‹ Œuvres complètes de F. de La Mennais (volume 2)Chapitre 156 sur 226 · UES CATHOLIQUES BELGES · texte numérisé non relu

UES CATHOLIQUES BELGES

im

l'unité ne peut ttre, et arec lequel ilestimpoKsililc i|irellc ne soil pas; ce guitle dont le bon scub, la Sainte-Écriture el l'enseigneDienl (te loue les ifjèclcs concourent à prouver l'inslitMlion divine ; guide enfin qui aurait prévenu les dissensions, schismes, les hérésies dans le inonde chrétien, des esprits emportés el superbi's ne l'avaient inié, pour t'j sousiraire; ou qui de nos ira réparerait encore loules les brèches, si les mdants plus avisés, plus calmes que leurs de- « Tanciers/recouraientàson autorité tutélaire{1).n Cela serait assez bien, si, a ce mol vague de ^uiVe, qui oVs( ni de l'Écriture ni de la tradition, le prélat cfit substitué celui de c/ief, ou, encore mieux , le nom consacré de souverain pontife, qui imiiljque la plénilude de puissance dans l'Église et sur l'Église, telle qu'il est de foi qu'elle appartient au successeur du prince des apdlres. Mgr. de Trévern cratmlraîl-tl de parler comme les conciles? pousseraii-il le gallicanisme justiu'â prélcmlrc rérormcr leur langage el celui de l'univers chrétien? et aont-ce là les leçons qu'on reçoit dans cette petite À'^rAoRKc qu'il a fondée dans son diocèse, et dont il court de si ftringes bruits '^Serait-il vrai qu'elle edt pour prin- ^^M but de combattre et de ruiner, dans l'esprit ^Hjeunet prêtres, les doctriaes romaines, les doc- ^Hw* Aeceguide sans lequel l'unilé ne peulélre, T» orec lequel H est impossible qu'elle ne soil paa'f Serait-il vrai qu'un juif récemment converti, chrétien siucère, nous n'en doutons pas, mais sans éludes théologiques , y fat chargé d'un cours sur l'histoire de l'Eglise, dans lequel il apprendrait à ■es auditeurs " qu'après la promesse faite au pre- • mier homme, l'humanilé devint enceinte du Ké- " deropleur; que le temps qui s'ccoula jusqu'à la ■> venue du Messie fui celui de la grossesse et de <• \i gestation; que, dans la plénitude des temps, H lorsque l'humanité fut a son lermo, elle accuu- - cba, etc.? ° Serait-il vrai que ces scandaleuses exlraraganceS fissent partie de ce qu'il Strasbourg ou appelle les /laules éludes ecclésiastiques, d'un enseignemeDl autorisé, protégé par le premier pasteur? Nous aimons à croire que non ; comme aussi nous repoussons l'idée que Mgr. de Trciern ait eu l'inteation de consacrer deux pages enliêres de sou mandement à la satire indirecte d'un prêtre vénérable, d'un vieillard dont la vie, les talents , la fortune, ont été employés à former plusieurs générations sacerdotales, et qui, en ce moment même, occupe encore nue des charges les plus importantes du diocèse : nous repoussons, dis-je, d'autant plus celte idée, que cet odieux oubli de toute convenance n'aurait d'autre cause, dit-on, que l'attachement de

ce prêtre, universellement respecté, au siège apostolique et à son invariable enseignement.

Mais ce qu'il faut bien croire , puisque nous en avons sous les yeux la preuve, c'est que Mi;r. l'évéqui: de Strasbourg ait écrit cette phrase dans un mandement : > Nous rappellerons à votre souvenir le» > besoins des ileux petits séminaires , asile de vos " enfants, pépinièrttde votre clergé, tuusiet deux ■• encombrés de dettes , nécessitées par les con- ■ striictionsde l'un et par l'acquisition de Tsuire « d'après les iri/onctions de rauloritd supé- » rieure (S). "

Ainsi, lorsqu'il s'agit d'un des droits le plus sacré de l'Église, le pins indispensable â sa conservation, d'un droit d'où dépend essentiellement la perpétuité du ministère, Mgr. Le l'appe de Trévern reconnaît l'aiiloritJ supérieure du pouvoir civil, et se lient obligé d'obéir à ses injonctions; tant il est vrai que la servilllé, {wiissée jusqu'à l'abandon des premiers devoirs de l'épiscopsl, est le caractère natif et indélébile du gallicanisme. Eh! Monseigneur, au lieu d'écrire de déplorables mandements pour défendre les ministres qui n'ont que faire de vos étranges apologies, défendez l'Église attaquée de toutes parts, défendez vos propres droits scandaleusement envahis, défendez J^sus-Cbrist contre les complots des princes et des rois de la terre, qui ont rejeté son Jouff loin d'eux (3) ; el laissez les hommes à portefeuille se recommander eux-mêmes, par leur éloquence et par leurs œuvres, à V admiration de la postérité.

Voici venir mainteuant, de l'autre extrémité de la France, Mgr. Mathias Le Groingde La Romagère , évêiiue de Saint-Brieuc. En pasteur qui s'intéresse à l'inslruclion de ses brebis , il leur apprend <i que " les deux plus grandes puissances de l'Europe ont ■■ [wsé les armes par suite d'une sage médiation à >i laquelle la France a pris une part active ; que le " commerce, plus libre à l'exlcrieur, a donné la ■I facilité de nous procurer tout ce qui est utile .i la •I vie ; que , dans l'intérieur . aucune révolte, au- •' cune agression étrangère n'a troublé la paix de u l'État; enHn, que des moissons meilleures que u celles de l'année qui avait précédé, sans procurer « toute l'abondance que nous pouvions désirer, ont H cependant occasionné une diminution sensible « dans le prix des grains (4). » Tout serait donc, !\'. T. C. F., continue-t-il , dans une profonde paix et dans un étal aussi heureux que les Français peuvent le désirer, si quelques homme»

qui ne trouveront Jamais te bonheur n'aùu'

salent pas de la liberté de la presse, en publiant des opinions antirogalisles (Bf. Tout serait bien

(t; itaniltmtHljioiir u

Page 1