IM)1S
Et leur sommeil était celui du condamné qui attend le supplice à son réveil. Des ombres enveloppées d'un linceul sanglant passaient devant eux, et chacune d'elles , en passant , les touchait , et leurs membres se retiraient et se contractaient , comme pour se dérober à cet attouchement de la mort.
Puis ils se regardaient Fun l'autre avec une espèce de sourire affreux, et leur œil s'enflammait, et leur main s'.igitait convulsivement sur un manche de poignard.
£t le vieillard vit ensuite un homme blême et maigre. Les soupçons se glissaient en foule près de son lit, distillaient leur venin sur sa face , murmuraient à voix basse des paroles sinistres , et enfonçaient lentement leurs ongles dans son crâne mouillé d'une sueur froide. Et une forme humaine, pâle comme un suaire , s'approcha de lui , et , sans parler, lui montra du doigt une marque livide qu'elle avait autour du cou. Et, dans le lit où il gisait, les genoux de l'homme blême se choquèrent, et sa bouche s'entr'ouvrit de terreur, et ses yeux se dilatèrent horriblement.
Et le vieillard , transi d'effroi , fut transporté dans un palais plus grand.
Et celui qui dormait là ne respirait qu'avec une peine extrême. Un spectre noir était accroupi sur sa poitrine et le regardait en ricanant. Et il lui parlait à l'oreille, et ses paroles devenaient des vivions dans l'âme de l'homme qu'il pressait et foulait de ses os pointus.
Et celui-ci se voyait entouré d'une innombrable multitude qui poussait des cris effrayants.
Tu nous as promis la liberté , et tu nous as donné l'esclavage.
Tu nous as promis de régner par les lois , et les lois ne sont que tes caprices.
Tu nous as promis d'épargner le pain de nos femmes et de nos enfants, et tu as doublé notre misère pour grossir tes trésors.
Tu nous as promis de la gloire , et tu nous as ▼alu le mépris des peuples et leur juste haine.
Descends , descends , et va dormir avec les parjures et les tyrans.
Et il se sentait précipité , traîné par cette multitude, et il s'accrochait à des sacs d'or, et les sacs cre? aient , et l'or s'échappait et tombait à terre.
Et il lui semblait qu'il errait pauvre dans le monde , et qu'ayant soif il demandait à boire par charité , et qu'on lui présentait un verre plein de boue, et que tous le fuyaient, tous le maudissaient , parce qu'il était marqué au front du signe des traîtres.
Et le vieillard détourna de lui les yeux avec dégoût.
Et y dans deux autres palais , il vit deux autres
hommes rêvant de supplices. Car , disaient-ils , où trouverons-nous quelque sûreté ? Le sol est miné sous nos pieds ; les nations nous abhorrent ; les petits enfants même , dans leurs prières , demandent à Dieu, soir et matin , que la terre soit délivrée de nous.
Et Tun condamnait à la prison du/*e, c'est-àdire à toutes les tortures du corps et de l'âme et à la mort de la faim , des malheureux qu'il soupçonnait d'avoir prononcé le mot de patrie; et l'autre , après avoir confisque leurs biens, ordonnait de jeter au fond d'un cachot deux jeunes fllles coupables d'avoir soigné leurs frères blessés dans un hôpital.
Et, comme ils se fatiguaient à ce travail de bourreau , des messagers leur arrivèrent.
Et l'un des messagers disait : Vos provinces du Midi ont brisé leurs chaînes , et, avec les tronçons, elles ont chassé vos gouverneurs et vos soldats.
Et l'autre : Vos aigles ont été déchirées sur les bords du large fleuve : ses flots en emportent les débris.
Et les deux rois se tordaient sur leur couche.
Et le vieillard en vit un troisième. 11 avait chassé Dieu de son cœur , et , dans son cœur , à la place de Dieu , était un ver qui le rongeait sans relâche ; et, quand l'angoisse devenait plus vive, il balbutiait de sourds blasphèmes , et ses lèvres se couvraient d'une écume rougeâtre.
Et il lui semblait être dans une plaine immense , seul avec le ver qui ne le quittait point. Et cette plaine était un cimetière , le cimetière d'un peuple égorgé.
