‹ Œuvres complètes de FléchierChapitre 108 sur 181 · LETTRE CL XXII · texte numérisé non relu

LETTRE CL XXII

DE CIVILITS A M. GÔKTHIBRI, A&CHEV3QVE^ D^VICROR.

Monseigneur,

Depuis ces heureux jours que j'ai eu l'honneur de passer avec votre excellence,' je sais qu'elle a fait quelques petits voyages dans ses terres. J'en ai fait quelqu'un aussi à Montpellier pour aller dire adieu à madame la duchesse de> Roquelaure , qui a bien voulu me venir voir depuis à Caveirac. J'appris avec plaisir , monseigneur , de vos nouvelles par deux dames qui passèrent ici pour aller prendre les bains de Balaruc. Elles se trouvèrent en grand danger d'être mal logées, mal nourries, mal couchées, mauvais préparatifs pour les remèdes qu'elles vont faire, et pour la santé qu'elles vont chercher. Sur la lettre

DE PLÉCHIER. • 24^

que VOUS leur avez accordée, et sur Thonneur de votre amitié dont elles se sentent fort honorées, elj^^s auroient dû venir descendre chez moi. Avec de tels passeports qu'avoîent-elles à craindre et à ménager ? Je fus assez heureux pour les tirer à peu près de la misère où elles étoient. Elles vous divertiront , monseigneur , du récit de leurs premières aventures. Je les attends à leur retour i persuadé qu'elles en aiumnt d'autres toutes agréables à vous raconter. J'ai reçu la lettre de votre excellence au sujet .de votr^ vassaldeSaibt-Laurens des Arbres; il ne. parle point àe son engagement que nous n'aurions pas beaucoup d^ peine à rompre , si les clioses sont cofhme il les dit ,' maisr il se trouve redevable de bien dea procédures; Je lui «li dit de venir à moi quand il faudra perl^ et agir pour lui... J!ai été fort en peinîe de vos fluxions-, elles ont sans doute passé; J^qibrasse de tout mon cœur le petit aimable neveu , etjiassure-dé mes respects M. le comte Gros et toute' votre: compagnie. M. l'abbé de N.,. assurera aussi votre excellence de l'attachement sincère et de la parfaite vénération avec laquelle je suis, monseigneur, de votre excellence, le, etc,

A IN^ismes, ce lo juin 1707.

a45S LETTRES

LETTRE CLXXIIL

DB CIVILITE, AU MBIIB.

. Mo»

SEIGNEUR

Vos dâibes ont fait leur Yoy^ V ^^^^ I^$ auspices de votre excellence^ a^ez àgréableinenC, ce me semble. On lës^ a reçues J>artout comme; dçs petsehnes que voys. honorea .de votre estime niérîtôîeiit de V4trei Elles joignent à beàncouj)* d'esprît l)èàucbup de douceur et de poUtopsie ^ et sont les dignes ouailles d'un tel pasteilr. Je ne sais si elles oïit eu toute la sa^j^fàctimi qu'elles espA*oient de6 eàôx qu'elles étoii^nt lâlées chercher^ mais il paroit queHe^ en rapportent une l>onne sapté. Je reconnôis, monseigneur, laplce que vous m'avez faite de me procurer leur conni^ssaixfte; Elles auront le plaisir de vous f aconcteragrëablement leurs aventures toutes agréables -, mais, sachant la bantë que vous avez pour moi] et, ayant bien connu rattachement et le respect que j'ai pour vous , elles auront bien sbin de vous dire que personne n'honore plus parfaitement votre mérite, et n est avec plus de vénération ,. monseigneur , de votre excellence, le, etc.

A ^ismeSy ce 17 juin 1707.

Page 1