‹ Œuvres complètes de F. de La MennaisChapitre 14 sur 108 · PRÉFACE. XIX · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XIX

Franee n'ait pas reçu sous celle de toutes les oppressions la plus abrutissante , une religion officielle: *•

Toutefois il est certain aussi que les maximes des parlemens contenoient d'importantes réri^ tés; ^'elles servirent beaucoup à consenrer dans son intégrité pratique le prindpe fonda-^ mental de la distinction des deux puissances ; que si ^ à partir d'une époque relativement récente y l'État envahit les droits de l'Église » l'Église auparavant avoit envahi les droits de l'État, et eût de plus en plus continué de les envahir sans la barrière insurmontable qu'elle rencontra dans les grandes cours judiciaires : car le pouvoir ressemble à l'eau qui avance toujours tant qu'elle trouve de la pente. Abandonnée à elle-même sans obstacle qui l'arrêtât^ la puissance spirituelle auroit tout asservi à sa domination ; rien ne fût resté libre dans la vie humaine : et comme, dans le système que le clergé combattoit , le roi , chef de l'Église , eût été prêtre et souverain prêtre, dans le système combattu par les parlemens le piètre eût été roi , et le seul véritable roi.

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