‹ Œuvres complètes de Eugène ScribeChapitre 118 sur 186 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

Les mêmes, exoepté Ladouceur».

DUFOUB.

Ah ! il me refuse sa médiation... Allons, il parait qu'il faut faire moi-même mes offres de service... (A Ernest qu'il salue.) Monsieur, si je pouvais vous être utile...

ERNEST, le regardant avec étonnemcnt.

Comment, monsieur I auriez-vous du crédit au ministère ?.. .

DUFOUR

Pas tout à fait par moi-même. JVi un ami intime. .. dont je ne vous dirai pas bien précisément le nom et la profession... mais c'est un gaillard bien fort sur les audiences... et si un mot de recommandation de ma part.,, pouvait vous être agréable...

ERNEST

En vérité, monsieur, vous êtes d'une obligeance... Mais conmient se fait-il que vous ne connaissiez pas la personne à laquelle vous me recommandez?

DUFOUB.

Ça ne fait rien...

AIR : Lise épouse 1* beau Gernanco. {Fatichon la vielleuse.)

Oui, dans chaque connaissance Je n'ai vu qu'indifféi*ence, Et Jamais aucun ami Ne m'a poussé ni servi. Si j'eus quelques chances bonnes, Si de moi l'on a fait cas, C'était toujours des personnes Qui ne me connaissaient pas.

Tenez... tenez... le voilà près de la porte...

ERNEST

Âh ! dans cet équipage qui s'arrête...

DUFOUR

Non... là, à pied... qui se glisse entre les chaises... de peur d'ctre éclaboussé... Le voilà qui entre.

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