‹ Œuvres complètes de F. de La Mennais (volume 2)Chapitre 216 sur 226 · TOME II · texte numérisé non relu

TOME II

religieux des pfètres ^ les petits enfants tnèmes se dégageant des bras de leurs mères afin d'aller mourir pour toi, les peuples émus ont baissé la téie^ et se sont pris à pleurer.

Dors, 6 ma Pologne, etc.

Tant de sacrifices, tant de travaux devaient-ils être stériles? Ces sacrés martyrs n'auraient-ils semé dans les champs de la patrie qu'un esclavage éternel? En serait-ce fait à jamais de cette patrie vers laquelle encore se tournent de loin les regards des pauvres exilés? N'en resterait-il qu'une fosse couverte d'un peu d'herbe? Ah ! dites- le « dites-le-moi !

Dors , 6 ma Pologne $ etc*

Le lâche a égorgé en tremblant les guerriers sans armes; il a serré dans de vils fers leurs fortes mains; il a eu peur des femmes, peur des enfants même, et le désert a dévoré ceux qu'avait épargnés le glaive. Pendant qu'ils s'enfonçaient dans la solitude , ou que pêle-mêle on les jetait dans les abîmes de la terre , les murs des temples s'écroulaient sur les autels ensanglantés.

Dors, 6 ma Pologne, etc*

Qu*entende2-vous dans ces forêts? I^ murmure triste des vents. Que voyez- vous passer sur ces plaines? L'oiseau voyageur, qui cherche un lieu pour se reposer. Est-ce là tout? Non , je vois une croix : tournée vers l'orient , elle marque le point où le soleil se lève ; et sur le soir soupirent auprès des voix douces et mystérieuses.

Dors , 6 ma Pologne ^ etc.

une confiap"' rire léficr.

*rait-ce un t ion; la Vierf st descendue .. .

ont pâte, mais calme, est . .<K. jle , sur ses lèvres un soullc aperçu dans son sommeil?

fve lUi la Irompe en fuyant?

le , qu'elle proclama sa reiue,

: elle a posé une main sur

son cœur, cl de Taulre, éearlanl le Toîle de l'aTenir. la Foi , delioul derrière ce voile , lui a montre ta Ul>erié.

Dors, A ma Pologne, dors en paix , dans ce qu'ili appellent ta tombe ; moi , je sais (jue c'est Ion berceau.

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