‹ Œuvres complètes de F. de La Mennais (volume 2)Chapitre 83 sur 226 · SUR L'OBSERVATION DU DIMANCHE · texte numérisé non relu

SUR L'OBSERVATION DU DIMANCHE

Y a-t-il un jour âointy une religton de l'État reconnue dans la capitale de la France? Nous avons entendu plus d'une fols des étrangers foire cette question, et il n*était pas aisé d'y répondre et d'expliquer quelle est rexistence légale, rautorité publique du christianisme dans la principale ville du royaume très-chrétien. A force de lumières ^ nous abolissons peu à peu ce qui nous reste de commun avec tous les peuples civilisés. Il n*en est point qui ne rendent hommage à la Divinité , en consacrant à son culte un Jour spécial. Nous seuls nous souffrons qu'on s'affranchisse de cette loi sacrée , aussi ancienne que le monde. Le gouvernement semble voir

sans crainte et sans étonnemeqt l'indiSëreiice lehgieuse passer des doctrines dans les mœurs. On ne connaît plus que Tordre matériel; on ne conçoit plus surtout qu'il y ait des devoirs imposés à la société entière. On renvoie Dieu aux individus, on soumet ses commandements à leurs opinions; oa reste neutre entre ces préceptes et les passions d*nne populace corrompue. De là le peu d'importance qu'on parait mettre à faire respecter, au moins extérieurement, le jour du repos. Presque partout lei travaux continuent sans interruption ; et , comme si ce n'était pas déjà trop que de tolérer un pareil scandale, les agents de l'administration en donnent

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