‹ Œuvres complètes de FléchierChapitre 125 sur 181 · DE SA FEMME · texte numérisé non relu

DE SA FEMME

Je; suis ^^siMement touché y monsieur^ de la mort de^ madame vott^ épouse. Per^i^ie. n'a tant mpérité d'iêtre honorée pendant sa vie,- per,sojfti|e ne métile tant qu'on la r/igrotte. Elle étoit faite pour pratiquer Ja vertu et paur l'inspirer au» autres. Il tfy a point eu de bonnes œuvres commencées ou rétablies de son temps à Montpellier oà elle ^'aît eu part , et dont elle n'ait 'gfis soin dans la suite. Sa piété a été solide et persévérante. Elle laisse de grands exemples à cette ville e^ àfça famille. Vous qui la connoissiez mieux, ihonsieur, et qui avez été non-seulèment le témoin, mais «encore le compagnon de la plupart de ses diivotions , et qui d'ailleurs étiez uni depuis taot d'années avec elle par des liens d'une sainte et douce société, vous avez plus de raison de sentir votre perte et de vous en affliger. Mais aussi vous avez plus de sujet de vous consoler, dans l'espérance que le Seigneur l'a reçue et- récompensée des peines qu'elle a prises ^et des charités qu'elle a exercées en ce*monde. Je ne perdrai pas la mémoire $ dans mes prières, de l'amitié qrfelle m'a toujours témoignée, 10. ' i^

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et je m'estimerois heureux si je pouvois vous fkire corinoître*àvoi^ et à toute vptre famille le parfait attachement et la considération particulière avec laquelle je suis , monsieur , ^otre ,. etc.

A Marnes, €c 7 mai 170B.

LJETTRE CCUÎ-

DE aEXE&cîUEST ▲ U. SARTBB, SII6K1IIR DB CAVEIRâC.

Je ne puis assez vous remercier, monsieur, de la bonté que vous avez eue de me prêter votre belle 'et délicieuse nïaison. J'ai joui de toutes' les douceurs et de tous les agrémens d'une campagne agréable et bien cultivée. Tout y est propre, tout y est fleuri ou verdoyant. Les fêtes me rappellent à Nismes \ et , comme mon premier sofn en entrant ici a été de reconnoitre et de senlir le plaisir que vous me faisiez , le dernier en sortant sera de vous en témoigner ma reconnoissance , en vous assurant qu'on ne peut être plus parfaitement que je le suis, monsieur, votre, etc-

A Caveirac, ce a4 mai 1708.

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