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Le tribunal de police correctionnelle s'est occupé de l'afi^ire du Drapeau blanc. Nous attendons avec couHance le jugement qui sera rendu. Comment
CONTRE l,E DRAI'E\II BLVNC.
pDBrrions-nous conccroir le plus léger doule sur rissuf (l'un procès où nous paraissons comme accusé pour aToir plaidé la cause de la religion et de la société, la cause des familles et de la France entière? Quelle que soit , après tout , la décision de la cour, la nature de l'action intentée contre nous donnera lieu à des réflexions graves.
» Par quelle Fatalité , a dit M. l'avocat du roi , cr sommes-nous appelés à poursuiïre des hommes
■ qui , si souvent , ont prouvé leur amour pour le
• bien ,■ qui ont montré de si nobles et de si beaux
• talents! Us étaient nos aniis. Comme nous, mieux
■ que nous sans doule, ils ont cent fois foudrojé
■ de leurs voix éloquentes l'athéisme et l'esprit révo- •I lutionnaire, n
Nous eoneevoDs à merveille l'honorable élonnement de M, l'avocat du roi. Certes, il ne devait pas s'attendre que, sous un ministère sorti des rangs des royalistes, on l'obligerait Ae poursuivre comme criminels des hommes qui ont constamment combattu Vathéisme et Vespril rétoluUonnaire , et de les poursuivre précisément parce qu'ils continue»! de combattre Yeuprit révolutirmnuire et Vathéisme. Vnc pareille contradiction dans les ministres, une si solennelle abjuration de leurs anciens principes était au-dessus de toute prévoyance humaine. Personne au monde n'aurait pu imaginer qu'un homme serait par eux déféré aux tribunaux , pour avoir répété leurs propres paroles, pour avoir dit que l'cn^nce devait croire en Dieu , avoir des moM^s et respecter le roi.
Telle est Tarf/on que M. l'avocat du roi a dit i7»'(V s'iigitaait d'examiner, pour que la France sût si, lég.ilement , elle est ou n'est pas un crime.
Ce n'est pas tout ; parmi les faits aussi nombreux que certains qui montrent combien il est nécessaire d'opérer une grande réforme dans l'éducation publique, et d'accorder par conséquent à M. le grand maître de TUniversilé toute l'autorité dont il a besoin , nous avons cité ceux qui nous paraissaient les plus propres à frapper les esprits, â émouvoir les consciences, et â faire sentir l'élcnduedu mal auquel il est si pressant de remédier. Qu'a-t-on fait? Au lieu de prendre les moyens qui s'offraient naturellement pour s'assurer deleur vérité, on ne s'occupe que d'une seule chose , d'en atténuer l'impression. On nous accuse de dilTamer le corps enseignant, comme si le corps ensei^ant était diffamé parce
qu'il existe de mauvais pensionnats et de manraîs collèges ;comme si nous n'avions pas établi nous-méme une juste distinction entre ses membres ; comme si, élèves et maîtres, tous étaient solidaires ; comme si, cnfln . c'était diffamer la France que de dire que les ministres qui nous poursuivent pour avoir rem- \A\ \m devoir rigoureux sont Français.
El voyez jusqu'à quel point ils poussent l'inconséquence , et dévoilent leurs passions & tous les yeux, Ils demandent des preuves^ ce que nous avons avancé ; et à qui les demandent-ils ? est-ce à nous, qui pourrions seul les donner? Ils s'en garderont bien. Ils s'adresseront à un dditeur re«poKAR^/e qui ne répond point, qui ne saurait ré' pondre d'une lettre signée par son auteur; qui n'a ni ne peut avoir aucune connaissance des faits qu'on y cile. Qu'on nous dise si c'est là chercher la vérité ?
Et néanmoins ces faits, ou des faits semblables, sont connus de tant de personnes, que M. l'avocat du roi , obéissant aux sentiments de l'honneur, en mèmetempsqu'ilétaitf^rcéderemplules fonctions de sa charge , s'est vu contraint de soutenir que , quand même les profanations que nous avons signalées auraient eu lien dans deux ou trois collèges, on ne serait pas excusable pour cela d'en faire un reproche à l'universalité du corps enseignant; ce que nous confessons sans difficulté : mais aussi , qu'on nous montre le passage de notre lettre oii nous en faisons un reprocheà l'universalité ducorps ensi'ignant. Avant qu'un homme fdl publiquement reconnu pour insensé , il faudrait de» preuves bien fortes pour lui attribuer une pareille folie.
