DES PROGRÈS DE
«< lorsque J'aurai Thonneur de présider le conseil Il de rinstruction publique, Tautorisalion ne sera « pas refusée (1). »
De quoi , d'ailleurs, esl-il question? d'une simple formalilé. «: Lu individu se présente pour entrer i< dans rinstruction primaire ; on lui dit : Rem- «t plissez les conditions qui paraissent nécessaires. « On lui dit : Remplissez les conditions, commeon » dit au jeinie homme qui se présente pour faire <( son droit : Produisez-nous un diplôme de bacca- (t lauréat (â). )>
K*esl-il pas, en effet, assez naturel que le gourernement, avant de confier à un individu Téducation de Penfance , exije qu'il soit au moins bachelier en bomie vie et mœurs , bachelier même en religion ? Plus , ce serait du luxe ; attendu que « rensei(înement de la lettre du catéchisme , et tt non du dogme y fait partie de rinstruction prit( maire (5). »
Résumons ces extrava{}ances. On enseigne dans les écoles mixtes loufe.s' les religions y et on les ensei^e toutes comme ég^alement vraies. Dans les écoles purement catholiques il suffît , et encore n'est-ce pas de rigueur , que Vaspirant ait su quelque chose de la religion, avant Tfîge du recrutement. On y enseigne la lettre du catcchismCy et non le dogme ; il y est défendu d'expliquer a Peufance cette parole : Je crois en Dieu,
Donc, selon l'ordonnance commentée par le ministre, l'éducation primaire est athée.
Certes, personne ne s'en étonnera. 3Iais ce que nous désirons surtout qu*on rrmar<iue, au suji-t des contradictions de la doctrine ministérielle que nous venons d'examiner, c'est le combat des deux principes qui luttent dans la société. Le principe de despotisme cherche à se développer, et aussitôt un instinct sûr avertit le pouvoir qu'il faut d'abord substituer Vinflucnce civile à Vinfluence religieuse, c'est-à-tlirc , dominer, asservir rÉ|]lise , dont FindépenJance forme un obstacle éternel à 6es desseins. Une suprématie de fait , sans schisme apparent, voilà ce qu'il voudrait. Mais le prinei]>e d'anarchie, qui tend aussi, et pluséner(jit|uenienl, à se développer, a besoin, pour y parvenir, d<* IVulicre destruction du christianisme, et, avec la force que lui prêtent les institutions, les lois, l'opinion, il pousse le gouvernement de ruine en ruine , et , au liv ij de lui permettre d'usurper à son i)rofit le droit des évèques sur l'enseignement , le contraint de consacrer l'aliiéisme de Téducation.
On a vu qu'à moins d'établir une effroyable tyrannie, elle doit, ou dépendre exclusivement de
(l) Discours de M. de rattmesnit dans la «(îaucc du 2G avril.
(2; Jbfd.— (3) Jbid.
{à) Celle vCi Hé c»l consacrée par le lanfjago mémo de."» naUons