QUIL Y A UNE ALLIANCE NATURELLE ENTRE LE DESPOTISME , ETC
de réel que tes funestes effets : semblable au ?ide , I ment. : si Tiotelligence est bornée comme l'homme
qui tue les animaux qu'on y plonge, non par son action propre , mais en les privant d'une substance nécessaire à la vie.
Or, par ses dogmes , par ses préceptes , par ses pratiques , le christianisme nous rappelle sans cesse à Dieu, nous met en relation perpétuelle avec Dieu, transporte en lui toutes nos facultés, et , dans sa sublime doctrine, contient, si on peut le dire, la divinité tout entière en puissance. La vérité est donc là , puisque la vérité n'est que Dieu môme ; et toute vérité y est , puisque Dieu y est tout entier.
Qu'on n'abuse pas de ce que je dis, pour me fiûre penser ce que je ne dis pas. Je suis loin de soutenir que le chrétien connaisse toute vérité , car je suis loin d'imaginer qu'il connaisse Dieu parfaitement. Dieu seul se connaît de la sorte; mais, s'il
n'est pas parfaitement connu , il est cru parfaite- | l'erreur absolue , ou la négation de Dieu.
qui la reçoit , la foi est infinie comme Dieu qui la donne; et de cette foi infinie, ainsi que d'une source intarissable , l'intelligence , selon la mesure de ses désirs et de ses forces , tire incessamment , par la contemplation, des vérités nouvelles, qui apaisent sa soif ardente de connaître , en attendant qu'elle puisse se désaltérer pleinement dans le sein même de l'Être immense qui ne se manifeste ici-bas, à elle qu'obscurément et par degrés.
La philosophie , au contraire , tend à écarter Dieu de la pensée , et même à l'en exclure entièrement. On dirait que sa présence la gène et l'irrite; tandis que le christianisme nous montre Dieu partout, partout elle ne nous montre que l'homme, même dans la morale, même dans la religion. Sa pente naturelle est donc vers l'erreur ; aussi arrivet-elle bientôt au terme extrême de cette route : à