LETTRE CLXV
DE CIVILITV ET DB COMPLIHBNT A MADAME LA MAKBCIIALB DUCHESSE DE VILLARS.
J'ai appris , madame , par les lettres qu'on m'écrit de Paris, et je vois par celles que vous écrivez ici ,
qu'U ypxi^ i^^t^^npere quelq^g sojày^pir ^'ntk (évâque qui avpijt m rboomsuf de yp^s reçevpji)r le pi?epii^^ dfip§ (se^e proyisuce , et dç ¥04s^4ppter ppur sa 4il>pëpaîa/B. jL€^ gr^lMl^ t^tr^s ^ in^pëchalq, de di|ç^^^, pp»rr<^iw(t vQus nypir fait pBbJier cieluHà, h vou^ d'ayies^ ^p^oi; 4e medesti^ 6( 4^ &o^jLé qqis vpps en jive^. J^ ci^ii» qu'ençpri? que yo^ $pyeR sepsib)^ 9piç hpqqeura qup le iP9r>dj9 4pP0^ m IPI^ntp yçfi^ u y fSjte^ poipjt attecbép» ejt qup ia gipife q^i vppii vimï de tpp/s (çâië$ peut vou^ cg^usi?? qi|/elqqe plaisir , n^^ OP peut pFodpi^e §p ^pp^ appuie $^pèqe 4^ ¥ani|ë, Jfi ÎB^ ÇPpfie 4ppç, iR^daree. /I«'^^ p^y» W VW! avez été §\ honorée n'^s| p^/^ e0kç^ 4^^ vptre inëfapif p, ppi^pjp§ que ceux que vou§ y ayeg boppr^ dfi votre bienyi^jllance. Montpellief , op ypus ave^ p^s^ë le^ états ^ y a deux ap^ 3 se iope pp^ore du séjopr que vpu^ y ayez fait , et Nispie§ $e g}prifie top^ les joui> 4e vpus avoir plus longuepiep^ possédée. Vopf ypilà prësenteipent daps les divertis^pi^ços 4^1?^ cour, qu^ je fcrois poujrtapf ^ d^ps T^t^t p^ ?Qpt les .^fffirçs , as^ médiocres. La puissance 4^ M* le duc 4e Bre.-^ tagne doit avoir un peu égayé la ^ène. I^^ p^ii^ ^cb^ veroit de nous réjouir. En quelque temps et en quelque lieu que nous soyons , je vous prie de croire que personne n'est plus p^rfj^itQp^nt qye je le suis , madame, votre, etc.
A Nisnres, ce ii février 1707.
DK FL^ÇIilER. a35
DE CIVILITE CURETIEStrE A MADAME DE BOUCARD , RELIGIEUSE.
C'est un bonheur , madame, que vous vou§ portiez bien toutes dans ce temps tf austëritë et de pënitence. Je mMmagine que vous le passez dans unp grande régularité. J^apprends de plusieurs endroits que le prédicateur dd carême est fort suivi ; pous verrons à la fin le fruit qu'il aura produit. Je nje doute pas que vous ne voulussiez l'entendre qu^elqueft)is 5 mais , puisque votre église est trop petite , il , fout vous dédommager du sermon par quelque lecture ou méditation pieuse, et prier le Seigneur qu'i^ vous prêche intérieurement et ejEcacement , en vous faisant connoître et pratiquer sa sainte volonté suivant les règles de votre vocation. Continuez-moi yoç prières, madame , et celles de votre dévote communauté dans ce temps de jubilé , que j'ouvrirai dinjanehe prochain , etc.
A Nismes, ce 3 avril 1707.
LETTRE ÇLXVn.
|>B ÇOI|PI.I^B9T A M. Lp M^IllBClIAf* DUp D£ VlfLA}».
Comme je crois, monsieur, quie le tçmpi) 4fl vqt^^ départ pour l'ouverture de la campagne approcha, et que l'armée que vous devez commander s'assemble insensiblement sur le Rhin , je ne puis m'empccher
Îi36 LETTRES
de vous souhaiter et de vous augurer même une continuation de gloire et de prospérité militaire. Quand vous auriez en tête le prince Eugène avec ses meilleures troupes 9 PAllemagne n eu seroit pas pour cela mieux défendue -, et , en quelque pays que le'service du roi vous appelle et que votre valeur et votre fortune vous conduisent , nous n'avons rien à craindre de ce côté-là, quoique nous ayons un peu perdu de nQtre ancienne habitude de vaincre. 11 me semble que le roi de Suède ne nous promet pas tout ce qu'on s'imaginoit qu'il nous faisoit espérer. Je le quitterois volontiers de tous ces grands projets que les politiques lui aUribuoient. Sa véritable gloire seroit de nous donner la paix ; les peuples en ont autant de besoin ici qu'ailleurs. Ce qui me le persuade, c'est qu'on n'entend que plainte, qu'on ne voit que misère parmi eux, et qu'actuellement ils prient Dieu, à l'occasion d'un jubilé , de meilleur cœur qu'auparavant, et sont devenus dévots pour tâcher d'obtenir la paix. Je vous envoie, monsieur, le mandement que je leur ai fait pour les exhorter et pour leur apprendre à la demander efficacement. Je sais bien que ce n'est pas là un imprimé qui doive aller plus loin que mon diocèse ^ mais c'est une marque de ma confiance et de la reconnoissance que j'ai de toutes vos bontés , autant que du respect sincère avec lequel je suis, monsieur, votre, etc.
