‹ Œuvres complètes de FléchierChapitre 126 sur 181 · LETTRE CCIV · texte numérisé non relu

LETTRE CCIV

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▲ H. l'abbb XBHAKP.

Si M. l'évéque de Montauban passe par ici, monsieur , je plaiderai votre cause avec raison et avec affection. J'en connois toute -la justice, et je crois

qu'il la connoitra aus^i, quand il en jugera par luimême. C'est se faire^ honneur que de protéger un homme comine voi)s , et ce n'çst pas assez ^e lui rendre justice 9* il faut se piquer de îui faire grâce.

11 e^ vrai qu'on doit être dans une grande attente de cette campagne. Une beUe et. nombreuse armée ; nos premiers princes pour généraux, bravas soldats, bons officiers , supégorité , ce semble , en tout ^ cependant il faut tout craindre de ces grandes actions qui peuvent être glorieuses , et qui pourroient aussi être ruineuses. Je voudrois qu'on eût gagné une grande victoire , mais je ne voudrois pas qu'on donnât une grande bataille. Je souhaite surtout la paix; Dieu sait quand il voudra nous la donner. Je suis de tout mon cœur, monsieur, votre, etc.

A Nismes, ce i5 juin 1708.

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