Et tout à coup voilà que la terre s'émeut; les tombes s'ouvrent, les morts se lèvent et s'avancent en foule : et il ne pouvait ni faire un mouvement, ni pousser un cri.
Et tous ces morts , hommes , femmes , enfants , le regardaient en silence : et après un peu de temps, dans le même silence , ils prirent les pierres des tombes et les posèrent autour de lui.
Il en eut d'abord jusqu'aux genoux, puis jusqu'à la poitrine , puis jusqu'à la bouche , et il tendait avec efft)rt les muscles de son cou pour respirer une fois de plus ; et l'édifice montait toujours , et , lorsqu'il fut achevé , le faite se perdait dans une nuée sombre.
Les forces du vieillard commençaient à l'abandonner ; son âme regorgeait d'épouvante.
Et voilà qu'ayant traversé plusieurs salles désertes , dans une petite chambre , sur un lit qu'éclairait à peine une lampe pâle , il aperçoit un homme usé par les ans.
Autour du lit étaient sept peurs, quatre d'un côté, trois de l'autre.
PAROLES Vm CBOTANT.
Et Fane des peiirt pon la main sur le corar de riioiimie âgé, et il trenaillit , et tes membres tremblèrent; et la main restaU tant qu'elle sentit un peu de dialenr.
Et, après celle-d , une autre plus froide fit ce qu'avait Ait la première, et toutes posèrent la main sur le cœur de rhomme âgé.
Et il se passa en lui des choses qu'on ne peut dévoiler.
n f oyait dans le lointain , vers le pôle, un Antdme horrible qui lui disait : Donne-toi à moi , et Je te réchaufferai de mon haleine.
Et, de ses doigts glacés , Fhomme de peur écri- ▼ait un pacte , je ne sais quel pacte , mais chaque mot en était comme un râle d'agonie.
Et ce fût la dernière vision. Et le vieillard, s'étant réveillé , rendit grâces i la Providence de la part qu'dle lui avait faite dans les douleurs de la vie.
Et le pèlerin lui dit : Espérex et priex ; la prière obtient tout. Votre fils n'est pas perdu ; vos yeux le reverront avant de se fermer. Attendei en paix les Jours de Dieu.
Et le vieillard attendit en paix.
' XXXIT.
Les maux qui allligent la terre ne viennent pas de Dieu , car Dieu est amour, et tout ce qu'il a feit est bon ; ils viennent de Satan, que Dieu a maudit, et des hommes qui ont Satan pour père et pour mattre.
Or, les fils de Satan sont nombreux dans le monde. A mesure qu*ils passent, Dieu écrit leurs noms dans un livre , scellé , qui sera ouvert et lu devant tous à la fin des temps.
Il y a des hommes qui n'aiment qu'eux-mêmes ; et ceux-ci sont des hommes de haine , car n*aimer que soi c'est haïr les autres.
Il y a des hommes d'orgueil, qui ne peuvent souffrir d'égaux , qui veulent toujours commander et dominer.
11 y a des hommes de convoitise, qui demandent toujours de l'or, des honneurs , des jouissances, et ne sont jamais rassasiés.
Il y a des hommes de rapine , qui épient le faible pour le dépouiller de force ou de ruse, et qui rôdent la nuit autour de la demeure de la veuve et de l'orphelin.
Il y a des hommes de meurtre, qui n'ont que des pensées violentes, qui disent : Vous êtes nos frères, et tuent ceux qu'ils appellent leurs frères, sitôt qu'ils les soupçonnent d'être opposés à leurs desseins, et écrivent des lois avec leur sang.
Il y a des hommes de peur, qui tremblent devant le méchant et lui hniscnt la main, espérant par là
se âérohw i son oppresaioa, cC fri, hnffti innocent est attaqué sur la phee pahÂpie, aeJÉMI de rentrer dans leur maison et d'en fcmeriaparts»
Tons ces hommes ont déCndt la pdz, b-sÉNli et la liberté sur la terre.
Tous ne retrouverei donc la liberté, la ateelé, h paix , qu'en combattant contre eux aana idâcke. .
