‹ Œuvres complètes de FléchierChapitre 156 sur 181 · AU MEUE · texte numérisé non relu

AU MEUE

Je n'ai pas douté, monsieur, que vous ne. fussiez touché de la perte que je viens de faire, ie connois la bonté de votre cœur , je sais rattachement que vous avez bien voulu conserver depuis long-temps pour notre famille , et vous aviez d'ailleurs des liaisons si étroites avec feu mon frère qu'en amitié vous avez presque autant perdu que moi. La confiance qu*il avoit en vousdansses affaires, les secours qu'il tiroitde vos conseils , le plaisir quHl avoit de me faire savoir combien il vous seroit obligé , étoient des marques de l'union sincère qui étoit entre vous et lui. U mérite que vous le regrettiez un peu , et que sa mémoire né vous soit pas indifférente. Paites-moî la grâce de

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croire que de mon côté je n'oublierai pas les bontës que vous -avez eues pour lui y et que je serai toute ma vie parfaitement , monsieur, votre ^ etc.

A Nismes , ce 3i mars 1701.

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