Au fond, il s'agit desavoir s'il est permis de signaler les vices d'une administration quelconque, ou si, quels que soient les abus qui peuvent exister, les luis nous condamnent au silence ; s'il est permis d'avertir les pères de famdie, au nom du salut de leurs en^nls, qu'ils doivent apporter un soin scrupuleux dans le choix des instituteurs auxquels ils conflent un dépAt si cher. Il s'agit de savoir si l'on peut encore, dans le royaume très- chrétien, élever la voix en faveur de la religion et de la morale, en faveur de Dieu et du roi. 11 n'y a point d'autrequeslion ; c'est là-dessus que nous sommons les ministres de s'expliquer. Quelleque soil, au surplus, leur réponse, nous savonsquel est notre devoir, et nous le remplirons.
DU DEVOIR DANS LES TEMPS ACTUELS
DU DEVOIR DANS LES TEMPS ACTUELS-
Saper mnrM toM, JeniMlrai, CMUtltal wmJai ; Mi 4f# et toU noete in perpeion non taetboai. ^ rewl»liol> mlnl IoibIdI, ne Ueeetto, et ne défit el tncntlm , éonee •Ubltlal, ei donec peoal Jenualea Iradeai Inlerrâ.
(If.,LXII,6,7.)
Toutes les fois que de grands intérêts, prfncifNi* lement de l'ordre spirituel , sont attaqués et défen* dus ; lorsqu'on dispute aux hoinfties leurs croyances, la règle de leurs pensées et de leurs actions, en un root les Térilés dont se nourrissait leur intelligence, et leur conscience même, une prodigieuse agitation règne dans la société. Des partb se forment, il s'établit une guerre terrible au sein des peuples; et ce n'est pas seulement un combat de doctrines : caries doctrines ne peuTent être ébranlées que tout ne s'ébranle, institutions, lois, mœurs. Dans ces crises effrayantes il ne manque jamais de se trouver un certain nombre de ces gens eTentre^ deux dont parle Pascal, indécis par timidité, indulgents par calcul, qui ne sayent ni ce qu'ils pensent, ni ce qu'ils yenlent,parce qu'ils n'ont pas la moindre idée de ce qu'on doit penser et vouloir. La faiblesse de leur caractère et le peu d'étendue de leur esprit les inclinent à croire qu'en toute contestation la sagesse consiste à se tenir également éloigné des opinions et des prétentions opposées , et que toute lutte , quel qu'en soit l'objet , doit se terminer par des concessions mutuelles ; ce qui suppose qu'on ne dispute jamais que de choses arbitraires, ou dont l'homme, en tout cas, a le droit de disposer comme il lui platt.
Cette sorte de gens, la plus dangereuse peut-être quand il lui arrive d'être en pouvoir dans les temps difficiles, ne sert qu'à conduire avec moins de bruit les nations à leur ruine. Elle ne détruit pas, mais elle laisse détruire; elle ne fonde rien , mais elle empêche de rien fonder et de rien réparer. Essentiellement inerte, ce qu'elle craint surtout c'est l'action , parce qu'il n'y a point d'action sans résistance. Elle a peur du mouvement , peur de la force , peur I
de la vie, et, cherchant un repoa qui n'exiate poiat, ou qui n'exiate que dana le tombeau , elle ne wA pour doctrine que l'iodiffiérence, pour ordre que ce qui est , le mal comme le bien ; pour jusUcequ'inK égale protection de ce bien et de ce mal, pour paix que le silence.
Et qu'on ne s'étonne point de l'ascendant que cette espèce d'hommes parvient quelquefoia à obtenir dans la société. Lorsqu'un peuple , après de grands désastres, tarde â rentrer dana les voies d'où il était sorti , il perd peu à peu l'espérance , et jusqu'au souvenir d'un état meilleur. Le succès des méchants encourage leur audace, et fait illusion sur leurs principes même. Les bons, toujours sacrifiés, se lassent de combattre inutilement , et saisissent avec joie le premier prétexte qui leur est offert d'abandonner, sans trop de honte , une cause longtemps malheureuse. L'intérêt personnel mulUpUe les défections. Toutes les passions viles se réveillent. Les uns supputent ce que peut valoir ce qui leur reste d'honneur et de conscience ; les autres s'endorment entre les débris de l'édifice social renversé, et s'irritent quand on essaie de les tirer de leur sommeil.
