SCENE vm
Les HÊMES; PÉTERS, portant on gâtean danl nne assiette.
PÉTERS
Même air.
Grand Dieu ! quelle fête !
Le souper s'apprête.
Quel festin !
C'est divin I...
(ApercoTant Adolphe, et laissant tomber son assiette. — A Toix basse. )r Dieux ! mon parrain...
Mon parrain...
ADOLPHE, le reconnaissant.
Quelle vue Imprévue !
Ma figure t'est connue.
Pour moi, parle, mon enfant.
(a Sanssmann.) Vous voyez mon répondant.
PÉTERS, tremblant..
Ah!
SAUSSMANN*
Qu'as- tu donc?
PÉTERS, bas.
Je suis perdu; Oui, c'est bien lui, je l'ai vu, L'inconnu...
Le pendu !
SAUSSMANN, aussi effrayé que lui.
Je demeure confondu !
(a Adolphe, en tremblant et lui offrant une chaise.)
PETERS et SAUSSlfANN.
Pa... pa... pa... pardonnez-nous...
Mo... monsieur, asseyez- vous ; J* sommes tous deux Trop heureux D' vous posséder en ces lieux.
ADOLPHE
Ce que c'est qu'un répondant i J'en avais fait le serment,
Les voilà trop heureux De m'accueillir en ces lieux.
Ensemble. SAUSSMANN.
Quoi ! te v'ià son répondant !
Ça n'est-il pas désolant!
J' répondons tous les deux De tout c* qu'il f ra dans ces lieux.
ADOLPHE
Ce que c'est qu'un répondant ! etc.
PÉTERS
Mon Dieu ! c'est-il guignonnant !
Mo voilà son répondant !
J' répondons tous les deux De tout c' qu'il f ra dans ces lieux.
ADOLPHE
Je vois, parbleu I qu'il est bon d'avoir des amis partout.
SAUSSMANN, bas.
Va chercher du secours.
PÉTERS y de même.
Je n'ai plus de jambes.
SAUSSBfANN, de nié me.
Crie... appelle tout le monde.
PÉTERS, de même.
Est-ce que je peux? il me regarde; allez-y, vous!
(Adolphe passe an milieu d'eaz.)
LE VA&fPIRE 01
SAUSSMANN et PÉTERS.
Ouf!
ADOLPHE
Àh I çà, dites-moi, on se marie donc ici ? on. est dans le bonheur, dans la joie ?
PÉTBaS; tonjoars plas tremblaat. . .
Oui, oui, monsieur.
(Saassmaim troublé imite Péters, et répète en balbutiant tout ce qu'il dit.) ADOLPHE.
C'est un mariage d'amour î
PÉTERS
Oui, monsieur.
ADOLPHE
La future est jolie ?
PÉTERS
Oui, monsieur.
ADOLPHE
Et votre maître se nomme ?...
PÉTERS
Oui, monsieur. -
ADOLPHE
Je vous demande son nom, celui de la future.
Parlez, vous, mon parrain, parce que je crois que je n'y suis plus.
(Saussmann essaie de parler et n'en peut Tenir & bout.) ADOLPHE.
Eh bien, la future?...
PÉTERS
La jeune Hermance de Mansfred.
ADOLPHE, avec un mourement.
Hermance ! Hermance !... malheureux 1 , IL - Yi. 4
62 COMÉDIES -r- VAUDEVILLES
PÉTERS
Ah ! mon Dieu I
ADOLPHE
C'est Hermanoe qu'il épouse?
PÉTERS
Oui... non... si fait... je ne sais pas... Monsieur, je vous en prie, ne me faites pas de mal.
ADOLPHE, hors de lui.
Hermance ! (se conten&nt.) Ils ne savent pas qui je suis et ce dont je suis capable.
Si fait, si fait, je m'en doute.
ADOLPHE
Allons, c'est impossible, et je veux. voir moi-même... Od vient, (a Péters et à Saussmann.) Du sileuce, pas un mot^ ou morbleu!...