‹ Œuvres complètes de F. de La MennaisChapitre 28 sur 108 · L PRÉFACE · texte numérisé non relu

L PRÉFACE

la hiérarchie , d'une part , et rhumanité libre, de l'autre , il n'existe aucun juge possible. Nul moyen donc , en cas de conflit , d'arriver par cette voie à une décision. Que si cependant chacun reste, au même titre, juge de son droit, ce n'est pas rétablir la paix, c'est perpétuer la guerre. Nulle décision encore , nul jugement. Nécessité donc que ce soit une des parties dissidentes qui juge. Mais comme , en premier lieu , il est prouvé que toutes deux ont de fait excédé leurs droits , qu'elles ont toutes deux dépassé les bornes de leur domaine respectif; quelle que soit celle qui juge , son jugement ne donnera point la certitude cherchée. Aucune , en second lieu , ne peut ètte reconnue pour juge , sans que l'autre IMMitôt ne tombe sous sa dépendance absolue. Plus d'autorité catholiquement conçue, si elle dépend, dans son exercice, dans l'obligation de lui obéir, d'un examen et d'un jugement préalables de ceux qui doivent y être soumis. Plus de liberté, si, sans jugement, sans examen, on doit lui obéir en tout et toujours ; car alors on ne sera libre que sous son bon plaisir , quand

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