Ainsi tout va se corrompant : la raison publique s'afi^iblit, les cœurs se dégradent :on s'étourdit sur le présent, on oublie l'avenir : et néanmoins il reste au fond des âmes une inquiétude vague et comme un sinistre pressentiment. Seuls tranquilles et inébranlables , les chrétiens trouvent dans leur doctrine, et l'explication de ce qu'ils voient, et la consolation de ce qu'ils craignent, et la garantie de cequlls espèrent. Trop éclairés sur les causes et la gravité du mal pour s'imaginer, à l'exemple de quelques
DU DEVOIR DANS LES TEMPS ACTUELS
bontnet a*eB^^ , qu'on rétablira l'ordre ei qu'on MUveralemontleparlescliéliTescombinaisongd'une polilique aussi fausscqu'élroite, pardes paclcs avec les passions, les opinions, les intërfls , et le crime attae , lU n'altenilenl de tout feh que de plus grandes cal a miles, mai s ils les attendent sans trouble : car ils savent que leur vraie patrie, la soeiétë religieuse dont ils sont membres , subsistera au milieu de ces vastes bouleversements, et demeurera éternelli^ment stable au milieu de ces ruines; ils savent que sa b^uté ne sera que plus éclatante par le contraste des sociétés difformes qui naîtront incessamment et K dissoudroul auluur d'elle; ils savent entin que le désordre, parvenu au terme fixé, y rencontrera la t)arrjère qu'il lui est défendu de franchir. Alors finira le règne de l'bomme, et commencera le règne de IHeit ; et Umpus omnis reilunc erit.
Soutenus par ces hautes pensées de la foi . les chrétiens ne se laissent ni séduire par les vaines espérances que les hommes mettent dans d'autres hommes, ni intimider par les revers, ni déconcerter par Ici obstacles que la violence ou la ruse ne cesse de leur upposer.Quandviendralejuur du triomphe, ils ne seront plus peut-être ;maisqu"importe? Vaincre , ce n'est pas ce que Dieu leur commande ; leur detotr est de combattre, voilà tout. Malheur à ceux qui. Us àt ce sacré combat, transigent avec le mal, on dont les lâches désirs sont satisfaits pleinement p^r quelques heures de repos! Malheur h ceux qui disait ■■ la paix , la paix, lorsqu'il n 'y a point de pair (Vl
Et n'est-ce pas ïi ce que nous entendons ? cette parole rfe mensonge ne frappe-t-elle pas à chaque jntlaotuotreoreille7LaFrance, ily a peu d'années, retralissait d'un autre cri; de toutes parts s'éleviimt des voix coui'ageuses pour signaler les vices de* inatitutions. les abus du gouvernement, et pour en demander la réforme. Des hommes du plus haut rang, et revêtus des plus hautes fonctions, ne crurent point s'abaisser en défendant la cause de lu religion et de la société dans les feuilles publiques , seule tribune d'où l'on puisse, dans l'étal actuel des mtrurs, imprimer aux espiits un grand mouvement. En éclairant l'Europe, en ranimant le courage presque éteint des royalistes, en concentrant leurs force», le Conservateur prouva combien est puissant cemoyend'actioQ.Onlit peu les livres aujourd'hui, leur inSuence est très-circonsrcite ; mais les journaux |iéaèlrent jusque dans les chaumières : ils y portent l'erreur ou la vérité ; et ce sont eux qui, en formant, en dirigeant l'opinion des peuples, et même leurs passions , disposent des destinées du monde. L'impîcié s'en fait une arme , et la religion
s'en aide. Sous ce rapport, ils ne sont pas seulement une tribune, ils sont encore une chaire . et il n'est au-dessous de personne d'y monter.
