DE LA {9ÉCESSITÉ DU CULTE
qu'il reste plus d'intelligence dans cette société ; car les désirs ou les volontés particulières croissant proportionnellement en nombre et en intensité , les résistances , les chocs et les haines croissent aussi proportionnellement.
Or, tous les êtres ayant une tendance naturelle à Tordre ou au repos, il résulte de là qu'on ne peut soumettre les peuples aux lois physiques de la matière, sans qu'ils tendent eux-mêmes à se matérialiser, pour se mettre en harmonie avec leurs lois. Aussi ne vit-on jamais de despotisme tranquille que chez
les peuples abrutis»^ soit par ignorance, soit par mépris des vérités qui nourrissent et développent l'intelligence. Ces peuples matériels obéissent stupidement à la force , comme le Taisseau obéit à l'action combinée des vents et du gouver^ nail.
Mais la force , quoiqu'on fasse, n'a d'action que sur les corps. Le peuple, %ous son empire, est donc opprimé, contraint; il n'est pas gouverné z car on contraint les corps , mais on ne gouveme que les intelligences.