DU PROJET DE LOI SUR LES CONGRÉGATIONS
es ordres monastiques les plus nécessaires? oi le capucin, aimé du peuple, dont sa pau- ! rapprochait , n'éTangélise-t-il pas nos cam- ? Pourquoi n'est-il pas permis aux fils de enott de reprendre leurs savants travaux? loi le chartreux n'obtient-il pas l'autorisation le rappeler par ses exemples les enfants du a pénitence et à la vertu? Pourquoi n'y a-t-il *té que pour le mal et ce qui produit le mal? oi ne confie-t-on pas au jésuite , si habile à »per tout ce que renferment de bon des euves , le soin de ces écoles où la jeunesse Burs et sans foi , pervertie avant l'âge des s, croit pour la ruine de la société?
lissante à opérer le bien, l'administration n'a me le courage de le tolérer : elle voudrait, ; elle a de bons désirs, mais le moment n'est u. I^ révolution est là, l'œil ouvert; on lui \ ménagements. Qui sait , si on l'irritait, ce irraiten advenir? Il est vrai que tout se »ut décline , tout meurt, en attendant que le t/ vienne de rétablir quelque chose. Nous imes pas aux temps où Ton croyait que la la religion, n'attendent point; que ce n'est lies d'attendre. Chaque siècle a ses idées; aille que les maux qui s'apprêtent, les calaouvelles dont nous sommes menacés, attenssi!
ction de Tautorité, son indifférence, ne sont jours cependant ce qu'on a le plus à craine n'est jamais si redoutable que lorsqu'elle e le dessein de protéger ce qui mériterait en * sa part, une protection efficace. Nous n'en I pour exemple que le projet de loi sur les lalkms religieuses de femmes, présenté ré* it à la Chambre des Pairs. Une pareille proue fortifie pas , elle tue : mieux vaudrait s un oubli profond. En examinant ce prois en chercherons l'esprit autant dans Vex^ t motifs que dans la loi même.
deux fois on avait inutilement occupé la « de cet objet important. M. l'évèque d'Herne parait pas se promettre beaucoup plus !S 2 cette troisième tentative pourrait bien^ ilvement, n'être pas plus heureuse que les ^'emières (^). « Cependant, ajoute-l-il, peutrouverez-vous que le projet qui va être sou. Totre examen aura l'avantage d'être appro. lu temps où nous vivons , de dissiper les es que pourrait faire naître la reconnaislégale de tant de communautés religieuses, offrir à l'État toutes les garanties désirables e leurs inconvénients présumés , sans nuire HÀs à leur stabilité (S). »
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Et qui donc s'alarmerait de la reconnaissance légale des communautés religieuses, lesquelles existent déjà de fait , et n'existent qu*à cause du besoin qu'en a la société, que parce qu'elles répondent partout aux vœux des gens de bien, et que partout on en connaît, on en sent les avantages? Si les révolulionnaires, si les impies s'inquiètent de les voir se multiplier, est-il donc si nécessaire d'avoir tant d'égards pour leurs alarmes ? faut-il absolument leur donner, sous le nom de XÉtat, des garanties con^ tre les inconvénients présumés d*une éducation morale , du dévouement au soin des malades, de la prière et de toutes les vertus, des garanties contre l'ordre social, des garanties contre la religion ? Et, si le ministère, toujours impartial entre les partis et les opinions , entre l'échafaud de Louis XVI et le trône de saint Louis, ne jugeait pas devoir refuser à la révolution ces garanties désirables, encore peut-être eût-il été mieux , à cause de certaines convenances , que tout autre qu'un évêque se fût chargé de les lui offrir.
Mais voyons quelles sont ces garanties si généreusement accordées aux hommes dont monseigneur d'UermopoUs a pris à tâche de calmer les alarmes.
u La loi exigera, comme condition indispensable, ^ <( que les statuts , dé/à revêtus de la sanction de u l'évèque compétent, soient vérifiés et enregistrés u au conseil d'État. Même la vérification se fera dans « les formes les plus rigoureuses , celles qui sont « d'usage pour les choses les plus délicates , telles u que l'enregistrement des bulles d'institution canote nique pour nos premiers pasteurs (3). »
Que tant de formalités soient nécessaires pour autoriser légalement quelques filles pieuses à louer Dieu et servir les pauvres ; qu'une simple vérification de leurs statuts, approuvés par l'évèque compétent, ne suffise pas; qu'il faille assembler le conseil d'État, employer les formes les plus rigoureuses, celles qui sont d'usage pour les choses les plus délicates; qu'au rang de ces choses les plus délicates, auxquelles le gouvernement ne saurait apporter de surveillance trop attentive, on place V enregistrement des bulles de nos premiers pas^ teurs, c'est-à-dire, les actes émanés directement du saint-siége remplissant le premier de ses devoirs , qui est de perpétuer le ministère pastoral dans l'Église : ce sont là des choses, non pas délicates, mais inouïes , lorsqu'elles sont présentées par un évêque comme toutes simples et toutes naturelles. Est-ce donc là une règle qu'il approuve, ou un traité de paix funeste que, dans la détresse de l'Église, il propose à ses ennemis? Mais qui Ta chargé de capituler avec les rois de la terre , au nom de l'Épouse du Roi des rois?
(3) Mon/levr (ta 8 janTlcrlS25.