A Pïismes, ce 17 avril 1707.
DE FLÉCHIER. vtij
LETTRE CL XVIU.
compliuekt db cokdolbakcb à m. l'abbé bossitbt, sur la mort db m. db mbaitx, son onclb.
J'ai ëté sensiblement touché , monsieur , de la mort de M. l'évêque de Meaux , yotre oncle. La perte, qpe vous avez faite et la douleUr que vous en avez vous sont communes avec nous , qui Tavons particulièrement aime et respecté pendant sa vie , et avec tous ceux qui aiment TÉglise , dont il a été très-fidèle et très-zélé défenseur. On peut dire qu'une grande lumière est éteinte en Israël. Ses mœurs étoient aussi pures que sa doctrine ; et je ne puis me souvepir de cet air de candeur et de vérité qui accompagnoit ses actions et ses paroles , et qui le rendoit si honnête et si agréable , que je ne regrette le temps que j'ai passé loin de lui. La religion a voit encore besoin de son secours ; mais il avoit consumé sa vie à travailler pour elle , et il étoit temps qu'il reçût la récompense de ses travaux. Je ne puis que prier le Seigneur pour lui , et vous assurer que sa mémoire me sera toujours précieuse, que je vous plains, et que je suis , avec un sincère et parfait attachement , monsieur, votre , etc.
A Plismes, ce a3 avril 1707.
»"38 tEf TRES
LETTRE CLXIX.
DS COHPLIMBnT A M. LB HARÉCHAL DOC DB BARWIK , SUR LA TICTOIRB D^LHAKZA.
La victoire, monsiear, que tous yenez de remporter à dôhné une grande joie à toutes lès personnes qui Vous honorent comme moi. Elle est glorieuse dans ses circonstances, et sera saris douté avantageuse dans ses suites. Vous avei relevé le cœur des troupes , ruiné rârmée des ennemis, afférriii l'État él la religion par le gain dé cette bataille 5 et je rie douté pas que cet heureux événement ne soit un renouvélleriient dé prospérités et iin acheminement à' la paix qui vaut encore riiieux que les victoires. Là- joie a été générale , surtout en ce pays, non-seulement par rintéré£ qu'on à aùic progrès déé armes des deux cdt^rdrilriés, rtais encore par la part qu'ôh y prend à votre gloire. Je prie lé Seigneur qu'il côritinde à bénir vôtre prudence et votre valeur. Personne ne lé souhaité plus , nion^éur, et n'est avec plus de respect que mcS , votre , etc.
A Nismes, ce 17 wiaî 1707.
LEttRË CL XX.
DB CIVILITB, AU viMB.
J'appris ici, monsieur, votre maladie dans le temps qu'elle commençoit à diminuer, et j'en fus affligé et consolé tout à la fois. Mesdaifies de Castres et de
DE FL^CfHIER. Itig
WV.ètitm& tém phî^tiéiatït beaucoup^ d'être éloigné clé leiird mccfùts. M. le duc dé RôqùelMte i reçu tùi ^dtes ; ^ous %etetù s^fèt fions et vous reméttrea! )af pdîk Ur ^ofatBtiëtes et ^km h ptotiticej H Vouloir tofis' alter toir d'iéî , inâisl mi' ni'a fait peut à&h cliè-* inifiSr Je téljtô soùbsnie l^âe sant^ pâr&ite, M 9uis^> tnfoHiàiettr, parfaitémeM,- votre,* èl€.
A Môfntpt'flifr, ee'ofi lAai 1707.
DB COMPLIMBKT A M. LE MAREGHAt DtC Dl ftLLk'M,
Je m'ëtois toWjôirfs Mén dt'ïeft'cïû, ^monsieur, que vous feriez parler de vous ; mais je ne croyois pas que ce fût ni si promptement ni si hautement. A peine êtes-vous arrivé que vous ave» eiïtrepri© tfhe affaire qu'on n'avoit guère osé tenter , et qu'on avoit quelquefois vainement teïiHéé. lï n'y à point dé ifarrière si impénétrable que vous rie forçiei, et PAlfemagné â' beau votrs opposer des rivières et dés lignes qui sfeîttWeirf k mettre à couver^t de toutes lés forces étrangères, vou^ passéTf tôtit , vous force:^ tout dès Fcntréé de la cafrtipàgrie. On vous craiiit, ori fuît rfétâtrt vous. Soldats , officiers , générâù'i , se sa*uvéht comtoé iU peuvent , et vous finissez une gfândé action satfs aucune perte. Vous vôilâ donc*, rtadnsieuif , â Rasta^dt dans le jialais du feu prîncéde Bade, du, pour rtrfetit: dire , datts le vétre , iieti ti-a'^qùillé el! bien à toti*é aisé, prêt â Vous prbniéner daiï^ fé Wur-
a4o LETTRES
teraberg, et peut-être à passer jusqu'aux rives, du Danube pour aller abaUre la superbe pyramide d'Hochstett, et remettre les marques de votre ancienne victoire peut-être par une houvelle. Lq roi de Suède n'a' qu'à marcher, vous lui ayez aplafif les voies s'il veut rétablir ses cçusins. J'espère que les suites de cet heureux commencement seront glorieuses. Je vous en félicite par avance par l'intérêt sincère que je prends à tout ce qui vous regarde , et par l'attachement et le respect ps^rticulier avec lequel je suis, monsieur, votre, etc.
ANismes, ce 3 julQ'1707.