CHŒUR
AIR : Vive le Roi.
Des fous de plus Par le plaisir élus ; Pour le joyeux Momus Quelle
Bonne nouvelle !
Des fous de plus ; Ce sont les vrais élus, Qui chantent Torémus Au temple de Momus.
VIEUBRIQUET.
AIR de LUbeth.
D'puis trois mois mon poste est 1' seul point
Où tous les jours la foui' se porte ;
J'entrerai l vous n'entrerez point !
On échange des coups de poing.
Que de mal pour défendr* la porte !
Tant d' curieux y dirig'nt leurs pas !
Qu' j'ai r corps brisé, la tôt* rompue.
Ils me cassent jambes et bras,
Fass' le ciel (Bis,) que ça continue!
CHOEUR
Des fous de plus, etc.
LA COMTESSE GHINGHILA.
ATS de MarceUn.
Messieurs, pour nos premiers essais, Ne consultez que l'indulgence; Nos échos, trop longtemps muets, Vont par vous rompre le silence ; Sans craindre qu'ils soient indiscrets, Des bravos redoublez la dose ; Mais ne leur apprenez jamais Qu'on peut répéter autre chose.
CHOEUR
Des fous de plus, etc.
PONCTUEL
^ AIR : de Lantara.
Devant un public toujours juste, Le Gymnase s'ouvre aujouM'hui, Sous les yeux d'un monarque auguste.
Qui de tous temps des muses fut l'appui :
Au Pinde ainsi que dans l'histoire.
Il régnerait avec honneur, Et des beaux-arts il eût été la gloire, S'il n'aimait mieux être leur protecteur.
CHOEUR
Des fous de plus, etc.
SORBÉTK
AIR : La Fille au coupeur de paille.
Aux Bouffes, c'est la manie, On' trépigne aux aria.
On se pâme et l'on s'écrie :
Divina, Bravissima /
Ici, pour nos couplets.
N'en déplaise à l'Italie,
Je me contenterais D'un petit bravo français.
CHOEUR
Des fous de plus, etc.
CÉCILE
AIR : Depuis longtemps j'aimais Adèle.
Au doux sommeil je me livrais naguère ; Tous mes instants seront mieux employés.
Et dans ces lieux le désir de vous plaire Va désormais nous tenir éveillés.
Loin que pour vous notre zèle se lasse,
Dès aujourd'hui nous jurons tous De ne jamais nous endormir... de grâce!
Tâchez, messieurs, d'en faire autant que nous.
CHOEUR
Des fous de plus, etc.