‹ Œuvres complètes de F. de La Mennais (volume 2)Chapitre 102 sur 226 · LES CONGRÉGATIONS · texte numérisé non relu

LES CONGRÉGATIONS

dans ses rapports arec l'État , i une sodéléde cmn* \ mercCy d'agriculture, d'arts, de sckmces, d» \ chari^,debiefrfaisancê,dPutMlité pmbliqme;eoÊMï^ j comme serait, par exemple, la société de r^lo^raj^w du gaz. Car, dites-vous, « qu'une «asodalkm soit « industrielle, scientifique, bienfaisante, rdigieose, « qu'importe? Le but et les moyens sont divers ;k « principe et son application sont les mêmes (5). ■ Dès-lors comment pourrait-il être question de vœux? On ne connaît pas jusqu'à présent de vosux de commerce, d'agriculture, d'arts , de scièmcet, ni même, que nous sachions, de àien/aisanci^ Ainsi donc , « que les membres de ces pieuses asso^i u dations dissent des tonix pour un temps on pour « toujours , l'État ne s'en mêlera pas. II respcelcr|/ « ces liens sacrés , mais il n'y prendra aucune part. « 11 ne prêtera pas son appui et sa fbrce eoadire « pour leur exécution : ce sont U des choses d'an « ordre plus élevé qui se passeront entre la ow- « science et Dieu , mais qui ne Muraient être soas- <c traites à l'autorité et à la surveillance des évéquei tt respectif (4). » Ainsi les évêques recevront ks vœux; et, s'il arrive qu'on les viole, on ne le» défend pas de donner des conseils, des avis, d'adresser des réprimandes , et , jusqu'ici , de rduier les sacrements aux coupables infracteurs de ces engagements sacrés, qui pourront cependant se présenter devant l'oflScler civil, et requérir de hn qu'il les marie selon la loi.

Tel est , nous citonr les paroles de M. réfèqjoe d'Hermopolis , « tel est , messieurs, l'ensemble et u l'esprit du projet qui vous est soumis. Il me u semble qu'en l'adoptant , l'État ne fera ni trop u ni trop peu. Il protégera , il favorisera des éla- « blissements dignes de tout son intérêt ; il leur u assurera, dans une juste mesure, les moyens u de s'étendre et de se conserver pour le bien de «( tous : et cela , sans porter aucun trouble dans le u système de nos lois civiles (5). n

il faut rendre justice à M. l'évêque d'Hermopolis; quelque idée qu'on puisse avoir de ses sentiments après ce qu'on vient de lire , il est loin iTétre, à ce qu'il nous assure , et nous le croyons , ennemi des vœux perpétuels. Mais, ajoute-t-ii avec cette ugesse douce et tolérante qui attire les suffrages les plus éloignés , « le souvenir du passé ne doit pas u faire oublier le présent; je ne suis pas du nom- (( bre de ceux qui se plaisent à se précipiter dans

« clété A laquelle on l'accorde capable de Jouir des droits civils : « que cette société soli religieuse , littéraire on coannerdale, « l'autorisation doit être accordéejMir le même pouvoir, qui doit « seulement , suivant les cas, prendre , avant de l'accorder, des « précautions différentes , suivant la nature de raaaoclatlon qui « la réclame, n [Discourt du ministre de Vintérieurà ia Càambrê des Pairs, le 10 juillet 1824.) (3j iiron//eiir du 8 janvier 1825.— f4j /Mtf.— C^) /Mtf.

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