La cité qu'ils ont Mte est la dlé de Satan ; vom avei i rebâtir la cité de Dieu.
Dans la cité de Dieu, chacun aime aea ftku comme soi-même; et c'est pourquoi nol Vest délaissé, nul n'y souffre, si! est un ronède à sa souffrances.
Dans la cité de Dieu, tout sont égaux-, anfum domine, car la Justice seule j règne avec - Dans la cité de Dieu, diacun possède aaaa ce qui est à lui, et ne àéârt rien de pfa», parce fis ce qui est â chacun est i tons, et qoe tous Dieu qui renferme tous les bicDa.
Dans la cité de Dieu , nul ne aaciiie lea à soi, mais^ chacun est prêt è se aaerillcr po» ki autres.
Dans la dtéde Dieu, s'il se glisse un méctaU, tous se séparent de lui , et toua é'uDiaaent pour h contenir, ou pour le chasser : car le.médiaBt crt rennemi de chacun, et Fenneml de chaean cal foh nemi de tous.
Quand vous aurex rebâti la dté de Dieu, la tena reffeurira, et les peuples refleuriront, purée fas vous aurei vaincu les fils de Satan qui oppriment hi peuples et désolent la terre, les hommes d*orgueH, les hommes de rapine, les hommes de meurtre et kl hommes de peur.
Si les oppresseurs des nations étaient abandoonés à eux-mêmes, sans appui, sans secours étranger, que pourraient-ils contre elles?
Si, pour les tenir en servitude, ils n'avaient d'aide que l'aide de ceux à qui la servitude profite, que serait-ce que ce petit nombre contre des peuples entiers ?
Et c'est la sagesse de Dieu qui a ainsi disposé les choses , afin que les hommes puissent toujours résister à la tyrannie ; et la tyrannie serait impossible, si les hommes comprenaient la sagesse de Dieu.
Mais, ayant tourné leur cteur à d'autres pensées, les dominateurs du monde ont opposé à la sagesse de Dieu , que les hommes ne comprenaient plus , la sagesse du prince de ce monde, de Satan.
Or, Satan , qui est le roi des oppresseurs des nations , leur suggéra, pour affermir leur tyrannie, une ruse infernale.
11 leur dit : Voici ce qu'il faut faire. Prenex dans
PAROLES D'UN CROYANT
chaque famille les jeunes gens les plus robustes , et donnez-leur des armes , et exercez-les à les manier, et ils combattront pour vous contre leurs pères et leurs frères ; car je leur persuaderai que c'est une action glorieuse.
Je leur ferai deux idoles, qui s'appelleront Honneur et Fidélité , et une loi , qui s'appellera Obéissance passive.
Et ils adoreront ces idoles , et ils se soumettront à cette loi aveuglément , parce que je séduirai leur esprit, et vous n'aurez plus rien à craindre.
El les oppresseurs des nations firent ce que Satan leur avait dit , et Satan aussi accomplit ce qu'il avait promis aux oppresseurs des nations.
Et l'on vit les enfants du peuple lever le bras contre le peuple , égorger leurs frères , enchaîner leurs pères , et oublier jusqu'aux entrailles qui les avaient portés.
Quand on leur disait : Au nom de tout ce qui est sacré , pensez à l'injustice , à l'atrocité de ce qu'on TOUS ordonne ; ils répondaient : Nous ne pensons point, nous obéissons.
Et , quand on leur disait : N'y a-t-il plus en vous aucun amour pour vos pères , vos mères , vos frères et vos sœurs? ils répondaient: Nous n'aimons point, nous obéissons.
Et, quand on leur montrait les autels du Dieu qui a créé l'homme et du Christ qui l'a sauvé , ils 8*écriaient : Ce sont là les dieux de la patrie ; nos dieux, à nous, sont les dieux de ses maîtres, la Fidélité et l'Honneur.
Je vous le dis en vérité, depuis la séduction de la première femme par le Serpent, il n'y a point eu de séduction plus effrayante que celle-là.
