LETTRE CCIX
DB CtViUTB ET DB PIBT^ A H. LE PBLLETIEE^ POUE LE COMMENCEMENT bE L^NNÉE.
Comme il ne nous reste pas, monsieur, selon les apparences, beaucoup d'années à passer au monde ^ nous pouvons, lorsqu'elles oomhiencent, nous les souhaiter heureuses ; heureuses , c'est-à-dire, saintes , occupées de Dieu , de ses volontés -des grâces qu'il nous a faîtes, et de celles que nous avons besoin qu'il iîous fasse. Vous né connoissez que ce bonheur, vous qui avez renoncé à tout ce i^ue Ifesf hèmmes appellent ainsi, et qui dans une doucfeèt pieuse retraite travaillez'à l'œuvre de votre salut , déflorant les agitations et les misères du siècle. Nous parlons quelque-
aSo LETTRES
fois avec M. de Ba&ville de cett^ précieuse tranquil- ]it(>qu'oa ne peut «'empêcher dé" louer et d'envier eh même temps. Noii^ sommes ici depuis un mois entre lés «besoins de l'État et. ceux de la province; prêts à remrplii: deux sortes.de devoirs qui semblent presque incompatibles, et ne faisant des vœux comme vous (|ue pour l^s affaires publiques. L'année où nous entrons ne r^ssenfble pas à celle que nous venoris de passer. Je prie le Seigneur qu'il vous comble de ses bénédictions de douceurs*, et je suis ton-* jours avec un sincère et respectueux attacherait, monsieur , votre , etc.
A Montpellier, ce 4 décembre 1708.
LETTRE PCX.
COXPLlftlEIlZ CB&KTUlf A 1IAD4HB DB C... P*Oâ LE COmURCBMBRT
■ S£ l\kNBB.
QoÂKD je vous souhaite , madame , au comtnenaement de cette année une longue suite de jours, heureux , j'entends dçs jours de salût et de bénédictions spirituelles. Les années finissent si tôt, et les prospérités humaines valent, si peu qu'elles ne méritent pas nos premiers vœux, ni notre principale attention. Ce n'est pas que je ne demande pour vous au Seigneur ce repps qui fait qu'on le sert plus tranquille^ ment, cette jdie qui est le fruit d'une bonne conscience, ces biens qui sont la matière de vos charités , et toutes les douceurs de la vie qui peuvent contribuer à votre
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sanctification. Je ne pi\is mieux répondre aux bontés que vous me témoignez, ni*yous marquer plus efficacementla reconnbissance ej;Tattachenient avec les^ quels je suis , madape ; votre , etc.
A MontpeUier, ce 26 décembre 1 70g. . •
• LETTRJE CCXI.
•% DB ClTipTB ST PS REHERctxBH/ AU'^. iCVRAT, Gë^ÉRAL DB 14
CONORBCATlOll DBS. P&RB8 DB LA DOCTBIHB QURSTIBtfRE.
Le père Vignes, mon révérend père, m'a rendu la lettre que vous m'avez fait Thonneur de m'écrire. J'a^ois souhaité , dans le temps du chapitre de Beaocaire, qu'il fût élu supérieur de mon séminaire, tant par la confiance que j'ai en lui, et par la déférence qu'ïl a pour moi , que par Ja connoissance que j'aide sa doctrine et d^ sa prudence poUr l'éducation des ecclésiastiques de mon diocèse. Vos pères* eurent d'autres vues dont je n'ai pas voulu m'informer. Vous, avez bien voulu les redresser par votre sagesse , mon révérend père , dont je. vous suis très- obligé. Je serois fâché plus qu'un autre d'avoir sujet de me plaindre d'une congrégation que j*ai tant de. raison d'aimer et d'estimer. Cela ne peut* arriver sous un général qui la gouverne comme vous, et dont je suis si parfaitement, mon révérend père, etc«
A MoDtpellier, ce 3 janvier 1709, ^
aSa LEtTRËS