...
MALZEN, à part.
Dieu ! si ce n'était pas ma tante, si c'était seulement mon oncle, comme je l'aurais déjà fait sauter par la fenêtre I Qui vient là?