HISTOIRE VÉRITABLE DES MOMIERS DE GENÈVE
OD dissout tout ce qui teod à s*UDir, tout ce qui , par conséquent, est social ; on protège , on excite la cupidité ; on établit le règne de l'or, seule puissance qui soit aujourd'hui respectée ; on adopte la révolution, ses lois , ses systèmes , ses œuvres ; on consacre ses maximes; on ébranle par là même le christianisme dans ses fondements : et il sera permis de se taire ! et , parce que la vérité déplaît à quelques hommes , il faudra la tenir captive ! Non , non , qu'ils ne l'espèrent pas. Si, par de vils moyens de corruption et par de basses intrigues, ils sont panrenus à étouffer momentanément notre voix,
leur triomphe sera de peu de durée. Le cri de la conscience sait toujours s'ouvrir un passage ; toujours la vérité se suscitera des défenseurs : on les outragera , on les poursuivra , on croira les avoir vaincus ; d'autres leur succéderont, car voici ce qui est écrit : <c Jérusalem ! j'ai posé des gardes sur tes « murs ; et ni le jour, ni la nuit , à jamais , ils ne u se tairont. Vous qui vous souvenez du Seigneur, (( ne vous taisez point, ne gardez point le silence , t( jusqu'à ce que son règne s'affermisse, et que sa tt louange soit célébrée dans toute la terre (1). »