LETTRE CCV
DE CIV1I.ITB BT DB KOWELLES À M. GONTOIBRI,
ARCHEVEQUE d\tiGNON.
Monseigneur,
Votre excellence ne se reposera-t-elle jamais ? De visite en visite , de mission en mission , après avoir instruit les peuplés tranquilles de votre diocèse, vous allez exhorter les troupes qui en sortent, et rien n'échappé à.votre ferveur. et à votre zèle. Je ne doute pas que le Coiptat , cette région de paix , ne soit étonné de se voir tout d'un coup en armes , et ne se
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ressente à la fin des incommodités que cause la guerre. Mais l'Élise, toute douce et ^tiente quelle est, doit quelquefois soutenir ses droits avec courage, et saint Pierre prit Tëpée et frappa même dans l'occasion. Je m'imagine pourtant que Dieu»calmera bientôt cet orage. Il y en a de plus difficiles à dissiper en Flandre ^pti cent mille homtnes de cljaque côté sont prêts à se détruire, presque san^savdir pourquoi , les uns les autres. Ce serènt de grands sujets de réflesiou , quand ce» heureux JQUfs «front venus que v<ms voudrez vous délasser de vos fatigues apostoliques/M. le eomte Gros, que.nous avons vuf ici avec un extrême plaisir , aura dit à votre excellence com^ bien elle est honorée ici. Mon neveu a fait son coup d'essai assez heureusement , à ce que ses amis et les miens lui ont dit ou pour l'encourager, ou pour le flatter. Je le renvoie à Paris pour achever ses études de Sorboqne. Ge sera M.*votre neveu , monseigneur, qui remplira vos espérances par les consolations qu'il tous donnera.' Pài grand'envie de le voir et de l'embrasser, après vous avoir assuré qu'on ne peut être avec un plus sincère attachement et un plus profond respect que je le suis, monseigneur, Ae votre excellence , le , etç,.
A Ntsme^Y ce "34 août 1708.
DE.FLECBIER. 2^7