‹ Œuvres complètes de FléchierChapitre 154 sur 181 · LETTRE VII · texte numérisé non relu

LETTRE VII

^ M. DE MOKCHAMPS.

Il y a long-t^ps, ce me semble , monsieur , que je ne vous ai remercié de votre souvenir et de vos soins. Vous savez que nous sommes dans un pays dé confnsiofi et de trouble. Nos fanatiques sont toujours les mêmes, c'est-à-dire, impies et furieux. On est assuré de les battre quand on peut les trouver , mais onl^ trouve rarement^ et , quand ils sont battus, leur perte est bientôt réparée 5 et les recrues qui se font avec tant de peine pour lé roi ne coûtent rien à faire pour eux;. Ils égorgent tous les jours des catholiques et sont accoutumés au sang. Il ne me sera point permis d'aller cette année à la campagne , parce qu'il n'y a point dé sûreté, et il faudra essuyer impitoyable- , nient les chaleurs de la ville. Cette affaire nous donne mille occupations. M. fiegault vous aura envoyé ma lettre pastorale. Je vous prie de faire mes complimens à vos- damés et à M. fioutard sur Tabbaye que l€ roi lui a donnée^ et qu'il a si bien méritée par

ses beaui^ vers. Je sois {parfaitement, mw^ieur,

votre, etc.

P. S. Je viens d'apprendre (jue M. Begault ne

vous a pas envoyé ma lettre pastorale -, ^u voilà un

exemplaire.

A Nismes, ce 8 juin i7o3.

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