ETTRE ce VI
DE CIVIUTB 4 M. L^RCHSVSQUS VlVlGROIf.
MoNSEIGlfEUR,
J'avois eu des espérances agréables de l'honneur de voir votre eiccellence dans la délicieuse retraite de Caveirac. J'y ai passé quelques jours tranquilles dans le printemps ,.oà. rîen Mmanquoife, pour les plaisirset les douceurs de la campagtie , qu^une compignie. exquise' qui répondit aux agréinens dii lieu et de la saisoni Mais vous étiea ,- motisefignèùi' , dans là ferreur de vos foàctiofis apostoliques, dont lé Bruit vènoit jusqu'il nous. J'ai appris m^W qû-aprèâl avoir porté ;le' poids^du jiourk de 4a chaleur vous aivez/étë quelque temps.incommbdé'd% Vos fatigues, et cpie .'votre /santé vous est revenûe> aiveë lé reposai J'ai eu. du moins assez souvent la <fdnsolation d'ouïr parler et de parler iboi-^méme* ^e Vélre èxeèltence.'^ Messieurs et dames, dévots et autres , séculiers et réguliers, tout la loue, toutThonore également. L'automne approche , Caveirac sera peut-être libre , les jours plus beau^^^tl ^mpécé^, les promenades plus commodes, et je pourrai vous y réitérer les assurances de l'attachement sipcère et du profond respect avec lequel je suis, monseigneur, de votre ei^cellence, le , etc. , ■ » '
LETTRE CCVII.
DB C05DOLSA9fCI A l|OHS»I61tS0 R LE CARDIIfAL. DB KO&ILLBS, 4llCHBvi[^UE DE PAKIS.
Monseigneur,
Agréez que je téiûoign^ à votre émmeiDoe la part que je prends, à la perte qu'elle a faite de M. le maréchal son frère. CetUe^province,, qu'il a gourernée long-temps et qu'il a toujours protégée , le regrette généralement et^ ^e ressoaviei>t de:) sa piété., àe aa sagesse, et de sa justice. Pluaîeura persosnes y soàt recoiiiïaissaqtesde se» bienfaits ow des marques de son amitié dont sa mort. a reaoavelë Ja mémoire. 3^at f^té, aH>nseignejuÇr, tin jde oe»x:(|uL Toirt leiplos konbré^ et pour qui il ^^eti plu», de ikmté: Je nppaîs qu'offrir à Pieu pour lui. mes prières^ et lot demander potur Yp)i$)se^con$0!lati!oas[, en yous. assurant de là vénéra-' tioi^ pàirticyli^rv^.avfec laquelle Je stâs , mon^igneair^ de vptfe^éminençe;,:]e» eitc/ !. , ./ .' '
A TlisiiMss, €6'i4:ûcAol>re 170$. .1 ;:. . :>
LETTRE CCVÏII;'
'-'• " cokil^tMiifst cAmiTM au gbiIbIiaL Dii^-'tirAitTitvtix.
J'ai cru , mon très-révérend père , q[ue je devois vous faire part d'un mandement que j'ai fait depuis peu, dans mon diocèse, contre ce qu'on appelle
CE FLÉGHIER. 279
Topera. Tout ce qui porte le jugenientda inonde vpus appartient^ à vous q«i l'avez jugé, qai Tavtz fui-, «t qui le condamnez tous les jours par votre vie retirée et pénitente. Co|nme nous Sommes perstiades que vous priez sans cesse pour la conversion des hommes, il est bon que vous connoissiez que nous y travaillons de notre coté, et que nous combattons tandis que vous tenez leè mains levées. Je vous prie de demaïi-» der à Dieu pour tious la force de soutenir tiotre ministère, et de me crôir© avec autant d'estime et d'attacbement que je le suis , mon très-révérend père, votre , etc. ,
A Prismes, ce 19 octobre 1708.