Mais elle touche à sa fin. Lorsque resfirit mauvais ftscine des âmes droites , ce n'est que pour un lemps. Elles passent comme à travers un rêve affk^ux , et au réveil elles bénissent Dieu qui les a délivrées de ce tourment.
Encore quelques jours, et ceux qui combattaient pour les oppresseurs combattront pour les opprimés ; ceux qui combattaient pour retenir dans les fers leurs pères , leurs mères , leurs frères et leurs sœurs, combattront pour les affranchir.
Et Satan fuira dans ses cavernes avec les dominateurs des nations.
Jeune soldat, où vas-tu ?
Je vais combattre pour Dieu et les autels de la patrie.
Que tes armes soient bénies , jeune soldat ! Jeune soldat, où vas-tu ?
Je vais combattre pour la justice , pour la sainte
cause des peuples , pour les droits sacrés du genre humain.
Que les armes soient bénies , jeune soldat !
Jeune soldat , où vas-tu ?
Je vais combattre pour délivrer mes frères de l'oppression, pour briser leurs chaînes et les chaînes du monde.
Que tes armes soient bénies , jeune soldat !
Jeune soldat, où vas- tu ?
Je vais combattre contre les hommes iniques pour ceux qu'ils renversent et foulent aux pieds , contre les maîtres pour les esclaves, contre les tyrans pour la liberté.
Que tes armes soient bénies , jeune soldat !
Jeune soldat , où vas-tu ?
Je vais combattre pour que tous ne soient plus la proie de quelques-uns, pour relever les tètes courbées et soutenir les genoux qui fléchissent.
Que tes armes soient bénies , jeune soldat !
Jeune soldat , où vas-tu ?
Je vais combattre pour que les pères ne maudissent plus le jour où il leur fut dit : Un fils vous est né ; ni les mères celui où elles le serrèrent pour la première fois sur leur sein.
Que tes armes soient bénies, jeune soldat !
Jeune soldat , où vas-tu ?
Je vais combattre pour que le frère ne s'attriste plus en voyant sa sœur se faner comme l'herbe que la terre refuse de nourrir ; pour que la sœur ne regarde plus en pleurant son frère qui part et ne reviendra point.
Que tes armes soient bénies , jeune soldat !
Jeune soldat, où vas-tu ?
Je vais combattre pour que chacun mange en paix le fruit de son travail ; pour sécher les larmes des petits enfants qui demandent du pain , et on leur répond : 11 n'y a plus de pain ; on nous a pris ce qui en restait.
Que tes armes soient bénies , jeune soldai !
Jeune soldat , où vas-tu ?
Je vais combattre pour le pauvre , pour qu'il nr soit pas à jamais dépouillé de sa part dans l'héritage commun.
Que tes armes soient bénies , jeune soldat !
Jeune soldat, où vas-tu ?
Je vais combattre pour chasser la faim des chaumières, pour ramener dans les familles l'abondance, la sécurité et la joie.
Que tes armes soient bénies , jeune soldat !
Jeune soldat , où vas-tu ?
Je vais combattre pour rendre à ceux (juc les oppresseurs ont jetés au fond des cachots, l'air qui manque à leurs poitrines et la lumière que cherchent leurs yeux.
Que tes armes soient bénies, jeune soldat !
PAROLES D'UN CROYANT
Jeune soldat , où vas-tu ?
Je vais comhatirc pour renverser les barrières qui séparent les peuples, et les empêchent de s'embrasser comme les fils du même père , destines à vivre unis dans un même amour.
Que tes armes soient bénies , jeune soldat !
Jeune soldat , où vas-tu ?
Je vais combattre pour affranchir de la tyrannie de Fhomme la pensée, la parole , la conscience.
Que tes armes soient Iténies, jeune soldat !
Jeune soldat , où vas-tu ?
Je vais combattre pour les lois éternelles descendues d'en haut , pour la justice qui protège les droits , pour la charité qui adoucit les maux inévitables.
Que tes armes soient bénies , jeune soldat !
Jeune soldat , où vas- tu ?
Je vais combattre pour que tous aient au ciel un Dieu, et une patrie sur la terre.
Que tes armes soient bénies, sept fois bénies, jeune soldat !
xxxvn.
