‹ Œuvres complètes de FléchierChapitre 141 sur 181 · LETTRE CCXLIV · texte numérisé non relu

LETTRE CCXLIV

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Mon

SEIGNEUR

Je suis extrêmement sensible à toutes les marques de bonté que j'ai reçues de votre part , et je ne serai satisfait qu'après avoir trouvé l'occasion de vous en

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tëmoigner mes très-humbles reconnoissances. Je Taurois déjà fait , si les affaires d'un diocèse où la foi de plusieurs est encore infirme, et où le troupeau a besoin du pasteur, ne m'eussent empêché d'en sortir. Jusqu'ici je me suis contenté , monseigneur, de recueillir les bons exemples que Yotré excellence sème dans tout le voisinage , d'apprendre ce qu'elle fait et de lui souhaiter ce qu'elle mérite; mais il me semble que ce n'est pas assez , et qu'il me reste des devoirs à rendre et des consolations à recevoir. Je chercherai avec soin les occasions d'avoir l'honneur de vous voir, et de satisfaire en même temps à mes obligations et à mes devoirs. Cependant , monseigneur, je prends la liberté d'envoyer à votre excellence l'histoire du cardinal Ximenès, que j'avois composée quelques semaines avant mon épiscopat , et que j'ai laissée aller au public depuis peu de temps. Ce n'est pas un présent que je vous fais, c'est un tribut que vous doivent tous ceux qui savent honorer l'esprit et la vertu. La bonté que vous avez eue de prévenir de votre estime l'auteur et l'ouvrage fait que l'un et l'autre vous sont également redevables. Je vous prie de recevoir avec le même accueil favorable le livre que j'ai eu l'honneur de vous offrir, et le profond respect avec lequel je suis, de voire excellence, le, etc.

DE FLÉCHIER. ilj

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