LETTRE XII
AU kfiME.
Je ne doute pas, monsieur, que vous n'ayez été alarmé aus^i bieîi que moi de Faccident arrivé à mon frère il y a quelques jours. La môme amitié qui vous a fait prendre part à la crainte que j'avois de son mal vous l'aura fait prendre, à la joie que j'ai eue de sa guérison. Je me confirme toujours dans la confiance que j'ai en votre bonté par les marques que j'en reçois incessamment. J'ai été extrêmement aise de savoir que M. l'archevêque d'Avignon est revenu chez lui avec la dignité de vice-légat. L'on ne lui satiroit^ faire assez d'honneur; et, quelque charge qu'on lui donne , elle sera toujours au-dessous de son mérite. Je lui ai fait mon compliment par une lettre que j'ai donné ordre à un ecclésiastique de mon diocèse de lui présenter de ma part. Je vous suis trèsol^ligé des offres que vous me faites là-dessus, et je suis avec un Irès-sincère et très-parfait attachement, monsieur, votre, etc. .
A ^ismcs, ce i3 février 1 901.
366 tETTBES
liBTTaE' XIII.
AU IliHE.
J'ai été bien fâché , monsieur , que mon frère n'ait pu venir vous prendre chez vous pour vous.conduire ici où vous étiez si désiré. Il faudra renouer la partie et trouver un meilleur temps pour la visite que voifô nous avez promise , et que je ne; prétends point être perdue^ mais seulement différée. Je vous remercie de la déclaration du roi en faveur de notre ps^s.Il n'y a rien de si authentique , mai^ niHis ne devions pas douter de sa bonté à Tégard des personnes du.. •• J'en ai en moi un exemple* Je vous souhaite une parfaite santé , el je sais très-parfaitement, monsieur, voire , etc.
A Nism^s, c« i3 nmn,