Aussi, quand nousécrivionsdans le C'on«errafeur et dans le Défenseur, quelqu'un eut-il la pensée de nous en faire un sujet de blSme? ne filmes-nous pas , au contraire , encouragé par le suRrage universel des gens de bien? Or, depuis, que s'cst-it passé qui puissejustiHer un jugement divers, et nous dispenser de ce qu'alors on considérait comme un devoir? Les journaux sont ce qu'ils étaient, et rien malheureusement n'a changé non plus dans le système du gouvernement. Quelques hommes ont cédé leurs places à d'autres hommes, et ceux-ci ont dit : Tout est bien , et voilà la révolution nnie,
11 était , nous le croyons, permis aux royalistes de ne pas entièrement partager une confiance si prompte, et d'être moins enivrés d'un premier succès. Les portefeuilles, c'était quelque chose; mais ce n'était pas tout pour tout le monde, el l'on pouvait encore désirer quelque chose de plus. Voyons si les royalistes, en exprimant leurs vœux, ont dépassé les bornes des convenances et de la raison.
La première chose qu'ils demandèrent, ce Fui que la France s'arraflt contre la révolution d'Espagne , afln de sauver l'Europe des nouveaux désastres qui la menaçaient. On se rappelle avec quelle chaleur et quelle obstination les ministres résistèrent â ce conseil de la sagesse, et, on peut le dire aujourd'hui, à cet ordre de la nécessité. Il leur fallut céder pourtant â l'opinion publique, aux événements qui se pressaient pour justifier les prévoyances de ceux que leurs agents appelaient les fanatiques. Considère! maintenant les résultats de la guerre entreprise avec tant de répugnance par le ministère, et jugez entre lui et ces fanatiques si injuriés. L'Espagne leur a dû son roi , sa religion , le retour del'ordre et de la paix, et l'Europe sa sécurité.
Qu'onl-ils demandé encore? Que le royaume trèschrétien cessât d'être régi par des lois impies. Tous les membres delà droite ont énoncé le même voBu : oserait-on le taxer d'exagération ? Faudrait-il absolument, pour complaire aux mintstres, être satisfait d'une législation déclarée impie par le» députés de la France? Et serait-il possible qu'ils se crussent attaqués personnellement toutes les fois qu'on réclame en faveur de la religion et des droits de Dieu I
Nous aimons â penser qu'au moins on ne leur est pas importun lorsqu'on rappelle à leur souvenir d'illustres infortunes qu'ont partagées plusieurs d'entre eux. Il y a neuf ans que la fidélité, dépouillée (le tout , attend un morceau de jiain. Ce n'est pas
DU DBVOm DANS LES TEMPS ACTUELS.
trop, ce semble, quand on a donné son sang. Puisse le roinislère en juger ainsi I
Mai», s'il ne s'esl point jusqu'à )iré»ODt expliqué Hur celle question , il en est d'autres sur lesquelles on ne lui reprochera ccrlainement pas lie s'Être montré indécis ou indifférent. L'éducation puldîque, telle à peu près que la révolution nous l'a léguée , est sans contredit une des plaies les plus effrayanics de l'époque actuelle. Même apr^a avoir lu la lellre que nous avons adressée â monseigneur l'évéque d'Ilermopolis, on ne peut se faire qu'une trés-faible idée de l'êlat des éei^les. Nous ne le connaiisiong encore qu'imparfaitement nous-mCme lorsque nous écrivImescetLelellre.Uc tous les points du la France il nous est parvenu, depuis, des documents qui ne prouvent que trop à quoi poinl une réforme est indispen sable. Des excès qu'on était presque fondé à croire impossibles sont multipliés au-del.'l de tout ce qu'on peut se représenler. L'esprit de l'institution radicalement mauvais, et qui remonte à des temps déjà loin de nous , prévaut sur les efforts des bons maîtres. Nous le répétons, le mal est extrême; et nous bénissons Dieu lous les jours de nous avoir inspiré le courage de révéler ce qui devait (tresn, pour qu'on s'occupât d'y remédier. Déjà quelques actes éclatants, dans lesiiuels on reconnaît le icle éclairé du grand maître, ont mon tfé qu'd ne craint pas de s'expliquer quand le momeni est venu, et les plus incrédules doivent maintenant savoir si nous avons rieu avancé qui ne fat rigoureusement vrai. Qu'importent les déclamations, les injures? le but que nous nous proposions, nous l'avons atteint. Le grand maître a trouve dans l'opinion publique une force nouvelle dont nous le voyons déjà faire usage ; et les familles, averties par les clameurs mêmes (|ue notre lellre a exciiées dans certains partis, apporteront désormais uneallcnlion plus sérieuse au choix des inslituleiirs auxquels elles contient leui'S enfants. Un dcpAl si précieux tombera moins souvent en des mains indignes ; peut-être quelques âmes de plus se sauveront.
