AU RÉDACTEUR DE LA QUOTIDIENNE
ItaTriliaiB.
« L*état de la France et tout cequ'il peut inspirer de craintes pour ravenir , le désordre des écrits remués en mille sens dirers par les passions et les i^inlons ; les tagues alarmes qui les agitent, Fincertitude qui les tourmente : toutes ces circonstances sont trop gra?es pour qu'il soit permis à un bomme de se compter pour quelque chose au milieu des grands intérêts qu'on a mis en discussion. Que le ministère , afin d'étouffer la Toii d'un catbolique étranger à tous les partis, qui ne sacrifia jamab ses principes à aucune puissance, qui toujours exprima sa pensée franchement parce qu'il n'a rien à dissi* muler, rien à cacher non plus que la religion ; que le ministère , dis-je, par une étrange comptication de peurs , nous ait déféré aux tribunaux , cela est de ce temps-ci, et ne mérite pas qu'on s'y arrête. Lorsqu'il s'agit de défendre le christianisme , et la société dont il est le fondement, contre les attaques de ceux qui essaient d'effectuer une réyolulion dans l'État à l'aide d'une révolution dans l'Église , nous ne nous occuperons point de notre défense personnelle : nous n'examinerons point si les lois nous auto* risaient à soutenir avec une pleine liberté la cause catholique ; si l'on peut légitimement nous contester ce droit. Ce n'est pas là ce qui nous touche ; et nous ne cherchons pour nous , comme pour nos écrits , d'autre sauvegarde que la vérité même , que notre devoir est de proclamer.
« Qui osera nier, en effet , qu'il ne fût du devoir d'un prêtre de soumettre à un examen sérieux des
(1) Le* vrais principe* de i* Église gaUicane. AvertiMement, troisième êdiiion.
(2) « Det quatre ■rllclct de la Déclaration de 1682 , le premier « rtii le seul qui aolt vérltablemeot Importaai, ou phitdlqul lnt«-
RÉDACTKUR
maximes qu*om AsfOfSia, A M. Féfêqw dliam»polis,|mfr nous jn'A^iÊn^ dmiê iêsckkÉÊêfni Et , si no» avoua pro«?é^fliles ootrédtaMnlài conséquences scfaisaMtlqiMa, qu'cllct aont «fpsste à la doctrine professée pw D^iso dcfnia aonarigine, opposées même à desférilés et lai; qnele^ science droite, quel chrétien aélé pour Nnilé rait ne pas applaudir i nos effort»? tai Importa les déclamations, les injures ; fl tau être Mes Mil de raison pour recourir â de paroBs aojns, d, sous ce rapport, nous n'arems qn^ noaa MÛhr en vof ant nos adversaires avouer oBK-aAasa, far l'emportement de leur langage, IlmpuiaaeMeeÉ II sont de nous répondre. Des pooramtee jnftiiina n'avancent pas davanlagela dlscosaioB. Q«e ftmmâ dire les tribunaux, que peuveat-lls décider enr da questions dogmatiques qui reateraieat entières quand la loi fanmaine aurait miUe fèis?
« Le flodnlstère en convient, pour ce foli les trois dem iers articles de la Dédaratioa éte fMi<M; mais, comme il était néoeaaairede jnetitter kpmli qu'il a cru de son intérêt de ne«8 lotanlsr, ■ wêêt tient que « le premier artide est, sinon ma peint ds « doctrine théologique, au moins un ailiah 4bM « poUUque... Dogmatiquement perlant, oct iêMk « est une opinion ; poûtfqaeaaent B eat «ae M : « carropinioncontraireestattentatoifeàbdilÉU « K^rale, à l'ordre de successibllilé «n trtae « iu « droits que le roi tient de sa naissance (S^ •
« Telle est la doctrine du ministère , la doctrine sur laquelle il fonde une accusation criminelle. Ls seul embarras que nous éprouvions, mais il est grand , est de trouver un sens, une idée qu'on puisse comprendre dans cette espèce de symbole révâé sa monde par le journal du soir. Qu'est-ce qu'une /bt polUigue, et qui jamais en avait entendu parler? Comment un article de /bipeui-ïï être une opmkmf et comment une opinion peut-elle être une loi? Comment des évèques ont-ils pu faire des arUdet de foi politique? en vertu de quel droit? d'oà ces articles tireraient -ils leur force obligatoire? et quelle connexion naturelle existe-t-il entre une UÀ politique et les opinions dogmatiques àt qudqoo prélats? Ou les paroles que nous venons de citer ae signifient rien, ou elles signifient i|ue l'épiscoint possède en France le pouvoir politique ou le pouvoir de législation , puisqu'il- peut faire des artidei de foi politique, qui dogmatiquemeni sont des opinions, et politiquement des lois.
u L'Église, en aucun temps, ne réclama un psreil
n retae la politique , lea autret étaat det artidet poreBeM tM»> « logique! , et placéf , par là même , hors de la connaliaancf àm « tribunaux clTilt. • VÉioite du IS avril. («/ /Mr.