‹ Œuvres complètes de FléchierChapitre 158 sur 181 · LETTRE XIV · texte numérisé non relu

LETTRE XIV

AU MâuK.

Vous m'avez envoyé , monsieur , la lettre de monseigneur le nonce, de son style ordinaire, rempli d'honnêteté et de politesse. Je n'ai pas douté qu'il n'eût, dans le peu de séjour qu'il a fait à Avignon , de grandes et de continuelles occupations. Il ne peut ti*op se hâter pour le bien et pour le repos du monde chrétien. Je vous prie de lui faire encore un peu ma cour avant son départ. Le P. Hugues a dîné aujour-

DE ÇLÉCHIER. 867

tVhiii chez moi , et je Tai fort interroge sur votre saille , sur vos occupations, stur vos dîvcrtissemens. Aimez-moi toujours^ et croyez-moi autant que je le suis, monsieur , votre , etc.

A 'Nismes, ee ad février 170a.

AIT MixS.

Je rédois àtec plaisir, monsieur, le compliment que vous* me faites sur la tràiiquillité dont nous jouissons présentement. Il est vrai qu'on ne parle plus ici de meurtres ni d'incendies, qu'il n'y a plus de rebelles armés dans notre plaine, et qtf encore qu'il reste quelque mauvaise volonté dans les esprits la révolte est presque assoupie. Les chemins sont entièrement libres , et cette sûreté publique me fait d'autant plus de plaisir qu'elle me donne Kea d'espérer que nous pourrons avoir l'honneift: de vous voir ici après la tenue de nos états qui s'ouvrent le 4 de décembre, et qui finiront au commencement de février. Je rendrai k mademoiselle L... tous les services qui pourront dépendre de moi. Je fais mille remercîmens à M. de B... de l'honneur de son souvenir, et suis parfaitement, monsieur, votre , etc.

A Nismes , ce %3 noYembre i7o4<

LETTRi; XVL

A H. Dt SALVADOR.

J'ai bien cru, monsieur, que Famitië que vous aviez pour feu mon frère vous porteroit à le regretter, et que celle que vous avez pour moi vous engageroit à me plaindre. L'un et l'autre me servent de consolation dans la perte que je vieni de faire. Les services que vous avez eu la bonté de lui rendre dans les occasions pour ses affaires me font espérer que vous ne lui refuserez pas le secours de vos prières après, sa mort, et que, compatissant à ma douleur , vous me çrçirez avec tout l'attachement possible, monteur, >yo,tre, etc.

A Nismes, ce 3 avril 170».

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