Voilà quel éuii notre uni<|ue désir ; et le ministère, en nous traduisant devant les tribunaux, a contribué de son mieux à l'effet que nous voulions produire. On s'est demandé ce (jue c'était donc que des écoles si singulièrement protégées, et d'innombrables révélations sont venues l'apprendre a ceux qui l'ignoraient encore. lïn tribunal inférieur , aslrciut à juger selon la lettre d'une lui renouvelée de Bonaparte (■}. a lûen pu, a dû peut-être, en un certain sens, déclarer que rLniversité avait été diffaméei mais jamais il u'a pu dire qu'on l'avait calomniée. Les paroles les plus sévères , ce n'est pas
nous qui les avons prononcées ; elle* sont. qu'il convenait, sorties de la iKiucbe des premieri I>asLeurs, qui doivent plus spécialement la vérité aux peuples, et qui ont une plus g^'^nde aulonlé pour l'annoncer. Deux jours avant la publication de notre lellre â niongeigneur d'ilerniopolis, un prélat vénérable s'exprimait en ces termes dans un mandement qui restera comme un monument de son zèle et de la sainte liberté du sacerdoce cbrétieo :
n II existait autrefois de respectables iastilutcun <' qui, soumis à l'autorité épiscopale, conservaleal ■t la pureté des uHEurs, la lidélité au prince, le Il respCL-t pour la religion et les lois ; mais, depuîj Il l'époque funeste oit l'impicté a jeté dans tousld « cœurs le mépris des anciennes maximes, nom H voyons aveu douleur ces hommes utiles dispa- <i raltre insensiblement : l'espril d'orgueil et ilt u révolte a remplacé l'antique soumbsion, cl,ïn « lien de trouver eu eux des souliens et des cooptu râleurs , nos {>astcurs n'y rcneonlrcnt bien sov- •I vent que dus aJversaii-es opinîAIres....
•I Plus l'impiété fait d'efforts imur nous arracher >• l'enfance ei la Jeunesse, cette portion chérie de B notre troujieau, plus nous devons i-edonblcrde <i 2èle et de vigilance pour la soustraire à ses coup* u meurtriers. Il semble que, jusqu'à ces dernien « temps, elle eût dédaigné ces faibles et inuocentcs >[ Tictimes ; mais aujourd'hui c'est en elles surtout <■ qu'cUe a placé son espoir : c'est sur la dégnt- ■> dation de ses iiuaurs, sur l'anéantissementdt « sa fui, sur l'alisence de tout sentiment rer- " tueux, qu'elle ose espérer de raffermir son cm- » ]>ire ébranlé {à). «
Certes, il u'y a pas lieu d'être surpris qu'un chrétien, un prêtre, s'efforce , autant qu'il est en lui, de prévenir de si grands maux, de détourner de notre patrie un avenir aussi désolant. C'est le eommun devoir de lous ceux qui tiennent encore à la socictt par quelque lien, Quoi! l'impiété, chaque joUT) étend pai'mi nous ses ravages ; ce que le loondl n'avait jamais vu. Dieu est banni des lois ; l'enhucfl ajiprend à le mépriser avant d'avoir appris à k connaître ; on essaie de foimer des peuples sau croyances publiques , sans législation divine , 1 l'aide d'une police purement humaine , et d'tin pouvoir purement humain; on ne connaît ptui. ou ne veut plus connaître que les intérêt» matériels, oubliant tout ce qui fait la véritable vis des nations ; sous prétexte de je ne sais qnds bf soins nouveaux , on les dépouille ilc leur existence morale ; on hûte avec ardeur le momcul où elles M seront qu'un informe assemblage d'individus isoUi, on s'oppose à la perpétuité de la ^mUle ; on divise.