Pourquoi vous fatiguez -vous vainement dans votre misère ? votre désir est bon , mais vous ne savez pas comment il doit s'accomplir.
Retenez bien cette maxime : Celui-là seul peut rendre la vie, qui a donné la vie.
Vous ne réussirez li rien sans Dieu.
Vous vous tournez et retournez sur votre lit d'an[;(>isse : (|uel soulîigeinrnt avcz-vous lrt»uvé?
Vous avez nbnttu qn(l(|nt's lynins, et il en est venu crautros pin*s que les premiers.
Vous avez nboli des lois de servitude , et vous avez eu des lois de sau}; ; et ai)rès , encore des luis de servitude.
Défiez -vous donc des hommes qui se mettent entre Dieu et vous, jxair que leur ombre vous le rache. Os hoinmes-là ont de mauvais desseins.
Car eVst de Dieu que vient la forée <(ui délivre, parce que c'est de Dieu (jue vient Tamour <iui unit.
()i<e peut faire pour vous un homme qui n'a que sa pensée pour règle , et pour loi (|ue sa volonté ?
Même quand il est de bonne foi et ne souhaite que le bien, il faut (pi'il vous donne sa volonté pour loi et sa pensée pour règle.
Or, tous les tyrans ne lonl que cela.
Ce n'est pas la peine de bouleverser tout et de s'exposer à tout , pour substituer à une tyrannie une autre tyrannie.
La liberté ne consiste pas en ce que ce soit celuici qui domine au lieu de celui-là ; mais en ce qu'aucun ne domine.
Or, où Dieu ne règne pas, 11 est nécessaire qu'un homme domine, et cela s'est vu toujours.
Le règne de Dieu , je vous le dis encore, c*fst k règne de la justice dans les esprits et de la charité dans les cœurs : et il a sur la terre son fondement dans la foi en Dieu et la foi au Christ qui a promulgué la loi de Dieu , la loi de charité et h loi de justice.
La loi de justice enseigne que tous sont égaux devant leur père , qui est Dieu , et devant leiu*seul maître, qui est le Christ.
I^ loi de charité leur apprend à l'aimer et k s'entr'aider comme les fils d'un même père et les disciples d'un même maître.
Et alors ils sont libres , parce que nul ne commande a autrui s'il n'a été librement choisi de tous pour commander : et on ne peut leur ravir lenr liberté, parce qu'ils sont tous unis pour la défendre.
Biais ceux qui vous disent : Avant nous, on n'a pas su ce que c'est que la justice : la justice ne vient pas de Dieu , elle vient de l'homme : flei-voos i nous , et nous vous en ferons une qui vous satisfera :
Ceux-là vous trompent, ou, s'ils tous promettent sincèrement la liberté , ils se trompent eux-mêmes.
Car ils vous demandent de les reconnaître pour maîtres, et ainsi votre liberté ne serait que l'obéiisance à ces nouveaux maîtres.
Réiiondez-leur que votre maître est le Christ, que vous n'en voulez point d'autre , et le Christ voos affranchira.
Vous avez besoin de beaucoup de patience et d'un courage qui ne sciasse point : car vous ne vaincrez pas eu un jour.
La liberté est le pain que les peuples doivent gagner à la sueur de leur front.
Plusieurs commencent avec ardeur, et puis ils se rebutent avant d'être arrivés au temps de la moisson.
Ils ressemblent aux hommes mous et lâches qui. ne pouvant supporter le travail d'arracher de leurà champs les mauvaises herbes à mesure qu'elles crcMssent, sèment et ne recueillent point, parce qu'ils ont laissé étouffer la bonne semence.
Je vous le dis , il y a toujours une grande famine dans ce pays-là.
Ils ressemblent encore aux hommes insensés qui, ayant élevé jusqu'au toit une maison pour s'y loger, nêgli;;ent de la couvrir , parce qu'ils craignent un peu (le fatigue de plus.
Les vents et les pluies viennent, et la maison s'écroule . et ceux qui l'avaient bâtie sont tout à coup ensevelis sous ses ruines.
Quand même vos espérances auraient été trom-
PAROLES D'UN CROYANT